vendredi 22 novembre 2013

NaNo 2013 [5]

Aujourd'hui 22 novembre, la ligne d'arrivée semble en vue, puisque j'aligne tous les jours entre 2000 et 2500 mots avec une régularité de métronome...
Oui, mais.
Mais ce soir, je ne suis pas chez moi, puisque je chanterai dans un bateau avec des pirates et des poupées, au fond d'une mine hantée, avec des gants à quatre doigts et un serre-tête à oreilles. Demain soir non plus, puisque je mangerai des Jelly Babies et des Jammie Dodgers tout en jouant du pipeau, le tout vêtue de Converse, de guêtres immondes, d'une grande écharpe et d'un fez, avec un parapluie dans une main et une branche de céleri dans l'autre.

— Will it hurt?
— Yes.
— Good.


Bref, si j'écris pendant le week-end, ça tiendra du miracle. Le défi NaNoWriMo sera donc relevé dans le courant de la semaine prochaine, un peu ric-rac par rapport au délai imparti.
La mauvaise nouvelle, c'est que je serai loin d'avoir terminé le roman... À vue de pif, le premier jet fera dans les 80000 mots, avant d'être raccourci à la hache aux alentours de 70000.
Que cela ne m'empêche pas de partager de nouveaux extraits !
Monsieur Ricquebourg avança d’un pas et lorgna la malade d’une façon tout à fait inconvenante.
« Je vois. Courbatures, maux de tête ? »
La jeune fille acquiesça.
« Tirez la langue. »
Elle obéit. Il se pencha pour mieux voir, avant de reculer avec une grimace.
« Kala, je crois que ton amie a réussi l’exploit de contracter la dengue hors-saison.
— Ce n’est pas mon amie, mais ma patronne !
— Ce qui revient au même, te connaissant. »
Il adressa un sourire complice à son ancienne employée.

Un employé des thermes dévia l’écoulement de l’eau pour remplir son bassin, puis Kala l’aida à se dévêtir dans l’espace privatif dont elle bénéficiait pour deux heures. La jeune fille se glissa dans le bain tiède, appréciant son étrange odeur métallique. En fermant les yeux, elle pouvait faire abstraction des piscines voisines, seulement séparées de la sienne par une cloison tressée. Un bruit de cascade chantait à ses oreilles, bientôt accompagné par une des mélopées que sa femme de chambre aimait à fredonner tout bas.

1 commentaire:

  1. Tu ne vas pas jusqu'à porter la veste de 6 ? Dommage. Mais je serais quand même curieux de voir le résultat.

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