dimanche 31 octobre 2010

Fées dans la ville (anthologie)

Avant de passer dès demain en mode NaNoWriMo pour un mois, j'en finis avec octobre en faisant une petite critique de livre.


Jusqu'à présent, je n'ai pas eu de déception avec les quelques publications de chez ActuSF que je me suis procurées. J'ai aussi pris l'habitude de lurker sur leur très instructif forum, il faudrait que je m'y inscrive un de ces jours... enfin bref.

Fées dans la ville est donc une anthologie dirigée par Anne Fakhouri (que j'ai croisée en juin avec Don Lorenjy qui me l'a présentée), sous une couverture d'Éric Scala (qui est très talentueux et dont on devrait reparler d'ici quelques mois). Y sont rassemblées huit nouvelles d'auteurs tous plus ou moins connus dans le fandom SFFF, le plus célèbre du lot étant Jack Vance, le seul anglophone au sommaire. C'est d'ailleurs lui qui ouvre la danse, refermée cent soixante pages plus loin par Laurent Fétis.

Et mon avis dans tout ça ?
C'est inégal. Il y a des nouvelles que j'ai adorées et d'autres qui ne m'ont pas plus emballée que ça. Néanmoins, la qualité d'ensemble se tient très bien. Pour tout dire, c'est le texte de Vance que j'ai le moins apprécié, et quand on connaît le bonhomme, on se doute que sa nouvelle est loin d'être mauvaise. Donc les autres sont mieux, à des degrés divers. CQFD.
Ce qui est remarquable, c'est qu'à partir d'un sujet théoriquement casse-gueule (j'imaginais déjà plein de redites avec le Pénombres consacré aux gouttières et la mini-antho de Sombre Bohème sur les lutins de maison), chacun a réussi à implanter son univers propre et à sortir des figures que l'on aurait pu croire imposées. Comme l'annonce Anne Fakhouri dès la préface, le but a justement été d'éviter les clichés et d'aborder le sujet autrement. C'est à mon avis ce qui donne sa qualité à l'anthologie, en plus des talents purement rédactionnels de chacun des auteurs.

Si je devais classer les textes par ordre de préférence, ça donnerait un truc de ce genre :
1- Karim Berrouka, L'Histoire commence à Falloujah
2ex- Éric Holstein, À la croisée et Jeanne-A Debats, Le Sceau d'Alphonse
4- Laurent Fétis, Fées des râles
5- Tony "M" Robillard, Le Mur des Lilas
6- Marie-Lé Camille, La Fée du miroir
7- Olivier Gechter, J'veux un dragon
8- Jack Vance, Magie verte

Les numéros 6 et 7 souffrent peut-être un peu de l'ordre choisi pour les textes à l'intérieur du volume : en effet, sur ce coup-là, il était difficile, très difficile, de passer après Karim Berrouka...

En tout cas, c'est une très jolie petite antho, hors des sentiers battus, avec de l'émotion, de la réflexion et de la belle plume. Bref, largement de quoi dire qu'on en a eu pour son argent.
Hop, on se motive. Dès demain, c'est à mon tour d'écrire.


Fées dans la ville
Une anthologie dirigée par Anne Fakhouri
Éditions ActuSF – les 3 Souhaits
10 euros

mercredi 27 octobre 2010

Halloween Free Hugs

Poussin est tombé tout à l'heure sur ce dessin réalisé pendant Japan Expo, et m'a fait remarquer que je ne l'avais jamais scanné.
Tout d'abord incrédule, j'ai vérifié, et... il avait raison.
Je crois qu'elle vaut le coup de tenter une colo, cette petiote. Enfin, on verra ça un jour où j'aurai moins la flemme.

lundi 25 octobre 2010

Hors cible (3)

Otakitude mal placée du lundi matin... même pas honte.

samedi 23 octobre 2010

Gator, c'est plus fort

Fait un tour au Meet & Greet des NaNoteurs français tout à l'heure.
Pour cause de timidité épouvantable, bien plus facile à contourner en langue étrangère, surtout discuté avec un Wrimo américain. Passé un bon moment.
Ça ne suffira pas à me faire venir aux Write-Ins parce que je suis assez solitaire quand j'écris, et pas super sociable de base, mais j'ai quand même apprécié la rencontre.

