vendredi 6 novembre 2009

NaNo extrait 2009.2 (chronique de la mi-parcours)

J'ai passé les 25000 mots aujourd'hui. En cinq jours d'écriture. Je n'en reviens pas.

La comparaison a bien plu à Shanilara sur les forums du NaNoWriMo, alors je la ressors ici : j'ai l'impression d'écrire du gratin dauphinois trop liquide. Il y a des bouts de patate sans doute assez goûteux, mais l'ensemble ne se tient pas super bien et n'est pas forcément très ragoûtant.
Et puis je suis un peu écœurée par l'exercice et j'ai les yeux qui fatiguent.
Heureusement, je pars en week-end, et j'en profite pour faire tourner les extraits.


Parti de New York en début de soirée, il atterrit un peu avant dix heures du matin. François lui avait conseillé de prendre les transports en commun, puisqu’il avait peu de bagages. Un peu hésitant, il suivit donc les allées tentaculaires de l’aéroport parisien à la recherche de la station de RER.
Aux abords de l’escalier roulant, la foule compacte et en colère le surprit quelque peu. Certes, il avait fréquenté les Parisiens et connaissait leur propension à être de mauvaise humeur en toutes circonstances, mais c’était un peu trop, même dans le contexte. Il tendit donc l’oreille et regarda autour de lui, jusqu’au moment où une annonce résonna dans la salle des billets :

« En raison d’un mouvement social suite à l’agression d’un agent de conduite, la circulation du RER B est fortement perturbée sur toute la ligne. Nous vous remercions de votre compréhension. »

***

Le coup de fil de son ami arriva sur le coup de dix-huit heures trente. La jeune femme se précipita sur son téléphone, attrapa sa veste au vol et était dehors avant d’avoir raccroché.
La fontaine Saint-Michel était proche par le RER C, mais ce fut sans doute un des quarts d’heure les plus longs de sa vie, à égalité avec un ou deux autres, passés à s’ennuyer ferme au lit dans les bras d’un gars persuadé d’être un bon coup.
À la sortie de la station de RER, Oriella reconnut immédiatement les longues dreadlocks de Vital. C’était toujours un beau pied de nez aux conventions, quand on y pensait, de se dire que l’équivalent dans la vraie vie des héros de laboratoire proprets de la télévision était un grand noir qu’un examen un peu trop hâtif aurait vite fait de ranger en catégorie « rasta fumeur de joints ».
Le jeune homme alla à sa rencontre dès qu’il la vit arriver. Il la salua avec un sourire triste et, sans prévenir, la serra dans ses bras.
« J’aurais aimé qu’on prenne un pot pour une autre raison, tu sais, » dit-il d’une voix douce, lui qui parlait si fort d’ordinaire.
Oriella lui tapa sur le bras :
« Vital, tu m’étouffes !
— Oh, pardon. »

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