vendredi 21 novembre 2014

NaNoWriMo 2014 (4)

En ce qui concerne les 50 000 mots du défi, c'est la dernière ligne droite.
En ce qui concerne le roman lui-même, on a à peine attaqué le troisième acte.
Toujours est-il que ça se présente plutôt bien !

 
Voici deux extraits de plus, en attendant la suite...
 
Ses mots se muèrent en cri quand la douleur frappa : du côté gauche, là où elle portait le bijou, les os de sa main se brisèrent un par un, comme sous autant de coups de marteau. Elle serra les dents, mais sa voix passa malgré tout, tandis que ses bras se désarticulaient, que son bassin se disloquait et que tous ses organes internes éclataient les uns après les autres.
 
« Même moi, je ne suis pas sûr de vos capacités précises. En tout cas, oui, effacer la magie en fait partie, et c’est exactement ce que nous attendons de votre part. Si vous réussissez un jour à être autre chose qu’une personne normale affublée d’un compagnon invisible, s’entend. »
La jeune femme encaissa la pique avec à peine une légère amorce de grimace.
« Autant dire qu’avec la qualité de votre formation, on n’est pas sortis des ronces. »

mercredi 19 novembre 2014

Telig n'abandonne jamais !

Parfois, pendant nos séances de jeu de rôles, nos personnages en prennent plein la face. Telig, par exemple, s'est retrouvée blessée un certain nombre de fois, ce qui m'a inspiré ce nouveau crobard de partie :


lundi 17 novembre 2014

NaNoWriMo 2014 (3)

J'avance toujours sur le NaNoWriMo de l'année.
Rappel du principe : 50000 mots minimum à écrire en 30 jours maximum, le tout constituant le premier jet d'un roman. Cette année, j'écris la suite de L'Ouroboros d'argent.
 
Mon objectif du jour est d'arriver aux 35000 mots avant que minuit ne sonne. J'essaie d'atteindre l'objectif avant le 30, parce que j'ai des choses à faire ensuite.
 
Pour marquer mon avancée et me donner du courage, je publie ici deux petits extraits :
 
Elle sentait les gaz d’échappement, la sueur rancie au fond des métros, la charcuterie et le fromage fondu. Respirer son odeur suffisait à retracer son parcours dans la rue et les transports, et à deviner ce qu’elle avait mangé. Les traces infimes d’autres personnes marquaient ses vêtements par endroits, là où elle les avait frôlées. Une main dans le cou du garou, elle consulta son téléphone portable, comme elle le faisait si souvent depuis qu’elle possédait celui-ci, doté d’un gros écran et avec lequel elle avait l’air de pouvoir tout faire, mais pas beaucoup téléphoner.
 
Malgré ses conseils, le garçon respirait de plus en plus fort dans le téléphone. Il avait beau être techniquement un adulte, il lui manquait l’expérience de la vie qui permettait aux humains de prendre du recul par rapport aux événements. Il devait être aussi paniqué que l’étaient les enfants de l’école, quand ceux-ci venaient de prendre la mesure de leur dernière grosse bêtise et croyaient que le monde s’écroulait.
Oui, mais le monde était vraiment en train de s’effriter sous ses pieds.

vendredi 14 novembre 2014

NaNoWriMo 2014 (2)

Parce que je continue à travailler, voici deux nouveaux extraits de mon roman en cours d'écriture. Le premier est déjà passé par Facebook, mais pas le deuxième.
(attention premier jet)

« Figure-toi que ce brave monsieur a beaucoup travaillé sur l’immortalité. C’était même son principal sujet de recherche. Il n’y est pas tout à fait arrivé, puisqu’il est mort, mais il avait eu le temps d’obtenir de bons résultats sur le vieillissement, et ses disciples ont bénéficié de ses largesses. Parfois à leur corps défendant, note. Enfin, c’est une longue histoire. Tout ce qu’il faut retenir, c’est que cette dame a l’air beaucoup plus jeune qu’elle ne l’est en réalité, mais que ça ne l’empêche absolument pas de passer l’arme à gauche si on lui met le feu, si on la noie ou si on lui plante une épée dans le cœur. »

« Tu entends ? lui dit son amie sans quitter Julie des yeux. Voilà une mission que ces jeunes gens ont bien peu de chances d’accomplir… Le temps presse !
— Ce n’est pas drôle ! » protesta Dérénik.
Elle le regarda, le visage soudain très sérieux.
« Non, bien sûr que non. Mais il y a si longtemps que je n’ai pas été pressée par le temps ! J’ai perdu l’habitude d’aller vite, c’est… »
Elle ne finit pas sa phrase. Son regard s’égara dans le lointain.