mercredi 3 novembre 2010

NaNo 2010 (1)

Le NaNoWriMo est déjà bien engagé : certains parmi les Français ont dépassé la barre des 30000 mots. On reste loin des "overachievers" américains qui tombent leurs 50K chaque jour pendant un mois, mais de toute façon, ce ne sont pas ces sommets-là que je vise.
J'essaie, dans la mesure du possible, de concilier la quantité avec un minimum de qualité, ce qui implique d'écrire moins vite, et surtout, pas n'importe quoi.

Je commence à faire tourner les extraits. Ceux-ci viennent de quitter mon profil NaNoWriMo. Cette année, je pense que j'en mettrai un par chapitre... sauf si je change d'avis.
Genre : fantastique récréatif tendance bit-lit (mais sans vampires).

Malgré la vigilance recommandée à chaque garou dans sa vie de tous les jours, le mot d’ordre étant de reconnaître les jeunes congénères et de les guider à travers leur révélation, l’espèce était trop peu nombreuse. Dans un pays comme la France où le gène garou avait une prévalence importante, il y avait forcément des individus, presque tous nés d’humains, qui passaient à travers les mailles du filet. Ils atteignaient l’âge adulte sans maîtriser leur condition, et il était alors trop tard pour en faire des garous. La plupart d’entre eux vivaient alors tels des humains normaux, leur odeur-aura s’effaçait et l’histoire s’arrêtait là. Mais parfois, une personne, poussée par on ne savait quoi, voyait resurgir son héritage et se mettait à ressentir l’appel de la lune avec une intensité qui la rendait littéralement folle de sang. Il n’y avait alors pas de retour en arrière possible : tous les mois, le lunard se métamorphosait en monstre et se nourrissait, qui de bétail, qui d’animaux familiers, voire d’humains.

Un carton de pizza vide traînait sur la table du salon. La télécommande du lecteur de DVD gisait à terre au milieu d’un champ de miettes, et le lecteur lui-même n’était pas éteint. La boîte du film était restée ouverte à côté de la télévision. Axel soupira :
« Eh bien, je vois qu’il y en a un qui ne s’est pas beaucoup embêté à nettoyer ses cochonneries, merci à lui… »
La colocation, c’était un peu comme la vie en couple, à ceci près que l’on ne passait pas par la période où le monde était un petit nuage rose, et que l’on sautait directement à la phase où les menus défauts de l’autre énervaient prodigieusement. Heureusement, Axel était quelqu’un d’assez calme. Il attrapa la boîte de DVD, constata qu’il s’agissait de Bienvenue à Zombieland, récupéra le disque dans le lecteur et rangea le tout. Ensuite seulement, il s’occupa de la boîte à pizza, qui décrivit une ellipse élégante en direction de la poubelle à emballages. Les miettes attendraient : il devait encore prendre une douche et passer une tenue plus digne de l’occasion.

3 commentaires:

  1. Mhh un carton de pizza qui décrit une ellipse en direction de la poubelle, vraiment ? On est vraiment dans un univers fantastique !

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  2. Ouaip, il est super fort, mon Axel !
    C'est effectivement un détail qui a des chances de changer dès la première relecture. ;-)

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  3. Une courbe de Gauss, peut-être ;) ?

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