mardi 31 décembre 2013

Hé, 2013...

Tu sais quoi ?
Mes amis et moi, comme chaque année, nous apprêtons à te dire au revoir. C'est notre tradition à nous. La première fois, nous avions réglé son compte à 1999, dans des conditions un peu particulières, parce que la tempête de Noël avait coupé les liaisons ferroviaires pendant plusieurs jours et qu'un TGV n'est pas équipé pour accueillir un surplus de voyageurs debout, mais avec une sacrée dose de bonne humeur.
Nours et moi, célébrant l'arrivée de l'an 2000 (oui, nous étions jeunes et beaux à l'époque)

Quatorze ans plus tard, l'habitude est restée. Les choses sont un peu différentes : nous n'empruntons plus les maisons de nos parents, nos propres enfants se sont joints à la fête, et puis nous nous couchons plus tôt, plus calmement, en mode "trop vieux pour ces conneries". Mais la joie demeure. C'est elle qui compte.
2014 attend sur le pas de la porte et les préparatifs vont bon train. Face à ce nouveau changement, je me sens tiraillée entre deux émotions, un peu comme (pardon my geek) à l'approche du dernier épisode de Noël de Doctor Who. Je m'explique : je savais qu'à cette occasion, le Onzième Docteur, interprété par Matt Smith, tirerait sa révérence, remplacé par un Douzième Docteur avec les traits de Peter Capaldi.


J'étais impatiente de voir Capaldi, un acteur talentueux et plein d'énergie, endosser le rôle et montrer ce qu'il allait en faire. En même temps, le Onzième Docteur, personnage controversé par excellence et que certains ont haï avec passion tout au long de ses trois saisons de présence, se trouve être mon préféré (et je les ai tous vus en action sauf les 5, 6 et 7, lacune que je devrais combler dans les mois à venir). Sa façon de souffler le chaud et le froid, d'agir et de penser clairement en-dehors de nos références, l'enthousiasme de Matt Smith et son don pour prendre des mimiques de petit vieux qui contrastent avec son physique juvénile... Là où il en horripile plus d'un, moi, je trouve en lui tout ce que j'attends du Docteur. Alors, savoir qu'il allait partir, ça me fichait un peu par terre. Ambivalence, mon amour.
Au final, tu sais quoi ? J'ai vu le Onzième Docteur faire ses adieux sans verser la moindre larme, moi qui pleure si facilement. J'ai trouvé que c'était bien ainsi, qu'il partait en temps et en heure, après avoir fait ce qu'il fallait.
Et si, toi aussi, tu rendais les armes avec le sourire, en sachant que tu ne me dois plus rien ?

Récapitulons...
En 2013, j'ai découvert deux séries de bouquins passionnantes : le Protectorat de l'Ombrelle de Gail Carriger (qui est adorable), et le Dernier Apprenti Sorcier de Ben Aaronovitch (dont on m'a dit qu'il l'était également).
En 2013, j'ai partagé une bonne partie de mon année avec deux chats adorables, Zack le roi du câlin et Berlioz la peluche.
En 2013, j'ai rencontré des gens formidables et entretenu des amitiés précieuses. Je ne tiendrai pas le compte, parce que je vais forcément oublier quelqu'un.
En 2013, j'ai eu Mathieu Guibé comme patron, et franchement, j'aurais pu beaucoup plus mal tomber. En témoignent le succès de L'Ouroboros d'argent et ma petite fierté personnelle sur Nino l'Esquisseur.
En 2013, je me suis fait fouetter par Pierre-Alexandre Sicart, troublant sosie (en mieux !) de l'acteur Ioan Gruffudd, et je ne regrette pas une seconde le boulot qu'il m'a fait accomplir sur À nos espoirs, dans son anthologie Noëls d'hier et de demain.
En 2013, je suis allée à la rencontre des lecteurs un peu partout en région parisienne, mais aussi à Épinal, à Lyon et à Albi. C'était super.
En 2013, j'ai rejoint le collectif The Deep Ones, chanté et joué de la flûte devant un public, le tout, allez savoir comment, sans avoir la moindre pointe de trac avant de monter sur scène.
En 2013, j'ai aidé des amis à rencontrer la chatonne de leurs rêves qui était née en fourrière, j'ai vu vivre et mourir un petit Heaven, j'ai ri aux facéties d'un psychocat birman, suivi avec un peu d'angoisse les soucis de sa maîtresse, pour finir sur une note de soulagement.
En 2013, j'ai envoyé la suite de mon premier roman à son éditeur, terminé le premier jet d'un autre roman de science-fiction, écrit une novella fantastique et pas mal entamé un roman comme je les aime, multi-étiquettes, un peu comme moi.
Bref, en 2013, j'ai vu, vécu, appris, accompli, aimé, donné, et surtout, j'ai partagé.

Rien d'extraordinaire, juste une année bien remplie.

Et un petit Dérénik pour la route, parce que je l'aime bien, ce mignon-là.

À présent, j'attends 2014 avec impatience, sans savoir ce qu'elle me réserve, ne serait-ce que parce qu'à l'heure actuelle, je n'ai aucune publication ferme prévue sur l'année. Mais tout bouge, à commencer par moi. Nouvelle année, nouvelle Oph. Alors, une dernière fois en 2013, j'emprunte les mots du Docteur :

"Et c'est normal, c'est bien, il faut continuer à avancer, tant que l'on se souvient de toutes les personnes que l'on a été."

Au revoir, 2013. Je ne t'oublierai pas.

13 commentaires:

  1. Je ne m'en remettrai jamais, Nours a un jour été imberbe (pardon) !
    Toi en revanche tu n'as pas changé...
    Sinon, profites bien de cette fin d'année 2013 et de ce début d'année 2014, j'espère qu'elle verra plein de nouveau partage !
    Bisous.

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    1. Et je suis sur que tu m'as déjà vu sans barbe, vu qu'elle a 3-4 ans. Par contre les cheveux courts, ça fait un baille.

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    2. Tu crois ? ça me perturbe quand même :)
      Mais c'est peut-être les cheveux courts !

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    3. Je crois que tu l'as toujours connu avec au moins un bouc... Il l'a laissé pousser en 2004.

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  2. Oh mince alors ! Je venais fouiner par ici comme je le fais souvent, et je vois un 'tit passage sur ma psychobouille d'amour et moi-même. J'ai les larmes aux yeux, je deviens guimauve, haaaaaaaa @_@

    Un grand merci à toi. Tu fais partie des gens qui m'ont aidée à garder la tête hors de l'eau le temps que tout s'arrange :)

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  3. Alors, une dernière fois en 2013, j'emprunte les mots du Docteur :

    "Kidneys! I've got new kidneys! I don't like the colour.”

    Les citations du Docteur sont toujours pertinentes, en toute situation.

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    1. On ne parle pas assez de nos organes internes et de leur couleur. C'est vrai.

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