dimanche 22 avril 2012

L'écriture en 30 questions : 21 & 22

Si vous n'avez pas encore voté, filez le faire, bande de coquinous !
Ensuite, vous aurez tout le temps de lire ce nouveau duo de questions-réponses trouvé à l'origine chez Nelja.

21- Certains de tes personnages ont-ils des enfants ? Comment t'en sors-tu avec eux ?
La plupart de mes personnages ont entre vingt et trente ans et pas (ou pas encore) de progéniture. Néanmoins, dans la mesure où je suis moi-même mère de famille, si l'intrigue ne l'empêche pas voire l'encourage, je n'ai aucun problème avec la gestion de la parentalité.

Exemple-type : Rima Joubel, héroïne de roman, deux enfants.

Le cas des fils de Rima relève presque de la triche puisque, si l'amour qu'elle leur porte (ainsi qu'à son mari, hein, ce n'est pas juste une maman) va pousser leur mère à se dépasser, les garçons eux-mêmes apparaissent peu dans le texte. Je n'ai donc pas trop eu à me creuser la tête pour les mettre en scène. J'ai puisé dans mon expérience de mes frères et de mon fils, hop, emballez c'est pesé.

Dans l'ensemble, les enfants sont rarement au premier plan de mes textes. Il est plus souvent question des parents de héros adolescents ou jeunes adultes (ainsi les rôles joués par Elouan et Gwenola Galliep dans FD2R, ou par Iolanthe Maréol et Rorick Pityor dans FDM) que des enfants de héros dans les mêmes tranches d'âge.

La grosse exception se trouve dans mon unique roman "pour ados", Les Deux Reines. Pierre, l'employeur de l'héroïne, a deux enfants : Claire, une adolescente difficile, et Christophe, un garçon de sept ans hypersensible. Les deux sont des personnages principaux, plus importants que leur père dans l'intrigue.
Je n'ai pas rencontré de difficulté particulière dans l'écriture de Claire, que j'ai dotée d'un bon fond mais d'une langue de vipère.
Christophe a été un peu plus compliqué à gérer puisqu'il était, à l'époque où j'ai écrit, plus âgé que mon fils. Néanmoins, j'ai contourné le problème en posant très vite l'hypothèse que c'était un garçon avancé pour son âge, ce qui m'a permis de le faire parler dans un français grammaticalement correct (à neuf ans, Poussin n'y est pas encore), en jouant juste sur sa fragilité et sa naïveté.

De toute façon, l'expérience m'a appris qu'il n'y a pas de règle pour connaître le développement d'un enfant à tel ou tel âge. Ils sont aussi différents que les adultes, les apprentissages fondamentaux en plus.

22- Raconte-nous une scène entre tes personnages que tu n'as jamais écrite et dont tu n'as jamais parlé à personne (sérieuse ou non) !
Haha. Blague.
Il existe quelques scènes de ce genre, mais elles portent à peu près toutes une grosse étiquette marquée "MASSIVE SPOILER".
Hum ...
Je choisis la scène d'intro du roman nom de code 180, qui sera chronologiquement la dernière pour Adélaïde, mais la première que le lecteur découvrira. Comme ça, j'évite de spoiler.

Enfermée dans une cellule à bord d'un vaisseau qui s'éloigne de la Terre, Adélaïde regrette de ne pas avoir droit à un dernier regard vers sa planète natale, malgré ce paradoxe : sa mémoire fout le camp, à quoi bon lui accorder un souvenir qu'elle aura peut-être oublié demain ?
Entre une visiteuse, une logure au visage soucieux. Adélaïde sait qu'elle la connaît, mais n'arrive pas à se souvenir de son nom. La logure annonce que comme promis, elle a envoyé son message. Le visage défait de son interlocutrice la pousse à lui demander si quelque chose ne va pas, et en effet, la malheureuse terrienne ne se souvenait déjà plus qu'elle lui avait confié quelque chose.
Travelling arrière sur l'une qui pleure dans les bras de l'autre sous le regard impitoyable du gardien, dans un vaisseau spatial, sur le fond noir de l'espace.

2 commentaires:

  1. Super intéressant comme réponses ! (aïe, quand je pense qu'il faudra aussi que je réponde à ça... non mais quelle idée ! ^^)

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