lundi 28 mai 2012

Shades of Grey: The road to High Saffron / La Tyrannie de l'Arc-en-Ciel : la route de Haut Safran (Jasper Fforde)

Ceci est une lecture issue du swap littéro-girly-geeky-otaku-gourmand. Encore merci !


Malgré la notoriété de Jasper Fforde, connu pour la série des romans Thursday Next, je ne m'étais jusqu'à présent jamais plongée dans son œuvre. C'est désormais chose faite, et je ne regrette pas.
Attention, ayant lu la version anglaise du roman (intitulé La Tyrannie de l'Arc-en-ciel par chez nous), je ferai ici référence aux noms anglo-saxons des lieux et des personnages. Je suis bien trop flemmarde pour aller chercher leurs équivalents français.

En bref :

Je m'appelle Eddie Russett et je suis Rouge : je vois la couleur rouge. Très bien, même, ce qui n'est pas donné à tout le monde, même chez les Rouges.
Dans la Chromocratie, on est ce que l'on voit. Une à trois couleurs, au mieux. Un monde en noir et blanc, au pire. Et dans tous les cas, rien du tout la nuit.
Je m'appelle Eddie Russett et je suis en train de me faire dévorer vivant par un yateveo, un arbre carnivore.
Tout ça parce qu'on m'a envoyé compter les chaises à East Carmine en punition pour une sale blague. Bertie Magenta méritait qu'on le fasse tourner en bourrique, même son père l'admettait, mais les Règles sont les Règles. Alors j'ai pris le train avec Papa.
En chemin, j'ai rencontré Jane, une Grise avec le plus joli nez retroussé du monde. Elle a menacé de me briser la mâchoire.
À East Carmine, j'ai revu Jane. Elle a menacé de me casser le bras. J'ai trouvé qu'il y avait du mieux.
Je l'ai regardée, elle m'a dit de ne plus lui parler, j'ai trempé dans des affaires pas claires, elle m'a menacé, j'ai découvert des secrets, elle a essayé de me tuer. Plusieurs fois.
Oui, c'est Jane qui m'a donné à manger au yateveo. Parce que j'en sais trop.
Bref, je m'appelle Eddie Russett et je suis mal barré.

Non, il n'y a pas de spoilers ou si peu dans ce résumé.

Jasper Fforde utilise un ton qui me plaît beaucoup : de l'humour noir et pince-sans-rire pour traiter une histoire qui n'a rien de drôle. Plusieurs siècles après une apocalypse dont la nature reste inconnue, une nouvelle civilisation s'est bâtie sur les Règles de Munsell, omniprésentes et parfois absurdes. Pourquoi, comment ? Tout cela reste à découvrir, même si Eddie en a déjà appris beaucoup au moment où il se fait boulotter.
Le fait est, néanmoins, qu'il s'agit, non pas de Shades of Grey dans son ensemble, mais de "Shades of Grey tome 1: the road to High Saffron". Le premier tome d'une trilogie à venir.
Comme les indices sont assez peu visibles, je me suis fait avoir à la fin en constatant que bien peu de choses étaient réglées et qu'il restait pas mal de voiles à lever.
Ah oui, et puis le poche anglais est vraiment écrit tout petit.

Allez, comme c'est parti, on va avoir la découverte du gros des secrets dans le tome 2, et le dynamitage en règle de la Chromocratie dans le tome 3. J'aimerais être surprise, mais ce genre de trilogie suit en général un chemin assez facile à deviner (même si, pour l'instant, je n'ai aucune idée de ce que seront les prochaines révélations).

On pourra reprocher un manque de rigueur scientifique au niveau de la gestion des couleurs (additif vs. soustractif), mais comme il est fortement suggéré que le blocage se situe au niveau du cerveau alors que l’œil est capable de voir les couleurs, j'accepte le TGCM.

Un effet secondaire rigolo de cette lecture, c'est qu'on devient plus attentif aux couleurs qui nous entourent. Et aussi qu'on voit d'un autre œil la Green Room de l'Eurovision.


Shades of Grey: the road to High Saffron
éditions Hodder & Stoughton
La Tyrannie de l'Arc-en-ciel : la route de Haut Safran
éditions Fleuve Noir
Un roman de Jasper Fforde
(20,90 euros pour l'édition française)

2 commentaires:

  1. Un bon résumé d'un bouquin très sympa, bien représentatif de la folie créatrice de Jasper Fforde. Des amies l'ont vu il y a quelque temps en dédicace et m'ont expliqué qu'il lançait plein de pistes en vrac dans ses livres, et souvent il avait de la chance parce qu'elles finissaient par se résoudre deux à deux toutes seules. J'adore.

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    1. Merci à toi : je l'avais dans ma PAL, certes, mais je l'ai lu sur tes bons conseils.

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