mercredi 3 juillet 2013

L'imaginaire, solution de facilité ? Mais bien sûr...

Dans les "vrais" milieux littéraires, on considère parfois (voire souvent) que les littératures de l'imaginaire ne comptent pas comme de la littérature. Parce que les adultes ne croient plus aux contes ni aux mondes lointains. Parce qu'introduire une distanciation par rapport au réel tel qu'on le connaît, c'est une solution de facilité.
Alors peu importe la qualité de l'intrigue, peu importe le charme de la plume. J'ai déjà vu des commentaires du type "je n'ai pas lu ce livre plus tôt car je pensais qu'il y avait des éléments fantastiques". Ce qui aurait constitué une hérésie, à n'en pas douter.

Faciles, enfantins, la fantasy, la fantastique et la science-fiction ?
Il est vrai qu'en situant mon prochain roman dans un contexte d'uchronie magique, je m'affranchis de toute vraisemblance et je m'autorise à faire n'importe quoi, parce que je suis trop feignasse pour prendre la peine de me documenter.
C'est bien pour cela que je n'ai pas acheté ces livres.



Sans plaisanter, mettre en place un monde cohérent, qu'il soit futuriste, uchronique ou complètement fantasy, ça représente un authentique effort intellectuel. Faut-il que nous autres auteurs d'imaginaire soyons masochistes, pour fournir encore et toujours cet effort qui nous fait passer pour des rigolos !

5 commentaires:

  1. On a le même bug en romance, en jeunesse et en érotique :)
    Tout ce qui n'est pas littérature blanche, de genre ou publié chez les Grands n'a pas voix au chapitre ;)

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  2. Je m'étais lancée dans la fantasy parce que je pensais que faire dans l'historique était trop compliqué (je pense que les deux genres sont plutôt cousins).
    Ha. Haha. Hahaha. Je me suis mise le doigt dans l'œil jusqu'au coude (aïe).

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  3. Le problème du fantastique, c'est que beaucoup trop d'auteurs flemmards ne prennent pas le temps de poser un univers cohérent et balancent des TGCM au lecteur un peu tatillon. Dans la littérature "classique" (disons "réaliste"), c'est plus compliqué parce qu'on ne peut plus se cacher derrière son doigt en cas d'incohérence flagrante.

    Mais oui, si l'on veut écrire de façon sérieuse et crédible, c'est un boulot au moins aussi important que dans le vrai univers où nous vivons...

    Regards,
    Skro

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    1. Les rigolos, il y en a partout. Heureusement qu'ils n'atteignent que rarement le haut du panier (mais ceux qui y arrivent s'y incrustent parfois, sans qu'on sache trop pourquoi).

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  4. J'appelle ça "le complexe des mauvais genres".
    Vu que je lis de tout, le dénigrement dont ils sont l'objet me fait doucement marrer car beaucoup de ces romans sont des bijoux, des perles littéraires, certains sont d'une complexité telle qu'il me donnent du mal. Au final, on trouve autant de bon et de mauvais en "vraie" littérature.

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