jeudi 3 avril 2008

Pour ceux qui connaissent Diane

Diane, c'est le titre d'un roman que j'ai commencé à écrire fin 2003. J'ai mis en ligne six chapitres sur un forum, sous forme de roman-feuilleton, pour me motiver. Et puis, panne d'inspiration, en 2006, j'ai laissé tomber.
Voilà que sans prévenir ou presque, j'ai repris le projet au mois de janvier 2008. J'ai commencé par corriger le début, en réécrire des bouts, puis j'ai rédigé trois chapitres de plus en l'espace de deux mois. J'en suis à présent au chapitre 10, et je sens que je suis en mesure d'arriver au bout du premier jet du roman dans un délai raisonnable.

Étant modératrice du forum où j'avais mis la première version, je me suis offert le luxe de la retirer toute seule comme une grande. Néanmoins, pour ceux qui connaissent le début de l'histoire, je vous offre la première page du chapitre 10, intitulé "Bleus au cœur" :

Un coup d’œil par la fenêtre.
La grisaille d’un petit matin d’automne allait décidément bien aux toits de la banlieue parisienne. Diane venait de s’y réinstaller, dans un appartement guère différent de celui qu’elle avait occupé avant d’aller vivre à Saint-Roger. Son nouveau statut de fonctionnaire avait fait merveille auprès de l’agence immobilière. Elle n’avait même pas eu à demander à ses parents de se porter caution. En contrepartie, compte tenu de son salaire et des loyers qui augmentaient encore et toujours, elle avait été obligée de s’éloigner de la capitale.
La jeune femme allait partir quand elle se souvint d’un détail à ne pas oublier pour sa première journée sur le terrain. Elle fouilla dans son sac à main et finit par extirper des profondeurs des poches un petit sachet en plastique transparent qu’elle gardait sur elle depuis près d’un an et demi sans jamais l’avoir ouvert. Elle avait repoussé l’échéance autant que possible, mais cette fois, elle ne pouvait plus reculer. Avec un soupir, elle déchira l’emballage et épingla le badge étoilé au revers du chemisier légèrement transparent qu’elle portait par-dessus son t-shirt. Puis elle noua son écharpe et sortit en enfilant son manteau. Pour ne pas perdre davantage de temps, elle verrouilla sa porte par télékinésie alors qu’elle était déjà dans l’escalier.
Mage ou pas, quand on avait un train à prendre, on n’avait pas le droit d’être en retard.


Bien que je n'aie jamais décrit mon héroïne, voici comment je la vois : de taille moyenne, des traits fins, par ailleurs rien de très remarquable d'autant qu'elle s'habille de façon neutre. Des cheveux châtain clair aux épaules, des yeux marron, le sourire rare, le regard de plus en plus dur à mesure que l'intrigue avance. Et bien entendu, une sacrée tête de pioche.
J'ai tenté un crobard rapide au crayon tout à l'heure, le premier pour ce personnage. Et je n'en suis pas très satisfaite.



Si vous avez eu le courage d'arriver jusque-là, sachez que je pars en week-end et qu'il n'y aura donc sans doute pas de note demain.

1 commentaire:

  1. Ouais c'est ca, vas donc en WE pourri dans une region merdique avec des gens detestables et sans talent.


    Aigrie, moi ? rhoooo, mais ou tu vas chercher tout ca ?

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