jeudi 29 janvier 2009

Il était une fois

Note pour moi-même : les cookies de la boutique bio, c'est traître. On en prend deux petits paquets, on en a pour huit euros (ou pas, faut que je reprenne le détail du ticket de caisse et j'ai la flemme), et tout part en un seul goûter parce que c'est trop bon.

Sinon, j'ai fini la transcription du conte improvisé du 1er janvier lors d'une passionnante partie d'Il était une fois. Voici le début :

Il était une fois Trismegistonde.
Trismegistonde était une jeune fille que rien ne distinguait des autres demoiselles de la bourgeoisie de sa ville, à ceci près qu’elle avait perdu sa mère en bas âge. Sa vie ne bascula dans la légende qu’au jour où son père se remaria.
La nouvelle épouse, qui adhérait strictement au Code de Mauvaise Conduite des Marâtres (CMCM), s’empressa de faire trimer Trismegistonde comme une vulgaire Cendrillon dès lors que son père était absent pour affaires. Aucune corvée n’était trop vile pour la jeune fille, et comme sa belle-mère était charmante avec elle en présence de son époux, jamais celui-ci ne prit au sérieux les plaintes de sa fille. Trismegistonde prit donc l’habitude de se cacher dans la ruelle derrière la maison pour échapper à sa condition de servante malgré elle. Il n’y avait pas grand-chose à faire dehors, mais l’ennui lui semblait préférable à la servitude.
Un jour, elle rencontra dans la ruelle un mendiant inconnu qui fouillait les tas d’épluchures près de la porte de la cuisine. Eût-il voulu faire la manche qu’il eût sans doute choisi d’aller dans une rue plus passante, d’ailleurs.
Or donc, la voyant arriver, l’homme se redressa et lui dit d’une voix caverneuse :
« Si au-delà de la mer tu vas, ton amour tu trouveras, et… tu as une rime en –a ? »
Trismegistonde demeura interdite.
« Euh… Rat ? Charabia ? Cancrelat ? Aston Villa ?
— Bah, oublie ça ! » s’exclama le mendiant avant de s’enfuir.
La jeune fille s’accorda une heure ou deux pour réfléchir aux mystérieuses paroles de l’inconnu. Il ne s’agissait probablement que d’un délire d’ivrogne, mais au point où elle en était, elle pouvait toujours tenter l’aventure. Mais pour cela, il fallait d’abord quitter la ville. Tout le monde la connaissait, on savait qu’elle était une fille de bonne famille, et elle n’avait donc aucune chance de passer les portes de la cité sans se faire arrêter. Elle devait trouver un moyen de ne pas se faire remarquer par les gardes.
Faute d’une meilleure idée sur le moment, elle plongea dans une charrette qui assurait la vidange des latrines de la ville, certaine que personne n’irait contrôler un tel chargement. Heureusement pour sa santé, Trismegistonde était une excellente apnéiste. Elle parvint à passer une porte de la ville sans attirer l’attention et sans s’asphyxier. Dès qu’elle fut hors de vue, néanmoins, elle sauta hors de la charrette, courut dans la rivière la plus proche, abandonna ses vêtements sur la rive, vola une robe qui séchait sur une corde à linge et admira le paysage.
C’est à cet instant qu’elle se rendit compte qu’elle ignorait totalement dans quelle direction aller pour trouver la mer. Elle suivit donc la première route qu’elle trouva jusqu’à un village entouré de prairies où paissaient les moutons.

C'est à peu près le cinquième du volume global de l'histoire. Comme c'est un premier jet, je crois qu'il va falloir retoucher des bouts de texte... Je viens de voir une énorme répétition à la page 3.

mercredi 28 janvier 2009

Arachnophilie

Chez moi, je garde le sucre et la farine dans des boîtes en plastique, habitude qui m'est restée d'une époque où c'était le seul moyen de les protéger des cafards (la désinsectisation n'étant pas une option vu le climat).
Je n'aime pas les cafards. Mais j'aime les araignées.

mardi 27 janvier 2009

Mythemblema, les Épées



Cette courte anthologie de 6 nouvelles ouvre la collection Mythemblema chez Sombre Bohème, un très petit éditeur dont le staff se réduit à ma connaissance à une seule personne, Sophie Goasguen, qui dirige d'ailleurs l'antho et y signe un texte. Mythemblema veut rendre hommage à des objets et symboles importants des littératures de l'imaginaire. Un opus consacré aux philtres d'amour est en préparation.
Mais cette anthologie sur les épées, et si j'en parlais au lieu de tourner autour du pot ?

Bien.