En bonus, le gator dessiné pour les Wrimos : la bestiole est en effet la mascotte du NaNoWriMo en France. Une petite particularité régionale dont pas mal de participants essaient chaque année de porter haut les couleurs.

jeudi 21 octobre 2010

Kabiten Jack an Naoned

Je l'ai peut-être su, mais si c'était le cas, ça m'était complètement sorti de la tête.
Tout à l'heure, j'ai (re)découvert que Nantes était jumelée avec Cardiff. Aussitôt, j'ai vu naître ce que les anglophones appellent un "plot bunny", littéralement "lapinou scénaristique", en gros, une idée fictionnesque à génération quasi-spontanée. Hautement inutile et débilistique dans le cas présent.
Compte tenu de son potentiel de nuisance, j'ai préféré lui donner à manger tout de suite, histoire de m'en débarrasser.

Bref, ce qui suit est une fan-fiction express de Torchwood, qui se passe un peu moins d'un mois après la fin des événements des Enfants de la Terre, le tout narré par un gars qui ne connaît pas, ou à peine, les personnages de la série.
Ce n'est pas plus spoiler que ça dans l'absolu. Néanmoins, je pense que dans la mesure où le texte est très référentiel, dénué de vraie intrigue et à peine relu, son intérêt est à peu près nul pour quelqu'un qui ne connaîtrait pas la série ou au moins le Whoniverse. Un truc rigolo malgré tout : je pense qu'il s'agit de la première fanfic du genre à mettre en scène une guest-star... disons, locale.

Kabiten Jack an Naoned

Je me demande encore comment l’idée a pu nous venir. Comment, à l’heure où le monde entier avait les yeux tournés vers Londres entre deux regards inquiets du côté de nos enfants, nous nous sommes préoccupés de cette nouvelle explosion à Cardiff. Au premier abord, celle-ci était moins impressionnante que celles de l’année précédente, où la ville avait brièvement ressemblé à un spectacle pyrotechnique taille XXL. Bien sûr, nous, nous savions ce qu’il y avait sous la Roald Dahl Plass, et donc quelles étaient les conséquences réelles de l’incident. Malgré tout, de là à lancer : « Nous sommes jumelés, nous devons faire quelque chose ! », il y a un pas. Une faille. Un gouffre.
Il faut croire que ces fameux Four-Five-Six n’avaient pas tourné la tête qu’aux gamins.
Les travaux ont donc commencé, tout d’abord dans le plus grand secret. Puisque nos prédécesseurs avaient cru bon, suite au détournement de l’Erdre dans les années trente, de se creuser des salles de stockage sous le Cours des 50 Otages, nous ne nous sommes pas cassé la tête bien longtemps : il suffisait d’agrandir ces réserves et, dans la mesure du possible, de les rendre plus accueillantes.
Dès le départ, nous avons décidé de travailler à la fois pour eux et pour nous. La perte du Hub de Cardiff nous avait fait prendre conscience de notre propre vulnérabilité : nous non plus, nous n’étions pas à l’abri d’un sinistre, et nous serions bien contents d’avoir des locaux où nous replier en cas de besoin. Bref, nous avons sacrifié à la mode des plans de continuité d’activité. Procédure, procédure.
Tout cela n’a pas été facile. Il avait fallu recourir à mille ruses pour protéger nos locaux lors des chantiers successifs du tramway, et nous y avions malgré tout perdu la plupart de nos accès. Bref, le projet n’a rien eu d’une partie de plaisir.
À un instant T, il y a eu des fuites. Forcément. Si tout le monde avait tenu sa langue, je ne vois pas comment Monsieur le Maire aurait su ce que nous fabriquions. Et c’est là que tout s’est emballé.

