lundi 21 novembre 2011

NaNoWriMo 2011 [5]

Et galère...
L'envie d'écrire est retombée. Partie. Pfuit.
Heureusement qu'il me reste de l'amour-propre et la ferme intention d'aller au bout de ce premier jet.

La jeune femme récupéra quelques récipients vides, une des rares occasions qu’elle avait de recevoir des compliments. À entendre les anciens, une fille qui cuisinait aussi bien n’avait peut-être pas complètement raté sa vie… Elle accueillit certaines paroles avec joie et se força à sourire à d’autres. Ce n’était ni le lieu ni le moment pour entrer en conflit avec quiconque. L’auberge passait avant tout. Et puis, qui était-elle, peintre faible et étourdie, pour s’opposer aux personnages les plus importants du pays ?
Tout dépendait du sens que l’on donnait au mot « pays », songea-t-elle en regardant la table où les deux pluveurs mangeaient sans hâte.
Irini rapporta ses bols en cuisine, vida les restes dans le seau pour les chats et plongea la vaisselle vide dans un baquet d’eau. La plonge se ferait en famille après le service.
Quelques notes de musique résonnèrent soudain dans la grande salle. La jeune femme reconnut la mélodie sur bourdon typique de la vielle à roue. Laliz s’était décidée à en jouer ! Sa grande sœur se réjouit pour elle : elle maîtrisait vraiment bien son instrument, malgré une petite faiblesse dans le coup de poignet qui rythmait les morceaux. D’ailleurs, ce soir, on n’entendait pas le grésillement caractéristique du détaché. Consciente de ses lacunes, la musicienne n’avait probablement pas réglé le chien de sa vielle.
Irini quitta la cuisine sur la pointe des pieds et savoura le spectacle : la salle toute entière n’avait d’yeux que pour sa sœur qui jouait le visage baissé, comme pour elle-même, assise près de la cheminée. Jolie Laliz, si occupée à garder les pieds sur terre qu’elle ne se rendait pas compte de son talent. Dire qu’elle serait mariée dans à peine deux décades… Sinau avait intérêt à lui donner l’amour et l’attention qu’elle méritait.

Le ton penchait moins vers la confidence que vers la menace. Le pluveur sentait dans chaque mot une tension retenue, la preuve que l’homme en face de lui ne lui faisait pas confiance : trop policé, trop inexpérimenté, trop proche du pouvoir ? Sans doute un peu des trois. Jébert ne pouvait pas en vouloir à Ragmey Herréon si celui-ci se méfiait des puissants et en particulier du futur baron.
Sa dernière phrase indiquait donc clairement qu’à moins d’une évolution rapide de la situation, il laisserait les plus vindicatifs de ses compagnons mener leurs plans à bien.
« Je comprends, acquiesça le jeune pluveur. J’imagine que c’est difficile, mais faites-nous confiance. Nous n’avons aucun intérêt à ce que la grève se poursuive.
— Bien sûr. »
Le mineur eut un sourire moqueur.
« Tout ce qui vous intéresse, c’est de nous remettre au travail au plus vite pour sauvegarder votre richesse. »
Jébert baissa la tête : il ne pouvait pas le contredire. Plutôt que de laisser le silence s’appesantir entre eux, il préféra changer de sujet.
« Au fait, lança-t-il d’un ton détaché, avez-vous des nouvelles de la femme que vous cherchiez ? L’ancienne prêtresse de la Dame Sinine ?
— Vous l’ignoriez ? On l’a trouvée.
— Comment ? Où ? »

4 commentaires:

  1. Pfuit?
    Mais Pfuit c'est trop triste !
    Du chocolat ? (virtuel, mais on peut s'arranger pour Sèvres après coup)

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  2. Ouais, allez, on est avec toi. Bon, ça c'est fait. Ça va mieux maintenant ?

    D'un autre côté, tu ne nous as pas dit si tu nous laisserais lire ce Nano une fois fini, ça ne motive pas vraiment à t'encourager.

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  3. Une fois fini, relu et alpha-lu, oui, j'aurai besoin de bêta-lecteurs.
    En attendant, pour la sauvegarde de vos propres neurones, vous devrez vous contenter des extraits.

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  4. Assez sympa cette ambiance Sherlock Holmes de fantasy.

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