vendredi 20 septembre 2013

S comme... Sérieux (ou pas)

Il paraît qu'en accédant à l'âge adulte, on devient sérieux.
Je n'en suis pas si sûre.
Je veux dire, je vais quand même sur mes *kof, kof* trente-cinq ans, mariée, deux enfants, job, projets, maison, voitures, factures... et pourtant, rester sérieuse, c'est au-delà de mes forces. Peut-être cela signifie-t-il que je ne suis pas une "vraie" adulte, mais j'en doute.
En effet, comme le disent des gens très bien :


C'est bien simple, mon cerveau est câblé pour dire des bêtises, pas des trucs intelligents.
Si vous cherchez la définition du terme "esprit d'escalier" dans un dictionnaire illustré, vous avez de fortes chances de trouver ma photo juste à côté. Les arguments qui tuent, les piques décisives qui vous rabattent un caquet, je peux en avoir, mais il faut me laisser quelques heures de réflexion avant que ça ne me vienne. La probabilité de les caser avant la fin de la conversation avoisine le zéro absolu.
Bref, chez moi, l'escalier, c'est du calibre Rocamadour.
En revanche, s'il y a un calembour vaseux ou un double sens débile, je vais le trouver tout de suite. Hop, blague. De fesses, le plus souvent.

Évidemment, il y a des circonstances où il vaut mieux rester sérieux. Je ne rigole pas quand je remplis ma déclaration de revenus, par exemple. En revanche, entre deux moments de stress, détendre les zygomatiques, ça fait toujours du bien.
Cette dynamique vaut aussi pour mes textes. Si certains se veulent ouvertement drôles, comme Et pour quelques gigahertz de plus..., je saupoudre aussi quelques touches d'humour dans les autres, à de rares exceptions qui sont toujours des nouvelles. Parfois les personnages ont besoin de relâcher la pression et font un calembour. Parfois il leur arrive des mésaventures improbables, comme à nous tous.
Interrogée lors des Imaginales 2013, Alexandra Ivy expliquait qu'elle ne part jamais du principe qu'elle va écrire un livre drôle. Elle se lance dans un roman de romance paranormale (puisque c'est sa spécialité)... et puis, sa personnalité aidant, elle va l'émailler d'humour. Toutes proportions gardées puisque je ne suis pas Alexandra Ivy, je procède de la même manière. Ce n'est pas calculé, c'est juste ma façon d'être.

Comme le monde n'est qu'une vaste blague, il vaut mieux en rire.
Et puis rire de soi-même, pendant qu'on y est.
Non, je ne vais pas me prendre au sérieux de sitôt. C'est aussi pour cela que ce blog s'appelle toujours Histoires d'Oph, et non pas Blog officiel d'Ophélie Bruneau, parce que la notion d'officiel implique l'existence d'une entité officieuse, quelque part. Le jour où j'aurai une file d'attente en dédicace au lieu de deux potes, on en reparlera peut-être.

En attendant, je ne suis "arrivée" nulle part, je fais mon petit bonhomme de chemin dans les tréfonds du marigot... et je n'oublie jamais de rire.

La vie est une chose trop importante pour qu'on la prenne au sérieux.

1 commentaire:

  1. on peut rire de tout mais pas avec tout le monde. ceux qui n'ont pas envie de rire la porte c'est par la -------->
    ;)

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