Aujourd’hui, on touche à des sommets de surréalisme dignes d’un sketch des Monty Pythons. Notre brave député-maire a tenu à inaugurer les locaux, non pas en grande pompe puisque notre existence n’est pas connue du grand public, mais au moins assez pour marquer le coup. Le gratin des services concernés a donc emprunté une porte dérobée dans le parking de la Tour de Bretagne, montré patte blanche au bout du couloir, pris l’ascenseur, et voilà que nous ne sommes même plus chez nous dans nos propres bureaux de secours.
J’ai à ma gauche un buffet tenu par deux gracieuses hôtesses, sur ma droite un officier de UNIT tellement bardé de décorations que son uniforme doit tenir debout même quand le bonhomme n’est pas dedans, et devant moi, Monsieur le Maire avec sa raie sur le côté de premier de la classe, qui révise ses notes avant d’entamer son discours.
« Mesdames et messieurs, ladies and gentlemen… »
Il ne pousse pas le vice jusqu’à continuer en allemand. C’est pourtant une langue qu’il aime bien.
« Merci d’avoir fait le déplacement pour inaugurer ces bureaux du Cours des 50 Otages, au cœur de notre belle ville de Nantes… »
On ne pourrait pas être plus au cœur, en effet : à l’heure qu’il est, on peut considérer qu’il passe un tramway toutes les deux minutes, pile au-dessus de sa tête.
« Locaux de travail un peu sombres, comme vous pouvez le constater, mais que nous espérons chaleureux et fonctionnels. Nos équipes ont travaillé pendant plus de six mois pour les rendre utilisables dans le cadre d’un plan de continuité d’activité. Suivant les besoins, les postes informatiques pourront se connecter soit au réseau français, soit au serveur gallois. Je tiens d’ailleurs à féliciter les collaborateurs qui, de part et d’autre, ont contribué à rendre possibles ces deux configurations. »
Il y a quelques applaudissements mous dans la salle, dont la plupart émanent des informaticiens eux-mêmes. Je me retourne pour vérifier si les gens se sont endormis.
Les chefs d’équipe de la police spéciale française semblent s’ennuyer ferme. Un des quatre lorgne d’ailleurs le buffet avec envie. Derrière eux, une jeune femme à la frange brune, vêtue de noir, est appuyée contre le mur et regarde dans le vague. Littéralement enceinte jusqu’aux yeux, elle serre la main d’un type costaud qui doit être son mari. Elle, je l’ai déjà vue sur des documents : elle fait partie de l’équipe galloise. Lui, je ne le connais pas. D’ailleurs, il semble assez mal à l’aise dans ce milieu qui n’est manifestement pas le sien.
Le regard de la jeune femme accroche le mien. Insistant, humide, il me rappelle immédiatement celui d’un épagneul. Pendant que le maire continue à débiter des platitudes, je recule pas à pas, lentement. Avec un peu de chance, j’arriverai à hauteur du couple avant la fin du discours.
« Je vois que certains d’entre vous commencent à avoir soif, aussi serai-je bref. À partir d’aujourd’hui, les forces qui nous défendent dans l’ombre disposent de bureaux de repli dignes de ce nom. Je ne ferai pas durer le suspense plus longtemps : bienvenue sur le site Frobisher ! Je déclare maintenant le buffet ouvert. »

