vendredi 11 mars 2011

Truc à la con du vendredi : oh les filles !

Il paraît que les personnages féminins sont rarement aussi étoffés que les personnages masculins. C'est ce qu'on dit, hein, je me contente de le répéter. En pratique, si je le constate facilement dans certains pastiches de type Harry Dickson où la personnalité de la femme la mieux développée tient sur un emballage de Carambar, ça me saute beaucoup moins aux yeux dans mes autres lectures.

Le site Overthinking it a diffusé en 2010 un graphique comparatif des archétypes de personnages féminins.
On commence en haut avec cinq questions, le but étant de déterminer si le personnage est bien construit et détaillé. Si ce n'est pas le cas, on attaque les quatre nuages : "méchante", "romantique", "en équipe" ou "autre", suivant les options.
Évidemment, ça ne devient drôle que si on décide qu'on a foiré son personnage. Dans ce cas, on oublie la rangée du haut et on saute direct à la question "gentille ou méchante".

J'ai obtenu les archétypes suivants pour mes héroïnes :
  • Shania Artemisia (Gigahertz) : Sweet nerd
  • Lya Carlottini (Gigahertz) : Tomboy
  • Diane Adam (Diane) : "Strong" female character
  • Geneviève Jeanne (Les Deux Reines) : Mary Sue (alors qu'elle n'émarge qu'à 11 au test de Mary Sue)
  • Rima Joubel (Dans l'ombre des Droits) : Mama Bear
  • Bodmaëlle Galliep (FD2R) : Damsel in Distress
  • Célia de Rannetaud (Ouroboros) : Girl Hitler
  • Nolwenn Vautier (180) : Sassmouth
Pas de surprise : malgré le grand nombre d'options, j'ai trouvé le truc un peu limité au final. La liste de défauts possibles, par exemple, est trop réduite, au point de m'avoir poussée à remonter dans l'embranchement pour Diane Adam.
Et bien entendu, si certains qualificatifs tombent assez bien (j'aime beaucoup le "sweet nerd" attribué à Shania Artemisia), d'autres ne correspondent que partiellement : Rima Joubel n'a pas pour principale motivation la défense de ses enfants (il se trouve qu'elle en a et que ça l'a propulsée instantanément dans la branche "maman" de l'arbre) et Nolwenn Vautier est plus une spécialiste de la remarque acide qu'une Madame Je-sais-tout.
Mais le principe était faussé de base. On n'est censé entrer dans l'arbre que si le personnage est sans nuances.

Dans le prochain truc à la con, j'aurai la joie de présenter un test de Mary Sue où, contrairement à ce qui se passe dans celui mis en lien plus haut, les personnages dénués de pouvoirs top-giga-cool of the dead, qui ont encore leur famille et ne meurent pas au service de la justice... Bref, les personnages pas trop outrés dans leur caractérisation, ne récoltent pas pour autant des scores ridiculement bas.
Parce qu'avec le test ci-dessus, le seul cas où je monte au-dessus de 20, c'est avec l'incarnation d'une entité immortelle investie d'un pouvoir unique au monde et de la tâche qui va avec. Et encore, ça reste sous les 25.

9 commentaires:

  1. Ça fait quelques temps que je me retrouve à jouer des filles à chaque jeu de rôles, donc profitons-en :

    Isabella, fille du seigneur local (dark ages: fae) : useless girl. C'est mérité, mais qu'est-ce que je m'étais amusé à la jouer !

    Mira Beckett (Deadline) : Vanilla Action Girl. En même temps, elle change à chaque scénario de la campagne.

    Elise Sanders, psychologue (World of Darkness) : sweet nerd. J'aurais plutôt dit team mum.

    Captain MIDNIGHT! (le point d'exclamation fait presque officiellement partie de son état civil, c'est tout ce que vous avez besoin de savoir sur elle ; Mage: l'ascension) : j'ai le choix entre Final Girl, The Ditz, Attention Whore, Mary Sue ou Ideal Woman. Je m'attendais à un résultat plus clair, j'ai pourtant tout fait pour qu'elle soit un cliché. En fait, sur le test de la Mary Sue, j'arrive à 145 (et encore, elle perd des points du fait d'un physique assez quelconque). Quand j'ai vu la fiche de perso, je me suis dit que ça pourrait être sympa de la jouer comme un croisement entre McGyver et le Docteur : voici le résultat.

