mardi 15 janvier 2013

OPSEA unité C

Ci-dessous, de la SF très soft en science, rien que des textes inédits... pour l'instant. Je croise les doigts pour que ça bouge un de ces jours.

L'OPSEA, ça vous dit quelque chose ?
Non ? C'est normal.
Les officiers de police et de gendarmerie connaissent l'existence de cet organisme un brin spécial placé sous l'autorité directe de l'Élysée, tout en espérant ne jamais avoir à travailler avec. Pourquoi ? Parce que l'Office Principal Spécialisé dans les Enquêtes Atypiques n'intervient que sur des dossiers bizarres, impliquant généralement des dimensions parallèles ou des trucs encore moins ragoûtants.

Les quatre unités (A, B, C, D) de l'OPSEA sacrifient en alternance une semaine sur quatre de leur vie, s'installant dans les locaux du samedi midi au samedi midi, sur la brèche, prêtes à traiter sans délai toutes les affaires qui se présentent sur l'ensemble du territoire français. Des dossiers de plus grande envergure feront l'objet d'une collaboration avec leurs homologues des pays voisins. Le tout conformément à une directive interplanétaire qui stipule que la Terre n'est pas prête pour un premier contact.
Diplomatie galactique, anomalies spatio-temporelles, artefacts extraterrestres, tel est le lot quotidien de l'Office. À la française, c'est-à-dire en composant avec les lourdeurs administratives et les contraintes budgétaires.

Depuis le départ d'Aimé-Pierre Colotti en 2008, le commissaire Nolwenn Vautier est à la tête de l'unité C. La jeune femme se distingue par des attitudes qui suggèrent qu'elle n'a jamais lu la définition du mot "tact" dans un dictionnaire, ainsi que par des méthodes très particulières de recrutement et de gestion de ses équipiers. Pas étonnant, dans ces conditions, que son unité soit la moins nombreuse de l'OPSEA, et aussi celle qui, d'un point de vue extérieur, semble la moins professionnelle.
Entre un xénolinguiste surdoué doublé d'un adolescent attardé qui n'aime pas qu'on le pousse, deux flics débauchés de la PJ (la meilleure amie de Nolwenn et un geek qui bave sur les technologies aliens), un toubib que plus rien n'étonne après dix ans de médecine de brousse et, plus tard, une jeune recrue plus calée en histoire de la musique qu'en procédures policières, on est en droit de se demander comment l'équipe arrive à boucler ses enquêtes.
La réponse est : parfois dans la douleur.
« Vous n’ôtez pas la balle ? s’étonna Laetitia.
— Inutile. D’une part, contrairement à ce que croient les gens, il ne faut pas toujours extraire les projectiles, et d’autre part, j’utilise des munitions biocompatibles.
— Ça existe, ça ? »
Il hocha la tête.
« Elles sont censées être aussi antiseptiques, mais ce n’est pas tout à fait au point.
— On travaille sur une version améliorée qui fera le café, » murmura Nolwenn Vautier.
Laurent Moreira ignora le sarcasme.
L'unité C apparaît dans deux nouvelles : À trop aimer Isabelle et À nos espoirs, ainsi que dans un roman en cours d'écriture : Cent quatre-vingts Pucelles.

Après deux minutes d’angoisse, trois petits panneaux coulissent enfin, révélant des projecteurs miniatures. Une image en trois dimensions se forme alors au bout de la planche, entre les deux baies vitrées. Il s’agit d’une tête humanoïde d’apparence féminine, plutôt jolie malgré ses oreilles en chou-fleur et l’aspect rêche de sa chevelure. Au milieu du visage triangulaire, deux yeux en amande un peu trop grands pour être humains regardent droit devant eux.
— Je crois qu’on vient de rencontrer l’IA du vaisseau, se réjouit Yann.
Karima grimace :
— Eh bien, je sens qu’on ne va pas être copines, parce qu’elle ressemble à mon ex-belle-sœur.

La fine équipe est approximée à l'aide de Crysandrea Dream Avatar Creator.

4 commentaires:

  1. L'organisation me semble étrange : j'imagine que chaque équipe n'a pas trois semaines de vacances par mois plus une semaine à se tourner les pouces s'il n'y aucune affaire surnaturelle à ce moment, et elles travaillent donc à l'OPSEA en parallèle de leur emploi dans d'autres forces de police. Donc pourquoi faire cette alternance ? Pourquoi ne pas plutôt sectoriser le pays de façon à ce que l'affaire aille à l'équipe inoccupée la plus proche ? Surtout que si deux affaires surviennent simultanément à Lille et à Marseille, une équipe va devoir diviser ses ressources pendant que les trois autres gèrent la circulation ! Du temps de sa grandeur par exemple, Torchwood avait un institut à Londres, un à Cardiff, un à Glasgow, un... quelque part, et certainement pas un cinquième à Delhi, c'est une fausse rumeur. Et malgré ça, c'est toujours Gwenn, Owen, Ianto et Tosh qu'on envoie chasser le dahu dans l'Himalaya...

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    1. C'est parce que Gwen a l'habitude des yétis.
      (oui, je sors)

      L'organisation est plus souple que ça, oui : en cas de coup de bourre, plusieurs unités peuvent se retrouver à travailler en simultané. C'est ce qui se passe dans le roman.

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    2. Un à Belfast, forcément (United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland oblige...)

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  2. Ca a l'air alléchant.
    Particulièrement "Cent quatre-vingts Pucelles".

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