dimanche 11 novembre 2012

NaNo 2012, extraits suivants

J'avais du retard, je n'en ai plus ! Voili voilou.
Ça n'avance pas tout à fait aussi vite que dans mes rêves les plus fous, mais la Pirate reste plus ou moins sur ses rails. Je n'ai dévié de mon plan initial que de façon très mineure. Comme d'habitude, ça partira davantage en vrille vers la fin... On serre les dents pour que l'écriture se passe bien jusqu'au bout.

Les extraits, donc !

— Et moi ? intervint le docteur Bayar. Pourquoi ne me rendrais-je pas sur place, moi aussi ?
Le capitaine lui sourit comme à un enfant capricieux.
— Vous êtes une civile, voyons. Qui plus est, il n’y a pas besoin de descendre à quinze sur cette île.
— Dans ce cas, à quoi bon m’avoir conviée à cette réunion entre militaires ?
— Pour le cas où vous auriez une information pertinente à nous communiquer, bien entendu. Vous étiez sur place, vous avez échappé de justesse à l’attaque, vous saurez peut-être nous sauver la vie. Qu’avez-vous à nous dire ?
Léandrine Bayar fronça les sourcils mais ne répondit pas.
— Quelqu’un a-t-il quelque chose à ajouter ? demanda Artemisia.
Comme le silence retombait autour d’elle, elle se leva.
— Lieutenant Tikosh, je vous invite à me suivre. Nous choisirons ensemble les membres de votre équipe et je les informerai de l’ordre de mission. Docteur Bayar, lieutenant Ortiz, sous-lieutenant Pesnik, je vous libère. Merci à tous.
Avant de quitter la salle avec son amie, Milo Tikosh prit le temps de tapoter l’épaule de Marko Pesnik qui n’avait toujours pas digéré son erreur, les yeux baissés vers ses poings serrés.
— Ne vous inquiétez pas, je suis sûr que cette mésaventure est arrivée à beaucoup de gens très bien.
Le jeune homme blond lui lança un regard empli d’un douloureux espoir.
— Vraiment ?
— Mais oui ! En tout cas, pas à moi, donc le pire d’entre nous n’est jamais passé par là. Ça vous place d’emblée du côté des meilleurs.

— Retraite ! s’écria l’officier.
Louis obéit immédiatement. Il s’engouffra par la seule porte ouverte du module, suivi par son supérieur hiérarchique, pendant que de nouveaux projectiles fendaient l’air. Milo Tikosh activa le verrouillage avant de se demander où il s’était réfugié.
— Et crotte, le magasin…
Petit, aveugle et encombré, le local avait tout du parfait traquenard. À la place de leur agresseur, il voyait déjà mille et une façons de faire mourir à petit feu des idiots enfermés dedans. Avec un peu de chance, cependant, l’inconnu n’aurait pas autant d’imagination…
Première étape, reculer au fond de la pièce. Deuxième étape, essayer de ne pas prêter attention aux clous qui venaient de se planter à travers la porte et réfléchir. Qui était ce type ? Tikosh n’avait pas pris le temps de bien le regarder, essentiellement préoccupé par sa propre survie. Néanmoins, en rejouant mentalement la scène, il était à peu près sûr qu’il s’agissait d’un humain. En dépit de leur gabarit similaire, on ne risquait pas de confondre un terrien avec un idocéen pourvu d’une paire de bras supplémentaires, d’oreilles aussi grandes que sa tête et d’une queue bifide. Ils se trouvaient donc face à un congénère : un membre de la mission Grigri, sans doute, capable de se cacher dans les galeries techniques et d’agresser les visiteurs à coups de…
Le jeune homme se recroquevilla contre une étagère pendant que d’autres pointes se plantaient dans le mur au-dessus de sa tête.
À coups de pistolets à clous customisés, manifestement.

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