samedi 18 août 2012

Mes tics d'écriture en nuages

J'aime bien Wordle, une application qui génère de fort jolis nuages de mots à partir d'un site ou d'un texte donné. Sur un texte de fiction, les mots qui reviennent le plus ont tendance à être les noms propres, les verbes les plus courants et quelques mots peu signifiants. Pourquoi ? Parce qu'on tente d'éviter les répétitions. Ainsi, un texte qui se passe dans une forêt explorera un peu tout le champ lexical de la végétation, mais aucun de ces mots ne reviendra très souvent. En revanche, la spatialisation de l'intrigue fera apparaître dans le nuage des "dans", des "sous", des "sur", des "vers"...

Bref.
Je me suis amusée à faire trois nuages.

 Diane : la dernière version, actuellement entre les mains d'un éditeur.

Fille des deux rives : la dernière version, déjà retouchée par rapport à celle qui est entre les mains d'un éditeur. Je suis incorrigible.

L'Ouroboros d'argent : la bêta-01.

Vous pouvez cliquer pour les voir en plus grand.

Qu'est-ce qui m'a sauté aux yeux devant ces nuages ? L'énorme quantité de "plus", de "tout", et dans une moindre mesure, de "bien". Moralité : il y a fort à parier que maintenant que je les ai vus, il y aura moins de "plus", moins de "tout", voire moins de "bien" [*], dans la bêta-02 de LODA.
La forte occurrence de "ça" est liée aux dialogues et je ne pense pas y faire grand-chose.

On peut également constater que mes personnages ont une fâcheuse tendance à être jeunes, et que là où chez Diane, le casting va et vient autour de l'héroïne et de celui qu'elle voue aux gémonies, dans LODA, il y a davantage de personnages principaux (l'intrigue étant plus resserrée dans le temps, dix jours contre deux ans, ça laisse moins d'espace pour faire entrer ou sortir du monde). FD2R présente une situation intermédiaire avec pas mal de noms de personnages dans le nuage, mais très hiérarchisés : certains apparaissent en tout petit.
Chez Diane, il est plus souvent question de femme que d'homme. Dans les deux autres, c'est l'inverse. Ne pas en déduire qu'il y a plus de personnages féminins dans Diane : neuf fois sur dix, la femme n'est autre que Diane elle-même, qui évolue dans un environnement assez masculin.

Visibilité des thématiques :
Dans le nuage de Diane, on voit "mage", "mages", "pouvoir" et "magie". Je crois que c'est clair.
Dans le nuage de FD2R, les mots importants sont "inquisiteur", "exorciste", "sorcier" et "alter-essence".
Dans le nuage de LODA, c'est plus diffus : on peut néanmoins repérer "loup", "garou", "garous", "meute"... mais aussi "voiture", "route" et "téléphone", rien que du logique pour un roman basé sur un voyage qui se passe mal.


[*] Le mieux est l'ennemi du bien, tout ça.

5 commentaires:

  1. Influence de Welf sur le Bien!

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    1. Ça se pourrait. ^^
      Cela dit, il existe dans un texte une référence tout à fait explicite à Welf :

      "
      — Bien ! lance Andru de Novar en guise d’introduction.
      "

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  2. Il y a "jeune", qui a l'air de revenir pas mal, "deux", "femme" et "homme".
    Doit-on en déduire quelque chose au niveau relationnel, ou c'est juste les récits?

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    1. Dans ces textes, les personnages principaux n'ont pas plus de trente ans, donc "jeune femme" et "jeune homme" sont de grands favoris en matière de remplacement anti-répétition.
      Quant à "deux", j'y réfléchis encore. Je crois que je fais pas mal évoluer les personnages par deux quand il s'agit de les déplacer. Mais pas sûr.

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    2. J'ai cherché les occurrences de "deux" dans Diane :
      "entre deux banalités", "le deux-pièces", "je vais lui dire deux mots", "taper avec deux doigts", "à deux pas"...

      Moralité : le nombre ne sert pas nécessairement à quantifier des gens. En plus, dans ce roman-ci, il y a tout le barouf autour des "zéro-deux", le surnom donné dans certains jargons aux gens qui perçoivent la magie.

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