J'ai commencé par une grosse frayeur, parce que la première nouvelle, La Dame Noire des Sables, a bien failli me faire tomber le livre des mains. Il s'y passe plein de choses, il y a de bonne idées et on devine qu'il pourrait y avoir une sacrée ambiance, mais l'écriture très maladroite gâche tout. Honneur bafoué, magie puissante, scène de fesses, malédiction, combats à mort... et le tout m'a autant touchée que si j'avais lu les nouveaux horaires de mon train.
Heureusement, les cinq autres textes sont bien meilleurs. Celui d'Alexandre Bocquier détonne un peu car situé dans un Japon féodal dénué de toute forme de magie, donc "historique" plus que "fantastique", mais les autres relèvent bien de la sphère SFFF (un fantastique, trois fantasy) et tous se laissent lire avec plaisir. Tout juste noterai-je que quelques fins sont un peu décevantes ou difficiles à suivre. Enfin, rien de bien méchant. On est loin du niveau global d'une anthologie Solstice, mais ce n'était pas le but recherché non plus.

Attention quand même, il y a beaucoup de coquilles dans le livre, sans atteindre toutefois le niveau himalayen que j'avais relevé dans Fils de la haine de Patrick Eris. Je me suis fait traiter d'intégriste par Nours, mais j'avoue qu'une grosse coquille ("opportun" pour "importun", par exemple) me fait immédiatement grimacer et sauter hors du texte. Donc c'est important.

L'anthologie Les Épées n'est pas disponible dans la plupart des librairies. Dans celle près de chez moi, on m'a dit que l'éditeur n'était pas référencé et que même avec l'ISBN, on ne pouvait rien pour moi. Mais on peut commander le livre sur Amazon, qui octroie ses 5% de remise habituels sur le prix éditeur qui est de 12 euros.

lundi 26 janvier 2009

Googlerie en eaux froides

Encore un très beau spécimen de "rien à voir avec le contenu du blog". C'est le genre de recherche qui fait son petit effet à chaque fois.
L'intérêt, c'est que ça m'oblige à me documenter pour faire la googlerie.

dimanche 25 janvier 2009

Ma théorie fumeuse sur les réveils

Ou comment retomber sur ses pieds quand l'électronique nous fait des frayeurs.


(cliquez sur la vignette pour avoir le fin mot de l'histoire)

vendredi 23 janvier 2009

Monique

Il y avait besoin d'une "fausse vierge gothique" pour un projet collectif, alors voici Monique, qui n'est là que pour deux choses : se faire trombiner et souffrir. Mais c'est toujours un plaisir d'imaginer des designs pour des personnages qui s'habillent gogoth. Surtout quand on peut profiter d'une sieste de Poussinette pour les faire proprement.

jeudi 22 janvier 2009

Du rêve à la réalité

Deux enfants à gérer, ça bouffe du temps. La preuve : la note ci-dessous, je l'avais commencée avant-hier, je la termine tout juste ce matin, et j'ai bien failli la perdre dans l'intervalle par contamination à la soupe de légumes.

Enfin bref. On clique sur la vignette pour lire l'histoire.

lundi 19 janvier 2009

La petite dernière

Après Mienna, Roxanne, Storm et Nunook, une cinquième sculpture de fée a rejoint mon antre.
Elle s'appelle Lilyt et elle est née en Italie. Cheveux mauves, extrémités bleutées, poitrine généreuse, elle est tout à fait choupinette dans son genre.



Le seul souci est qu'à l'occasion de son arrivée, j'ai bien galéré pour lui trouver un coin dans la bibliothèque déjà presque pleine.
Un jour, quand je serai vieille et riche, j'aurai une grande maison avec plein de place partout.

samedi 17 janvier 2009

Ce que pensent...

Suite (plus ou moins) de la note d'hier, où l'on parle cette fois de Poussinette.


On clique sur la vignette pour avoir l'histoire en entier !

vendredi 16 janvier 2009

L'ultime confidence

Il y a des choses comme ça dont on n'ose pas parler, jusqu'au jour où ça n'a plus d'importance.

Comme hier à la visite post-natale.

mercredi 14 janvier 2009

Une étagère chez les Ours

J'ai reçu une lettreuh... euh non, pardon, un colis. Et qui était vraiment pour moi, d'ailleurs, contrairement à la facture Orange mise dans ma boîte par erreur alors qu'elle était destinée à un de mes voisins.
Du coup, j'ai pris une petite photo de ma bibliothèque, histoire de faire le point sur mes poupées. Elles sont en bonne compagnie, avec leur copain Ryuk, entre une étagère de manga et une de DVD d'animes (entre autres).



La petite dernière, arrivée d'Angleterre ce matin, c'est Atara, la rousse :



Ce sera ma seule acquisition de la collection de l'année, parce que les autres ne me plaisent pas, contrairement à la série de l'an dernier qui avait été un coup de cœur collectif.

mardi 13 janvier 2009

Punkette

Joie ! Poussinette a tenu cinq minutes dans son transat sans pleurer.
Juste le temps de faire ceci :



Oui, elle a vraiment la crête. Et encore, de moins en moins. Mais pour compenser, elle braille comme un vrai keupon.
En tout cas, on lui a déjà offert un accessoire avec une chaîne : pour tenir sa sucette.

samedi 10 janvier 2009

Lilliputia

Encore un roman de Xavier Mauméjean, histoire de me faire une meilleure idée de la plume du monsieur à partir d'un matériau plus personnel que son opus du Club Van Helsing.
C'est en parcourant le blog de Nébal que j'ai choisi ce livre-ci plutôt qu'un autre, et puis il est récent, donc plus facile à trouver.

