dimanche 5 août 2012

Un an de compost

Opération témoignage :
Il y a un an, pour fêter notre installation dans une nouvelle maison, j'ai fait l'achat d'une boîte à lombrics pour composter mes déchets. L'initiative était uniquement la mienne, Nours ne s'y est jamais associé, et encore aujourd'hui, il me parle de "ta boîte" et "tes vers".

Alors, au bout d'un an, comment ça se passe ?
Plutôt bien. Maintenant, on peut même dire que ça roule. Même s'il a fallu du temps.
La boîte fait partie de la maison, au garage ou dans la cuisine, en fonction de la température et des impératifs domestiques. J'ai même retiré le premier bac cette semaine.

Matériel
En fonction de la composition de ma famille, le fabricant recommandait un composteur à quatre bacs. Dans le doute, j'ai suivi le conseil.
En pratique, deux bacs auraient suffi ! Une famille de quatre personnes dont les deux parents travaillent, et qui consomme donc pas mal de légumes surgelés, génère en effet assez peu d'épluchures. En outre, nous n'utilisons pas beaucoup de filtres à café, un autre mets de choix pour les lombrics.
Bref, il nous faut huit mois environ pour remplir un bac. Pas besoin d'entasser. Je vais faire tourner, pour la peine, mais dans l'absolu, j'ai deux bacs en trop, les enfants.

Alimentation
Chaque composteur est un écosystème avec ses propres règles, auxquelles il faut s'adapter.
Au début, débutante que j'étais, j'ai suivi le manuel avant de comprendre, à l'usage, ce qui marchait ou pas.
J'ai vite appris à oublier les restes de pâtes et de riz, qui avaient plus vite fait de se couvrir de moisissures que d'être mangés par les vers. D'autres trucs ont mis plus longtemps à se mettre en place, si bien que mon premier bac de compost est resté trop sec et pas totalement décomposé.

Néanmoins, je l'ai installé pour combler des trous dans le jardin, avec quelques graines de gazon, et il faut croire que la qualité n'est pas si pourrie puisque ça pousse !


Moucherons
Ils sont la hantise de l'apprenti-composteur. J'en ai eu beaucoup lors des premiers mois, au point de me poser des questions sur la poursuite de l'expérience, mais j'ai réussi à les contenir en appliquant quelques recettes glanées sur le Net : du papier journal posé au-dessus du compost, à changer toutes les semaines, et deux autres feuilles de journal sous le bac pour compenser un défaut de conception qui facilitait l'entrée des bestioles par le dessous.
Les moucherons n'ont vraiment disparu qu'avec l'arrivée de l'automne.
Cette année, je n'en ai presque pas vu. Est-ce lié à l'été timide que nous vivons en Parisie ?

À présent que le rythme de croisière est pris, mon deuxième bac de compost est plus beau, plus humide, plus fin... et les lombrics se font une orgie de pastèque.
Gare aux moucherons !

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