Cette fois, les applaudissements sont bien plus énergiques. Une dame d’un certain âge, teint pâle, mise en plis blonde, porte même la main à son visage pendant que les larmes débordent de ses yeux. Une demoiselle d’une vingtaine d’années, métisse ou peut-être nord-africaine, s’empresse de lui tendre un paquet de mouchoirs.
Le couple, au contraire, s’est raidi. Les lèvres pincées de la jeune femme en disent long sur le peu d’enthousiasme que lui inspire ce nom. Il est pourtant de notoriété publique que John Frobisher a beaucoup donné de sa personne pour sauver nos enfants, et qu’il en a été fort mal récompensé. Intrigué, je pose la question :
« What’s wrong with that name? »
Elle relève la tête d’un coup, presque en sursaut. J’ignore si elle s’étonne de me voir si près d’elle ou de m’entendre parler anglais.
« They say he was a good man, but to me, he’ll always be the one who wanted us dead. The one who almost got me… got us killed. »
Elle a ce mouvement que je déteste, cette caresse sur son ventre rond à craquer : un geste qui, pour moi, sert surtout à rappeler la supériorité de celle qui s’apprête à donner la vie sur le reste du monde. Je me force à sourire, par pure politesse.
« Don’t worry, répond son mari avec un accent gallois à couper au couteau. It’s not as if you’ll be using these offices anyway.
— You’re right, honey. They’re just a bit too late. »
Me voilà complètement perdu pour le coup.
« What do you mean, too late?
— He’s gone, me dit l’homme. The real man who saved us all. And so is the team. »
Je nage dans la confusion la plus totale. De ce que j’en sais, les Four-Five-Six ont été repoussés grâce à l’initiative d’une équipe des services secrets britanniques, pas à l’intervention d’un seul homme. Néanmoins, ces deux-là semblent si convaincus de ce qu’ils avancent que je préfère partir du principe qu’ils savent des choses que j’ignore. Ils ne me diront rien de plus : ce n’est pas parce que nous collaborons que nous allons nous mettre à partager nos petits secrets.
« By ‘gone’, do you mean…
— Oh, no. He’s out there, somewhere. »
Pendant que son mari fait un geste vague en l’air, la jeune femme baisse les yeux vers son ventre. Tant mieux. Je commençais à ne plus supporter son regard de chien battu. D’une voix soudain très douce, elle ajoute :
« And he’ll be back someday. I know he will. Won’t he, baby? »
Et là, l’espace d’un instant, je flippe ma race : le fœtus donne un coup de pied très net, comme s’il avait compris. Je sens une goutte de sueur froide qui se fraie un chemin le long de ma colonne vertébrale. J’ai délogé des bouffeurs d’ombres d’une cave de la place Royale, fait deux ou trois chasses aux Weevils du temps où la faille était active, et même gardé mon calme, toutes proportions gardées, lors de l’invasion de Daleks de l’an dernier, mais là, rien à faire.
De tous les aliens, ceux que je déteste le plus, ce sont bien les mômes.

Pardon aux familles, tout ça.

mardi 19 octobre 2010

Job done

Et voilà, j'ai fini mon premier vrai travail de commande. Pour la gloire. Et dans les temps.
Today is a good day to die.
Ou pas.

Dodo.

lundi 18 octobre 2010

Lisez du Oph : Malpertuis II

Qu'est-ce que ça fait du bien au narcissisme, ce genre d'annonce !
L'anthologie Malpertuis II doit paraître le 5 novembre 2010 à l'occasion de la Foire du Livre de Brive-la-Gaillarde (l'air de rien, un des plus grands Salons du Livre de France, même qu'on annonce Michel Houellebecq et Amélie Nothomb, entre autres).
Je me suis permis de graisser un peu l'annonce ci-dessous :



Après le succès de la première anthologie Malpertuis, voici la seconde édition de ce qui se veut un panorama annuel du meilleur de la production littéraire fantastique. La progression exponentielle du nombre de soumissions, qui a quadruplé en un an, montre que ce carrefour du fantastique est désormais incontournable. S’y mêlent débutants et auteurs confirmés illustrant toute les facettes du genre, du plus intimiste à des textes plein de mordant, avec cette fois une ouverture internationale plus marquée grâce à deux textes du domaine hispanophone. En attendant Malpertuis III !

Nouvelles de Nico Bally, Jo Belley, Claude Bolduc, Sylvain Bonnet, Ophélie Bruneau, Jean-Michel Calvez, Santiago Eximeno, Fransk Ferric, Jacques Fuentalba, Christophe Garreau, Serena Gentilhomme, Romano Vlad Janulewicz, Jess Kaan, Bernard Leonetti, Emmanuelle Maia, Dominique Molès, Lucas Moreno, Michaël Moslonka, Georges Mugand, Marija Nielsen, NokomisM, Christian Perrot, Johan Scipion, Pierre-Alexandre Sicart, Christian Simon, Ketty Steward, Brice Tarvel, Melanie & Steve Rasnic Tem, Jan Thirion.

