vendredi 31 mai 2013

V comme... vampire

"Je n'aime pas les loups-garous, vous n'avez pas plutôt des vampires ?"

Non, je ne m'en remets pas, de cette phrase.
Parce que je n'ai pas de vampire dans mes romans. Dans aucun, même en comptant ceux qui n'ont pas encore trouvé d'éditeur, ni même ceux que je cache au fond du Tiroir des Innommables (TM) pour le bien de l'humanité.
C'est un fait : je suis nulle en vampires. Ce qui ne signifie pas que je ne les aime pas...

Comme beaucoup de monde, je suis entrée en littérature fantastique par le vampire, prédateur d'autant plus dangereux qu'il séduit ses proies. Et puisqu'à mon époque, Stéphane Marsan et Alain Névant n'avaient pas encore inventé la bit-lit, mon auteur de référence a été Anne Rice. Bientôt rejointe par Jeanne Faivre d'Arcier.
Un peu plus tard, j'ai changé d'avis sur les loups-garous en lisant deux romans d'Alice Borchardt (dont le principal fait d'armes est d'être la soeur aînée d'Anne Rice, celle qui a inspiré le personnage de Rosalind dans le très dispensable roman Le Violon). Avant, je ne voyais en eux que des monstres moches. Après, j'ai commencé à les envisager comme de possibles héros. Très beaux, très forts, très sensuels, très immortels, les garous d'Alice Borchardt étaient tellement too much que je ne suis jamais allée au bout de la trilogie, mais je crois qu'il m'en reste quelque chose, parce que mes garous ont quand même quelques points communs avec eux.
Mais je digresse (gresse).

Revenons à nos vampires.
Une vingtaine d'années après avoir poussé la porte des Chroniques de Madame Rice, et une douzaine d'années après avoir estimé que la série avait irrémédiablement sauté le requin, j'aime toujours les bonnes histoires bien troussées, aux lèvres pâles retroussées sur de jolies canines. Il semblerait néanmoins que je sois incapable d'en écrire. Les vampires m'inspirent peu, et quand ils le font, les cobayes qui lisent le résultat ont des commentaire du type : "Euh, c'est nul, ce que tu as écrit !"
Je n'aime pas les personnages trop forts ou trop sûrs d'eux, et mes vampires en pâtissent. Pas assez puissants, pas assez arrogants, ils ressemblent trop à de vulgaires humains pour remporter l'adhésion des lecteurs.
Certaines personnes ne sont pas faites pour écrire sur tel ou tel thème. Je ne pense pas créer un jour un personnage du calibre de Raphaël/Navarre, le vampire gouailleur de Jeanne-A Debats. En attendant, je me régale à lire ses aventures !

Ce qui ne m'empêche pas de disposer d'une solution de contournement : le vampire de synthèse.

Figurez-vous qu'il y a quelques siècles, un occultiste s'est mis en tête d'émuler les pouvoirs des vampires, sans les inconvénients (la tendance à cramer au soleil, la nécessité de boire du sang...), et que les résultats... n'ont pas été à la hauteur de ses espérances, disons.
Au vingt-et-unième siècle, une petite dizaine de ses héritiers arpente le monde de L'Ouroboros d'argent, avec discrétion parce que les vrais vampires ne les apprécient pas trop et que le rapport de forces n'est pas en leur faveur.

Cette jolie rousse a l'air terriblement redoutable, n'est-ce pas ?
Elle a affronté un vrai vampire, autrefois. Autant dire qu'elle s'est pris une pâtée mémorable (et qu'il a trouvé son sang étonnamment gouleyant).
J'espère bien la faire figurer à l'affiche d'un de mes prochains romans. Pour l'instant, la soupe d'idées est encore sur le feu, je tambouillerai tout ça au cours des mois à venir.