    RépondreSupprimer
  2. C'est vrai que je n'ai pas testé mes personnages de jeu de rôles.
    Mali est "Mystical Artifact" (les chants de barde, ça n'a d'intérêt qu'en support pour le groupe, mais ça marche du tonnerre).
    Quant à Sash, elle relève plutôt de la catégorie "Badass Waif".

    RépondreSupprimer
  3. En fait le manque de profondeur des personnages féminin par rapport aux personnages masculins peut tenir selon moi à trois choses:
    -la plupart des auteurs sont des hommes, avec tous (moi y compris) des clichés réducteurs en tête. Ils peuvent d'ailleurs affecter aussi les femmes, dans une moindre mesure cela dit.
    -certains contextes limitent les personnages féminins dans leur rôle social, important pour caractériser un personnage, et prérequis à un développement psychologique(pas facile de faire une femme avocate au XIXe).

    Bonne chance dans ta quête de parité des personnage, surtout en fantasy et SF. D'ailleurs je note que Robin Hobb ou Marion zimmer Bradley par exemple fait des personnages plus profonds que la plupart, que ces personnages soient masculins ou féminins...

    RépondreSupprimer
  4. Pas facile ce truc.
    Bon.

    Galea (Le Precepteur) : Strong Female Character
    Diane (Les hautes Fagnes) :Mama Bear
    Valentine (Valentine) Damsel in Distress
    Catherine (L'Erudit d'Oxford): Spoiled Rich Girl
    Eugénie (Les 3 miracles de Jeremy) : "Happy" Single Teenage Mom
    Hafida (Le Capitaine de Gondor) : Sexy Underling

    Et c'est marrant, au teste de Mary Sue, mes personnages qui ont le plus haut scores sont des gens qui existent vraiment...

    RépondreSupprimer
  5. Ouééééééééé, "Strong female character" pour l'héroïne de Morfal ! \o/
    J'suis bien content. ^^
    (bon, j'ai dis qu'elle était en 3 dimensions, mais j'suis pas sûr de comprendre la question o_O)

    RépondreSupprimer
  6. c'était moi juste au-dessus, j'ai rippé du clic


    (captcha : "brodecul", bah bravo)

    RépondreSupprimer
  7. En tout cas le test dit que mes personnages sont ce que j'en ai fait : Catherine est une héritière ruinée, Diane une Maman Ours (enfin, une mère louve selon ses propres mots) et Eugénie une Teenage Mum (par contre, elle n'est pas happy du tout, la gamine)

    Et je crois qu'il est tout à fait possible de donner de l'épaisseur à un personnage en restant fidèle au rôle social de l'époque (une femme avocate au XIXème, non. Une femme qui va défendre Gavroche pris la main dans le sac de pommes du marchand de primeur face au commerçant, oui). Il me semble qu'il ne faut pas réduire le personnage à l' "action". Une femme au foyer, une "fille en détresse", une châtelaine de province ne sont pas nécessairement "neuneus".

    RépondreSupprimer
  8. On est d'accord, Lambertine.
    (zut, l'Affreux va lire ce commentaire... bon, tant pis)
    C'est juste un petit jeu stupide, sachant que si chacun et chacune d'entre nous fait bien son boulot, les personnages principaux devraient tous (ou plutôt toutes dans le cas présent) atteindre, soit le frigo, soit la case gagnante en haut à droite.
    Les personnages secondaires ont le droit d'entrer davantage dans un stéréotype, on les verra moins.

    RépondreSupprimer
  9. pour le coup des rôles sociaux, ça permet de faire varier le spectre des personnages possibles, c'est pour ça que j'ai dit que certains contextes limitaient les personnages féminins en les confinant à des rôles souvent clichés. C'est vrai qu'on peut tout de même leur donner de l'épaisseur.

    Strictement rien à voir avec la choucroute, mais c'est marrant, Elric de melnibonée fait haut la main partie des personnages "à tuer" selon le test Mary-sue...bon ok; ça n'est pas une femme.

    RépondreSupprimer