Me voilà encore en très bonne compagnie !
Un extrait de ma nouvelle est d'ores et déjà disponible en page "Ma vie, mon œuvre".


Malpertuis II
Une anthologie dirigée par Thomas Bauduret
éditions Malpertuis
16 euros

vendredi 15 octobre 2010

Des bouts de vie...

C'est bizarre comme la vie se joue de vous, parfois. En ce moment, il y a tout qui bouge autour de moi, et moi aussi, mais peut-être moins.
En vrac :

Un projet qui prend un tour tout à fait bizarre, comme le prouve ce double lapsus dans le dernier support de réunion, lapsus que je qualifierai de "parfaitement révélateur".

Mon NaNoWriMo qui commence à prendre forme, bien que comme chaque année, je me demande si j'arriverai à tirer cinquante mille mots d'un plan si indigent. Il me faut une sous-intrigue, si possible liée à l'histoire principale, sinon ça n'aura aucun intérêt.

Des gens qui s'énervent : Don Lo a défilé dans une des manifestations contre la politique actuelle, et on ne sait pas si la pancarte qu'il a photographiée doit faire sourire ou grincer des dents.

Une vie qui s'envole : Alain Le Bussy, auteur aussi prolifique qu'apprécié dans le fandom SFFF, vient de nous quitter, pile au moment où un de ses romans venait d'arriver en haut de ma pile à lire. Après Satoshi Kon, ça fait deux fois ces derniers mois que j'ai l'impression de tuer un créateur rien qu'en m'intéressant à lui.

Et pour finir, un nouveau venu auquel je souhaite une belle et longue vie : onze éditeurs indépendants ont mis en ligne un blog commun, dont la note du jour est évidemment consacrée à Alain Le Bussy, mais qui a surtout pour but de parler de leur métier, synonyme de passion chez eux. Je vous invite à surveiller à l'avenir l'actualité du blog Métier : éditeur.

Sur ce, c'est le week-end. Je vous le souhaite bon... et à moi aussi, tiens. Ça me fera du bien.

mercredi 13 octobre 2010

On the mystery job again

J'ai un peu avancé. À ce rythme, j'en ai encore pour deux soirées, je pense.


Bordel de Dlul, qu'est-ce que c'est long, une mise en couleurs !
Sur ces bonnes paroles, je file l'honorer, mon Dlul.

mardi 12 octobre 2010

Dès que le NaNo revient...

Comme chaque année au mois d'octobre, il est de retour.
Drainant tous les ans un peu plus de fous furieux dans son sillage.
Cette année, on en attend environ 200 000.


Et s'ils sont si nombreux, je serai parmi eux.
Le NaNoWriMo 2010, c'est encore une fois le même principe : écrire au moins 50 000 mots d'un roman tout neuf entre le 1er et le 30 novembre. Un défi de dingues, mené à une allure de folie, et pourtant relevé par plus de 20% des participants. J'ai moi-même déjà réussi quatre fois.
Tout le monde n'est pas fait pour, y compris parmi les gens qui écrivent. Mais moi, j'avoue platement que c'est un peu ma came, le NaNo. J'aime ces moments de roue libre où rien d'autre ne compte qu'écrire encore, envers et contre tout. Et aussi les forums dédiés, où l'on revient partager la joie d'avoir réussi à se presser les tripes dans la bonne humeur.

Et donc, comme chaque année au mois de novembre, il ne faudra pas trop compter sur moi pour faire autre chose.

dimanche 10 octobre 2010

Job mystère, la suite

Ça avance tout doucement... mais ça avance.

jeudi 7 octobre 2010

La Chute des Étoiles (Samantha Bailly)


Deuxième opus du diptyque Au-delà de l'Oraison, ce livre reprend les aventures des sœurs Noony et Aileen Manérian là où les avait laissées La Langue du Silence.
D'un côté, une guerre qui commence, de l'autre, une guérilla qui se précise. À mi-chemin de ce second volume, les deux sœurs vont enfin se retrouver, chacune avec son petit copain (le fiancé de l'une étant l'ex de l'autre). Sans le savoir, elles tiennent entre leurs mains le destin des trois pays où se déroule la série. Puisque ceux qui ont comploté dans le premier tome sont en train de tirer sur les fils, il va falloir faire vite pour empêcher toute la zone de sombrer dans le bain de sang.

