vendredi 9 décembre 2011

Truc à la con du vendredi : Bad Translator

Moi qui aime le polonium, me voilà servie...
Bad Translator traduit de l'anglais vers l'anglais, en effectuant des passes vers des langues aussi diverses que l'arabe, le bulgare ou le chinois. Résultat, on se perd de façon encore plus inexorable dans les traductions obtenues que dans la lecture d'un numéro d'Eros Negro.
En plus, on voit en direct le parcours du texte qui se déroule, avec l'effet "téléphone arabe" progressif... Rien que du bonheur.

Autant vous dire que Bad Translator, c'est mon copain, maintenant.

Comme je n'écris pas des masses de trucs en anglais, je l'ai nourri avec trois phrases issues d'un début de fanfic, qui mettent en scène le "perso original" à sa sortie du boulot.
Admirez l'artiste, ça vaut le détour.

"She left the kitchen where her colleagues would be working the evening shift, and changed out of her brightly coloured uniform and into her own clothes: an off-white blouse with flared sleeves and a dark green velvet vest."
devient :
"Colleagues, night service and changes and their vivid colours in the kitchen, dark green Silk shirt jackets, burning."

"She pulled her dark brown ponytail over her shoulder and brought its tip to her nose: yes, her hair reeked of overheated oil."
devient :
"Squid bonitil site hands and he grew up in Cape Town: hot oil rikid him."

"When you had to choose between starving to death and serving at a counter in a ridiculous outfit, you tended to swallow your pride, or at least some of it, in a matter of days."
devient :
"If you choose to starve, ridiculous and tend to swallow a human pride, or at least part of their time."

C'est plein d'une poésie inattendue, en fait ! Surtout quand le personnage, qui n'est même pas d'origine terrienne, se voit attribuer une enfance en Afrique du Sud.
Bref, je kiffe.

2 commentaires:

  1. Dans District 9, oui.
    District 9, un film qu'il est bien à voir avec les yeux.

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