jeudi 25 novembre 2010

NaNo 2010 (8)

On continue dans les extraits... J'espère être en train de finir mon histoire, là tout de suite maintenant. Et puis bientôt tourner la page. J'ai tant d'autres textes à revoir, et dès 2011, un autre roman à écrire !

Un coup d’épaules, et la veste de Dérénik tomba à terre.
« Qu’est-ce que vous avez fait à Axel ? demanda-t-il.
— Il va bien. Le seul problème, c’est qu’il nous a faussé compagnie alors qu’il nous doit un service. S’il te plaît, laisse-toi faire, je n’aimerais pas devoir te mater. C’est déjà assez étonnant de rencontrer quelqu’un de ton espèce, surtout accompagné d’une mignonne petite humaine. C’est la copine de ton pote Axel, j’imagine. Toi, je ne te vois pas en avoir une.
— Célia, fit le jeune homme noir, tu as vu comment tu leur parles ? C’est comme ça que tu espères les convaincre de venir avec nous ?
— Je n’ai rien fait, c’est le chienchien à sa mémère qui s’est mis à nous grogner dessus dès qu’on a posé le pied par terre !
— Stop ! »
Le cri de Julie sécha instantanément la discussion.
« Je n’écoute personne et je ne vais avec personne tant qu’on ne m’aura pas expliqué ce qui se passe ici !
— Comme vous voudrez, madame. »

Dès la fin de la communication, Axel se ramassa en boule sur le trottoir. Il ne savait pas s’il devait pleurer, hurler ou mordre. Comment Célia de Rannetaud avait-elle osé dire à Julie ce qu’il lui cachait ? À présent, il n’avait plus aucune chance de voir pétiller ses jolis yeux noirs, de sentir ses mains sur sa peau ni d’envisager le moindre avenir avec elle. Il était un monstre, et il lui avait menti. Cela faisait deux raisons de ne plus jamais vouloir lui parler. Son cœur, son malheureux cœur d’artichaut, lui faisait si mal qu’il aurait voulu l’arracher. À quoi bon continuer à aimer quelqu’un qui ne voudrait plus de lui ?
« Hé, mon petit gars, ça va ? »
Le jeune homme leva la tête. Deux types en bleu de travail, la quarantaine, maghrébins, s’étaient arrêtés près de lui et l’observaient d’un air soucieux. Pour eux, il se força à reprendre une contenance :
« Je viens d’apprendre qu’une bonne amie a de gros problèmes, mais sinon, ça va, merci. »
La réponse parut satisfaire les deux hommes qui poursuivirent leur chemin. Axel se releva et partit à son tour, mais cette fois, dans l’autre sens. Cette interruption avait eu le mérite de l’empêcher de s’apitoyer trop longtemps sur son sort.

1 commentaire:

  1. Ce que je trouve fascinant, c'est qu'en plus du Nanowrimo, tu nouvellises/romances à longueur de temps, tout en ayant un vrai travail, un mari et des enfants...

    Moi, célibataire sans enfants, quand je rentre du boulot, j'ai toutes les peines du monde à me remettre à taper (d'ailleurs je ne le fais plus, et dans la douleur, que pour les PLC).

    NB: je suis d'ailleurs en plein dans les loups-garou et les vampires scintillants, pour le boulot.

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