Image hébergée par servimg.com

À travers l'histoire d'un jeune nain "parfait", aux proportions identiques à celles des grandes personnes, l'auteur s'offre à la fois une plongée dans le New York du début du vingtième siècle et un hommage aux tragédies grecques (voire à la Bible).
Venu contre son gré d'un pays indéterminé d'Europe de l'Est, Elcana a tout du gars désigné par le destin : il vient d'une famille où l'on croit aux prophéties, son prénom a été choisi par son grand-père pourtant décédé bien des années avant sa naissance, et pour finir, il mesure moins d'un mètre. Ce dernier point explique sa présence à bord d'un bateau qui l'amène à Dreamland, un des trois parcs d'attractions de Coney Island, ville de New York.
Pourquoi ? La raison est historique.
Cartes postales d'époque sur Wikipédia (notez qu'il y a des pompiers, c'est important pour la suite)

Oui, ça fait peur, mais c'est le genre de choses que les gens allaient voir le dimanche il y a un siècle.

Xavier Mauméjean prend quelques libertés avec le contexte historique du grand incendie de Dreamland en 1911 : s'il reprend d'authentiques personnalités comme Samuel W. Gumpertz, William H. Reynolds ou Marie Dressler, il fait des trois parcs de l'île (Dreamland, Luna Park et Steeplechase) un seul ensemble dirigé par l'esprit du défunt Sebastian et présente le Steeplechase comme détruit en 1911, alors qu'après l'incendie de 1907, il avait été restauré et rouvert au public.
Tout ça pour dire qu'on n'est pas du tout dans un roman historique.

Or donc, presque dans la réalité mais pas tout à fait, celui que Nébal surnomme affectueusement "ce petit con d'Elcana" (ça lui va comme un gant) est embauché dans la brigade de pompiers de Lilliputia, qui passe ses journées à éteindre des incendies pour la plupart volontaires. Il faut bien assurer le spectacle, aussi ont-ils un pyromane à demeure.
Quand il commence à y avoir des incidents plus graves et de vrais morts, c'est Elcana qui incarne la colère des petits, avec sa croix de feu et ses problèmes de foie (on a dit "mythe grec"), et lui encore qui décide de mener la révolte contre ceux qui veulent régenter leur vie et détournent le budget du parc pour leur remplir les narines de cocaïne.

À ce moment-là, soyons clairs, ça part en vrille. La réalité s'éloigne à mesure que la fin du livre approche, et l'affrontement entre rebelles et direction du parc aurait sa place dans un roman de fantasy, ce qui n'est pas une critique, mais quand les chapitres précédents rappelaient plus "Gangs of New York" que "Conan le destructeur", ça fait bizarre.
Tout ça pour enchaîner proprement notre Prométhée sur sa montagne. Une légende, à l'échelle 1/2.

Bref, écriture finement maîtrisée, mais intrigue qui m'a laissée perplexe. Sans doute parce que je suis une lectrice trop basique, qui ouvre un livre avant tout pour lire une histoire. Réfléchir à une parabole, ça me gâche le plaisir de la lecture, j'avoue.

Lilliputia est quand même un bon bouquin, sans aucun doute, publié chez Calmann-Lévy et sans doute disponible dans les bonnes librairies.

jeudi 8 janvier 2009

Une définition s'impose

Bizarrement, pendant les fêtes, cette recherche a été une des plus courantes pour parvenir à ce blog (sous diverses formulations dont beaucoup comportaient des fautes de syntaxe). Donc si le phénomène se poursuit, voici au moins la réponse :



Cliquez ici pour aller voir l'article complet du Wiktionnaire consacré au mot.
Et puis, ayez toujours un dictionnaire chez vous, ça peut servir. Je suis bien contente d'en avoir un depuis quelques années.

mercredi 7 janvier 2009

Procrastination

En ce moment, j'ai un malus insurmontable à tous mes jets de sauvegarde contre la procrastination (jets basés sur la caractéristique Sagesse qui est assez faible chez moi).

mardi 6 janvier 2009

Carotte

Saint René Magritte, priez pour nous ?



Dans ce carnet se trouvent quatre pages de notes prises au cours d'une partie de Il était une fois absolument mémorable, comme on en fait au maximum une par an, en général le premier janvier. Je salive déjà à l'idée de mettre le récit au propre...
Mais je dois d'abord finir de corriger une "vraie" nouvelle, si possible aujourd'hui, à condition que Poussinette m'en laisse la possibilité.

Et voilà comment mon petit carnet se retrouve temporairement transformé en carotte.

jeudi 1 janvier 2009

Bonne année 2009 !

Que l'année vous soit riche en veaux, vaches, cochons et autres couvées.
Pour bien la commencer, j'ai reconstitué un panneau insolite mais tout à fait réel, vu tout à l'heure juste avant de repartir de Lyon.


L'emplacement pour coller l'autocollant publicitaire était-il stratégiquement choisi ? Je l'ignore.