mercredi 18 décembre 2013

L'après-shampooing maison pour les nuls (et par les nuls, aussi)

Un jour, j'ai voulu arrêter de mettre n'importe quoi dans mes cheveux.

Clarifions la situation : ma chevelure est une de mes grandes fiertés. Lisse depuis toujours, mais un peu ondulée depuis la naissance de Poussinette, elle arbore une belle nuance de brun, quelque peu cuivrée par mes gènes de rousse. Elle s'emmêle peu, bref, aucun souci particulier de maintenance. Je ne la coupe donc plus depuis des années, ce qui lui a permis, semble-t-il, d'atteindre sa longueur maximale (obtenue en multipliant la vitesse de pousse par la durée de vie d'un cheveu).

Selfie-de-cheveux.

Alors est arrivé ce jour où la liste des ingrédients dans les produits capillaires m'a un peu fait peur. Tout cela était-il bien raisonnable ?
Pour le shampooing, j'ai une bouteille de machin bio qui me durera encore quelque temps. En revanche, avec ma longueur, s'il y a un produit dont je fais une consommation à la limite de l'industriel, c'est bien l'après-shampooing.
Que j'ai donc décidé de tambouiller moi-même, pas forcément en 100% bio, mais au moins, en sachant ce que je mettais dedans.

Un après-shampooing, concrètement, c'est quoi ?
C'est une émulsion (huile + eau  + émulsifiant) enrichie en éléments qui font du bien aux cheveux. Idéalement, c'est acide, pour resserrer la fibre capillaire.
Et ça peut tout à fait se fabriquer dans une cuisine équipée du minimum, à savoir, un batteur électrique et de quoi bidouiller un bain-marie.

Mon après-shampooing pour les nuls

Matériel
  • Un bain-marie (j'ai fait tout ça dans ma sauteuse posée sur mes feux au gaz).
  • Deux petits récipients pour aller dedans (des boîtes compatibles micro-ondes feront l'affaire, à condition d'être nickel-propres et de préférence désinfectées – au moins une des deux doit avoir une largeur suffisante pour y faire tourner votre batteur).
  • Votre batteur électrique.
  • Une cuillère pour touiller avant de battre le tout.
 Ingrédients
  • Des produits à base d'eau pour la phase aqueuse (j'ai mis du jus de citron, de l'hydrolat de rose, et un peu d'eau – en bouteille, c'est mieux).
  • Des produits gras pour la phase huileuse (j'ai mis de l'huile d'olive, de l'huile de coco, de l'huile de jojoba et de l'huile d'argan).
  • Un émulsifiant (j'ai mis du BTMS, recommandé par Aroma-Zone pour les produits capillaires – il se mélange avec la phase huileuse).
  • Un conservateur (j'ai pris le "Naticide" de chez Aroma-Zone).
  • Des trucs en plus si ça vous fait plaisir (j'ai ajouté du Honeyquat et de l'huile essentielle d'ylang-ylang).


Quoi, les proportions ?
Pifométriques, pour un volume global d'un peu plus de 100 mL.
Le tout est d'avoir un micropoil plus de phase huileuse que de phase aqueuse, et de ne pas hésiter à avoir la main un peu lourde sur l'émulsifiant (le produit sera plus épais, mais au moins, vous ne foirerez pas votre émulsion). Les huiles essentielles, toujours très peu. Pour le Honeyquat, dégagez le compte-goutte, on en met quelques mL.

Panique en cuisine !
  • Mettez de l'eau à bouillir dans votre bain-marie.
  • Pendant que ça chauffe, préparez votre phase huileuse dans un des récipients (celui dans lequel vous battrez le mélange) et votre phase aqueuse dans l'autre.
  • Quand ça frétille, mettez la phase aqueuse à chauffer.
  • Attendez deux ou trois minutes, puis mettez aussi la phase huileuse.
  • Indice pour la température : le BTMS fond à 55°C. Quand il est complètement dissout dans l'huile, on peut raisonnablement estimer que la température est suffisante pour permettre l'émulsion. Attendez encore un peu pour être sûr.
  • Sortez la phase huileuse du bain-marie, enclenchez le batteur.
  • N'attendez pas trop avant de sortir la phase aqueuse et de la verser dans la phase huileuse, batteur toujours en marche.
  • Bzzzzzzzzzz... (quelques minutes, ça va refroidir, et commencer à épaissir, si tout va bien).
  • Ajoutez les ingrédients complémentaires, un par un.
  • Quand tout est bien mélangé, logiquement, c'est presque froid. Arrêtez le batteur, c'est terminé.
 Tadam !

Si vous souhaitez un emballage plus classe, il ne vous reste plus qu'à transférer amoureusement le produit dans votre joli pot, lui aussi nickel-propre et de préférence désinfecté. Une maryse vous aidera à en perdre le moins possible dans l'opération.

Merci, tatie Oph !

2 commentaires:

  1. Je pense que tu omets l'aspect le plus important de la préparation : comment fais-tu pour surmonter le réflexe de lécher le plat ? Est-ce l'odeur seule qui suffit à te rappeler à chaque seconde que ce n'est pas comestible ?

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    1. Oui, ça a vraiment une odeur de cosmétique, ça aide à ne pas confondre avec une crème à la vanille.

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