Bon.
J'ai mis deux mois à lire ce roman, ce qui dit déjà beaucoup.
Si je suis allée au bout, c'est qu'il se laissait lire, mais si je l'ai eu si longtemps sous les yeux, entamé, sans avoir envie de le rouvrir pour connaître la suite, c'est que je ne le trouvais pas palpitant. Fatalement.

On est toujours dans un monde sympa, dans une histoire foisonnante d'idées dont la plupart sont bonnes, mais ça ne marche pas aussi bien que ça ne devrait. En gros, c'est inégal, à peu près comme le premier volume.

Commençons par les bons côtés : une écriture agréable, un périple à travers des décors hauts en couleurs, quelques méchants moins méchants que prévu, une relation intéressante entre les deux sœurs qui ne faisaient que se croiser dans La Langue du Silence...
... et, ceci fait, charclons dans la joie (ou pas – en fait, ça m'embête profondément de faire des critiques négatives).

Le fond :
On a des personnages qui agissent de façon illogique (un gars qui viole une fille sans raison valable, par exemple) ou qui réagissent de façon irréaliste (la fille en question et son traumatisme à géométrie variable, très vite surmonté). Voire qui meurent bêtement, simplement parce qu'ils ne servent plus à faire avancer le scénario ou qu'ils seraient trop compliqués à gérer s'ils restaient en vie.
J'avoue qu'à certains moments, je n'ai pas du tout pu y croire. Le pompon de la couleuvre est sans doute atteint avec Noony et Alexian, dont on nous dit et répète qu'ils sont en osmose complète, âmes-sœurs, faits l'un pour l'autre et tout le tralala, alors que dans les faits, c'est un couple extrêmement banal : deux jeunes plutôt bien faits de leurs personnes (donc susceptibles de se plaire, du simple point de vue des hormones), qui se rapprochent tout à fait logiquement parce qu'ils traversent ensemble un certain nombre d'épreuves, mais qui à part ça, sont assez nettement différents, rarement d'accord, et n'hésitent pas à se le dire. Osmose parfaite et rarissime... mais bien sûr !
On a un peuple indissociable de sa religion depuis des siècles, qui à l'exception d'une poignée d'extrémistes, l'abandonne facilement en quelques semaines au profit de... rien, ou d'un vague animisme/paganisme New Age même pas vraiment expliqué.
Et tout à la fin, à la dernière page, une incohérence de compétition : un gamin qui a hérité de la couleur de cheveux de son géniteur, alors qu'il est expliqué plus tôt que celle-ci est un trait acquis lié à un régime alimentaire particulier (que ne partage pas l'enfant).

La forme :
On a une écriture qui, comme dans le premier tome, devient péniblement hachée dès qu'il y a une scène d'action, alors qu'elle coule remarquablement bien dans tout ce qui est plus "mondain". D'un coup, les paragraphes se transforment alors en succession de phrases de type sujet-verbe-complément, petit pont en option. Seul problème : il y a plus d'action dans ce roman-ci que dans le précédent...
Parfois, on tombe aussi sur une phrase dont le début a été modifié mais pas la fin (ou inversement), aboutissant à un truc grammaticalement incorrect, dont on espère comprendre ce qu'il veut dire sans en être sûr.
Mon côté "anal-rétentive psychorigide des vers" a également pas mal souffert à la lecture des très médiocres poèmes de Shala Volplume. J'ai commencé par songer que la pauvrette se voulait poétesse pour perpétuer la tradition familiale, sans avoir le moindre sens du rythme ou de la musique des phrases, pourtant essentiels en poésie. Et puis, vers les deux tiers du bouquin, est cité un extrait d'une pièce de théâtre apparemment très connue et appréciée... dont les vers sont du même tonneau.
À ce stade, le fait que l'accumulation d'indices gros comme des montagnes fasse comprendre la véritable nature de la cérémonie de l'Ioden une dizaine de chapitres avant celle-ci, ou que le "coup de théâtre" du dernier chapitre (je suis obligée de mettre des guillemets car pour le coup, ce n'en est vraiment pas un) se devine lui aussi à l'avance, devient secondaire.
Laissons à l'auteur le bénéfice du doute. C'était peut-être fait exprès, pour que le lecteur se sente intelligent.

