lundi 3 novembre 2008

NaNoWriMo 2008, extrait 1

Voilà comment on écrit quand on ne prend pas le temps de se relire, mais qu'on a quand même juste le minimum de conscience qu'il faut pour tourner un peu sa phrase dans sa tête avant de la tapoter (et aussi qu'on est volontairement assez verbeux pour faire monter assez vite le quota de mots – j'écris plus sèchement que ça, d'habitude).
Heureusement que personne n'est assez fou pour envoyer un truc pareil directement à un éditeur, hein. Ah, on me fait signe que si, certains le sont, en fait.

Les deux experts déontologues avaient l’habitude de travailler ensemble depuis plusieurs années. Ils s’entendaient très bien, presque depuis toujours, mais étaient réellement devenus amis le jour où ils s’étaient rendu compte qu’ils avaient un point commun : pas de passé. Aucun d’eux n’avait gardé le moindre souvenir de leur vie d’avant la Terreur des Droits. Tous les deux s’étaient réveillés un matin, la mémoire vierge ou presque, dans un lit d’hôpital. On leur avait réappris les quelques gestes simples effacés par mégarde avec leurs souvenirs, puis on leur avait tendu des papiers avec leur nouvelle identité, les clefs d’un appartement de fonction et l’adresse de leur prochain lieu de travail. Rima était sortie de l’hôpital quelques semaines avant Erald, si bien qu’ils n’avaient pas eu l’occasion de se rencontrer avant de se retrouver sur la même affectation au Ministère de la Communication. Néanmoins, ce nouveau départ difficile, ainsi que le fait de savoir qu’ils avaient tous les deux combattu le terrorisme chacun à son niveau, peut-être ensemble au sein d’une même équipe, les avaient très vite rapprochés.

Non, ils ne vont pas coucher ensemble (ou alors j'ai très mal préparé mon synopsis).
J'ai tombé 2500 mots aujourd'hui. Ça vide un peu l'énergie mentale.

4 commentaires:

  1. C'est pas si mal que ça ; du moins la forme est super correcte !
    Je me demande si tu n'écris pas un peu trop vite, on dirait qu'à ce rythme tu vas finir en deux semaines !

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  2. Si tu appelles ça mal écrit qu'est ce que tu dirais de ce je ponds !

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  3. Oui, je fais hyper gaffe à avoir une grammaire correcte et à limiter au maximum les fautes de frappe, mais c'est quand même assez lourd dans la formulation, non ?
    En même temps, c'est le but : au NaNoWriMo, on fait dans le verbeux. Tout ce qui peut faire gagner des mots gratos est bon à prendre.

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  4. Sur cet extrait je me dis que tu es encore trop maîtresse de ce que tu écris ; ça serait bien qu'au fil des jours tu fasses preuve de "laisser-aller" afin que l'avion décolle.

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