10 commentaires:

  1. Question halakon: c'est quoi les "pouvoirs des vampires"?
    J'assume mon ignorance crasse, parce qu'à part Bram, ma connaissance des fompires s'arrête à Dracula Dead And Loving It et le Bal des Vampires (et un peu de Blade et Underworld entre trois et cinq - du matin - quand j'étais étudiant et insomniaque, ce qui m'a laissé des souvenirs très flous).
    Bref, pour moi, à part l'immortalité (à la portée de n'importe quel possesseur de pierre philosophale) et l'absence de reflet dans un miroir (ce qui n'est quand même pas top pour se raser) (et accessoirement la possibilité de se transformer en chauve-souris, ce qui est bien pour aller espionner les jeunes filles en train de prendre leur bain, mais pas ravageur non plus, comme pouvoir), vampire, c'est surtout une malédiction...

    Regards,
    Skro, vampiro-sceptique

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    1. C'est sûr que ça va dépendre de l'univers, mais outre l'immortalité qui reste l'attrait principal de la malédiction, dans la littérature moderne, les vampires sont à peu près toujours surnaturellement forts et rapides (surtout rapides – quand ils vont vite, les mortels ne les voient souvent même pas bouger, DBZ style). Chez pas mal d'auteurs, tu peux y ajouter une influence sur l'esprit humain qui va du simple pouvoir de séduction au contrôle mental complet.

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    2. Je vais faire mon groupie:
      Dans Vampire: la Mascarade, il y a pleins de lignées, avec presque toutes un pouvoir particulier.
      Les principales: les nécromanciens italiens, les illusionnistes gitans, les intellos mages D&D, les fous clairvoyants/dangereux pour la santé mentale, les nobles qui savent se faire obéir, les pouilleux qui font copains avec les animaux, les rats d’égouts qui savent se planquer et fouiner, les brutes savantes qui débattent politique, les gens qui se déforment le corps pour ressembler à des monstres, les gens qui viennent te mettre 15 tentacules d'ombre de trois mètres de haut dans le nez (Lasombra! Lasombra!), les artistes dégénérés, les assassins proche-orientaux silencieux, ainsi que les disciples du dieu-typhon semant la corruption.
      Avec ça, le vampire de base est plus costaud que l'humain, et dispose d'une régén PV en fonction du sang qu'il lui reste. Que du bon.
      Evite quand même les flammes vives, les gens pieux (ha ha!), les pieux dans le coeur, les décapitations et la lumière du soleil.

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  2. C'est amusant, moi non plus, je ne suis pas attirée par les vampires pour mes propres textes (bon, en vrai, j'avoue qu'en lecture non plus, ça ne m'emballe pas).
    Par contre, les changeformes, j'adore.
    (mais le seul que je développe à l'heure actuelle est à l'opposé de tout ce que j'ai lu côté bit-lit... ça me saoûle ces descriptions de mâles plus-que-parfaits !)

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    1. Je suis avec toi ! Non aux mecs trop beaux ET trop sympas ET pétés de pouvoirs ET qui sexent comme des dieux ET qui craquent tous sur l'héroïne !

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  3. En parlant Anne Rice, elle a écrit récemment un roman de loups-garou... Je dis ça, c'est juste histoire d'en causer ! (dit celle qui s'est littéralement jetée dessus chez Smith).
    J'ai écrit des vampires, mais je ne suis pas certaine de ce qu'ils valent. Ils ont, à l'inverse de ce que tu décris, tendance à être trop puissants de la mort qui tue pour conserver un suspense convenable à l'histoire...

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  4. C'est quand même la meilleure celle-là. Ne pas aimer les loups-garous.

    Je suis bien contente qu'il n'y ai pas que des vampires dans les livres sinon j'en aurai vite eu raz-le-bol. La diversité des créatures fantastiques est ce qui fait que je nage dans le surnaturel depuis une quinzaine d'année. Bon, la conséquence c'est que j'ai un peu la frousse la nuit tombée mais ce n'est pas important.

    Je lisais de la bit-lit bien longtemps avant que ce mot soit inventé. J'ai lu les quatre tomes de Twilight bien avant que l'adaptation cinématographique ne sorte et ne lance un phénomène mondial.

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  5. Lire entre les lignes: j'aime pas les hommes poilus ;)
    Bon alors, tu fais des vampires quand? ;) hehehe

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    1. Si ça n'a pas (au moins un peu) de poils, ça n'est pas vraiment un homme. ;-)

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    2. haahhah y'a poilu et poily, hein! ;)

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