Que l'on ne se méprenne pas : je n'estime pas que La Chute des Étoiles est un mauvais roman en soi. Il y a dedans plein de choses qui sont loin d'être à jeter.
Ce que je regrette, c'est que les défauts que je pointe ici auraient à peu près tous pu – et dû – être repérés et arrangés lors d'une phase de correction. En l'état, le livre a un goût d'inachevé, comme si c'était un premier jet qui était parti à l'impression.
Le mot qui résume le mieux mon impression, c'est : dommage. Dommage de voir qu'avec un bon potentiel, on a au final un bouquin tout juste moyen.


La chute des Étoiles (Au-delà de l'Oraison tome 2)
Un roman de Samantha Bailly
Éditions des Mille Saisons
23 euros.

mardi 5 octobre 2010

Zombie ninja, encore

Samedi dernier, près avoir parlé à Laurent Whale du fameux duels des ninjas zombis contre les pirates vampires, j'ai eu envie d'en remettre une couche.
Donc acte.


Merci audit Laurent de m'avoir brièvement prêté son authentique pistolet de pirate : grâce à lui, ça se voit moins, que je suis une quiche pour dessiner tout ce qui ressemble à une arme.

lundi 4 octobre 2010

La petite voleuse des Uchroniales

Les Uchroniales, comme c'est organisé par l'Association des Paralysés de France, c'est forcément accessible. C'était même plus près de la gare de Cergy qu'il ne m'avait semblé en voyant le plan. Après avoir (par hasard) fait le trajet en RER avec Jacques Fuentealba que je poutoune au passage, j'ai donc pu mener rapidement et efficacement une petite troupe d'auteurs à bon port. Pour une raison que je ne m'explique pas, j'avais l'air d'être la seule à voir les flèches de couleurs vives qui pointaient vers le bon bâtiment.
Accueil nickel, bénévoles sympas, ravitaillement au poil... Il faisait juste un peu chaud. Mais ça, dans le restaurant d'entreprise de GRDF, je ne pense pas que l'organisation y ait été pour quelque chose.
En gros, ce qui a le plus manqué aux Uchroniales, ça a été la foule.

Surtout le matin, en fait. L'après-midi, on a quand même eu suffisamment de visiteurs pour ne pas s'endormir (quoique... tout le monde, de Laurent Whale à Philippe Halvick, a eu besoin d'un café à un moment).

Et donc le matin, fort tranquille à mon stand, j'ai pu faire des essais avec mon feutre noir tout neuf.
Devinez à qui cette petite voleuse vient de faire les poches. Vous avez... dix secondes, ça devrait suffire.

samedi 2 octobre 2010

Piments & Muscade 9 : Accessoirement Vôtre

Et hop, voici un avant-goût du neuvième opus de notre fanzine épicé, disponible d'ici une semaine environ.


Couverture Tatieva

Foulards, chapeaux, ceintures, autant d'accessoires qui soulignent une tenue pour mieux donner envie de l'arracher. Les plages paradisiaques et décors idylliques que vous trouverez dans ces pages vous permettront de pimenter votre automne avec un arrière-goût de vacances et de rencontres coquines. Mais attention aux surprises, on ne sait jamais ce que l'on peut découvrir une fois les accessoires jetés à terre...

Sommaire :

Coup de chapeau, d’Aurore Perrault
Le repos du guerrier, de Marie-Anne Cleden
Rejoignez Futur Island !, de Laëtitia Genetay
De sable et de rêve, d'Ophélie Bruneau
Tout un art, de Meredith Lowell

Avec des illustrations de Cassiopée, Erwin Pale, Méline et Xela.

Un extrait de ma nouvelle est visible en page "Ma vie, mon oeuvre".