samedi 31 mars 2012

L'écriture en 30 questions : 13 & 14

Les Questions pour un Écrivaillon deviennent plus techniques.
J'ai toujours du mal à choisir mon "machin" ou mon "bidule" préféré, moi. Je suis du genre à aimer tout le monde...

13- Quelle est la culture, réelle ou fictive, au sujet de laquelle tu préfères écrire ?
On n'est jamais plus à l'aise qu'avec ce que l'on connaît bien. Dans mon cas, il s'agira donc d'une base de culture européenne "classique" du vingt-et-unième siècle, saupoudrée d'une bonne dose de geek-attitude.

Jean-Frédéric Serrano (vu par Stéphane Sabourin), l'exemple type du geek qui a pris de la bouteille.

J'ai un peu de mal à m'éloigner de mes propres valeurs, si bien que même mes héros de fantasy en partagent une bonne partie. J'ai bien du mal à rendre un personnage sincèrement raciste ou sexiste, même si j'y parviens quelquefois. Quant à éliminer d'une psychologie le concept d'épanouissement personnel, je m'en sens incapable. Mes personnages cherchent la place où ils se sentiront en paix avec eux-mêmes et avec la société. Cela peut impliquer un déplacement vers un peuple plus en phase avec les aspirations de la personne.
Lesdites sociétés ne s'éloignent jamais beaucoup de leurs modèles du monde réel, à part, bien entendu, la société Ruxis que j'ai tâché de rendre bizarre pour justifier les réactions étonnantes de ses ressortissants.
Je travaille en ce moment avec un autre peuple extraterrestre, les Logurs, qui sont dans une logique de survie et ont donc mis certaines valeurs morales en veilleuse. La meilleure référence que je puisse trouver, à leur sujet, est Battlestar Galactica (et à bien y réfléchir, Rugnada a un côté Adama par moments).

14- Comment établis-tu le plan de tes lieux lorsqu'il faut le faire ? Montre-nous des exemples !
Comme je le disais dans un billet récent, je me méfie des cartes de territoires imaginaires. Dessiner une carte à main levée sera donc la dernière chose à faire me concernant !
En général, ma vision mentale d'un lieu me suffira. Ainsi, il n'existe aucun plan d'aucun niveau du FS2 Viking, par exemple. Ni aucune carte de la ville de Ktos qu'arpentent les héros d'Et pour quelques gigahertz de plus. Aucune action ne justifie en effet de détailler la disposition des lieux.

Sauf que des fois, je suis obligée de m'y coller.
Souvent par souci de cohérence avec la réalité, comme dans 180 où j'ai tellement consulté cartes et vues aériennes de la place Barthélémy, à Rouen, que je pourrais presque vous la redessiner de tête avec la disposition exacte de la fontaine et de la Maison qui penche.
Dans ces cas-là, Google Maps et Mappy sont mes amis.

Parfois, dans un monde imaginaire, j'ai besoin d'une carte pour calculer des temps de parcours et/ou avoir une idée de la disposition des pays les uns par rapport aux autres. Je me contenterai alors, en général, d'une esquisse comme pour le Largater ci-dessous.

Le matériel, c'est : un crayon.
Les informations, c'est : tout ce dont j'ai besoin.
Et si c'est bien écrit, le lecteur doit pouvoir suivre sans.

Idem pour les rares plans de bâtiments, que je ne pose sur feuille que si j'ai vraiment peur de m'embrouiller moi-même en mettant un escalier à un endroit où j'ai déjà prévu un conduit de cheminée, ou inversement. Le dessin ne dépasse jamais le stade du brouillon.

L'Auberge du Pont Blanc (illustration non contractuelle)

1 commentaire:

  1. Groumph, commentaire parti dans les limbes.
    Bon, je repasserai plus tard pour essayer de le réécrire.

    ps : mes rares scribouillages sont bien bien pires que les tiens ; je ne les montrerai pas ; d'ailleurs, je crois les avoir détruits.

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