jeudi 8 août 2013

Histoire de trèfles

En dédicace ou dans la "vraie vie", 99% du temps, je porte les deux mêmes paires de boucles d'oreilles : de petites améthystes, et des trèfles irlandais.
Ces derniers sont une parfaite illustration des jolies petites histoires qui peuvent rendre la vie magique.

Un trèfle, une améthyste. Vous les voyez ?

Les deux paires sont des cadeaux reçus de mon époux (que je peux remercier même s'il y a longtemps que c'est fait). Dans le cas des trèfles, l'achat a eu lieu à Killarney, lors de notre voyage en Irlande en août 2008. Il s'agit d'un bête modèle pour touristes, fermeture "dormeuse", alliage à pas cher, émaillé à la résine polymère.
Si vous me croisez demain ou l'an prochain, vous constaterez une curiosité, à condition de vous approcher suffisamment : un des deux trèfles a perdu sa décoration verte. Il est tout jaune, en alliage doré.

Que lui est-il arrivé ?

Quelque mois après avoir emménagé dans notre chez-nous actuel, il y a deux ans, j'ai constaté à mon grand désarroi qu'il me manquait un trèfle. Je l'ai cherché partout, en vain. Il avait dû se casser lors de ma journée de travail. Impossible de remettre la main dessus. La mort dans l'âme, j'ai alors déposé les boucles dans un coin : celle qui avait encore son trèfle et celle qui ne l'avait plus. Plusieurs fois, Nours m'a demandé pourquoi je ne les jetais pas. Le fait est que j'y tenais trop. Je pensais racheter un pendentif pour remplacer celui qui manquait, peut-être, un jour, en procrastinant sur la transaction.
Le temps a passé.
Un certain nombre de mois plus tard, un objet a attiré mon regard, dans l'allée de la maison. C'était petit mais bien isolé, mis en évidence, très visible. Il manquait le décor vert, mais j'ai tout de suite reconnu le trèfle perdu.

J'ignore comment il est revenu à la maison. J'ai du mal à croire qu'il ait été là tout ce temps sans que personne ne le remarque, et en même temps, je ne crois pas aux esprits ou aux divinités susceptibles de me ramener un objet.
Je ne sais pas. Voilà.
Mon trèfle me manquait et il est revenu.
Une raison de plus de ne pas m'en séparer.

3 commentaires:

  1. En résumé, un korrigan* t'a volé ton trèfle pour te le rendre quelques mois plus tard, et il faudrait qu'on le remercie ? Une bonne volée de fer froid, voilà tout ce que ces saletés méritent.


    *Ou assimilé. Mais on ne va pas accuser les leprechauns uniquement parce qu'il s'agit d'un trèfle irlandais. Ce n'est pas parce que je suis partisan de la solution finale qu'il faut tomber dans le cliché raciste : au contraire, je prône l'extermination de tout le « beau peuple » sans distinction d'origine ou de religion.

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    1. Y'a pas beaucoup de korrigans hors de Bretagne. Si on se rapproche de la Haute Mosellie Occidentale Supérieure, ou de la moitié Est de la région parisienne, on peut penser à des kobolds, des gnomes.
      Et je ne te laisserai pas parler de leurs doigts crochus et de leurs nez qui reniflent l'or, espèce de Faesciste!

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  2. Super mignonne, l'anecdote ! ;)

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