lundi 7 avril 2014

Un instant de faiblesse

J'ai adoré mon week-end spécial Zone Franche. A-do-ré. Vraiment.
Déjà, c'est une occasion à peu près unique de revoir des gens qu'on n'a pas d'autre occasion de rencontrer (typiquement, Éric Nieudan, qui habite à Dublin et qu'il ne faut donc pas rater). Ensuite, il y a une belle ambiance, assez familiale, une sorte de kermesse des petits éditeurs de l'imaginaire, et on se marre bien. Et enfin, cette année, j'avais en plus la grande joie d'être en concert avec les Deep Ones.
Bref, du bonheur en barre ! Mais aussi l'habituel revers de la médaille : beaucoup de fatigue.

Et puis il n'y a pas que de bonnes nouvelles.
Ce week-end, nous avons officiellement appris la fermeture des éditions Argemmios, ce qui signifie que l'anthologie Noëls d'hier et de demain aura été leur dernier ouvrage. Pour moi, c'est un honneur d'avoir fait partie de l'aventure avant la fin. Respect et grosses bises à Nathalie Dau, lâchée par sa santé, qui a pris une décision difficile, alors que les finances de sa petite entreprise n'étaient pas si mauvaises.

D'autre part, j'ai reçu deux mails de refus pour des romans, à quelques jours à peine d'intervalle. Tout est normal, me direz-vous : c'est comme ça que ça marche et je devrais être habituée.
Oui, je le suis. Il n'empêche que deux fois de suite, ça attaque bien la confiance en soi.

Voilà pourquoi, aujourd'hui, j'ai comme qui dirait un petit coup de mou.
 
Pourtant, il y a du rose dans le tableau. Et même pas mal, pour quiconque se donne la peine de ne pas broyer trop de noir.

Je suis écrivain. C'est comme ça. Je le sais, je le sens, les histoires me coulent dans le cerveau en même temps que les autres influx nerveux. Quand un éditeur ne veut pas d'un de mes textes, ou quand rien ne vient alors que j'ai très envie d'écrire sur un thème, ça fait mal, mais ça ne change rien.
D'ailleurs, j'ai de bons espoirs d'arriver quelque part avec un de mes romans, placé entre d'excellentes mains, dont celles de quelqu'un qui en avait apprécié une version antérieure.
Quant au dernier-né, actuellement en révision après alpha-lecture, il a virtuellement déjà un éditeur.

(ça reste virtuel, on ne s'emballe pas et on garde le champagne au frais, merci)

Pendant qu'on est là, et en attendant que la niaque me revienne, je fais plein d'énormes bises à tous les gens qui font l'effort, dans ces périodes de doute, de me dire des trucs gentils pour me réconforter.
Demain, j'aurai dormi. Demain, ça ira mieux.
Reste à redéfinir mes priorités, pour choisir sur quel texte je bosserai en premier avec cette énergie revenue.

5 commentaires:

  1. J'était complètement shootée au médocs, mais quand même, comment j'ai fait pour te manquer samedi ??? Je suis super désolée, j'aurais vraiment aimé te voir et papoter un peu.
    (encore une belle epic fail, tiens !)

    En tout cas, je comprends ce que tu ressens et je te fais un gros câlin virtuel. Dis-toi que tu as quand même déjà fait tes preuves (avec des publications qui ont trouvé leur public et reçu de bonnes critiques !), c'est déjà un gros point en plus.
    Puis j'adore tes romans, alors j'espère bien que tu continueras à publier !

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    1. Comment tu m'as ratée ? Rien de plus simple ! Je n'étais pas sur le salon le samedi. J'ai fait mon ménage, puis mes courses, et je suis allée directement à la médiathèque pour préparer le concert.

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    2. Ouf, quelque part, ça me rassure !
      Sinon, ça va mieux, tu as repris un peu de confiance ?
      (les calins de chats c'est efficace je trouve, dans ces périodes)

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    3. Ça va mieux, mais les chats n'y sont pour rien (ils ne m'aident pas beaucoup à reprendre confiance, en général).

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  2. J'ai justement pensé à toi en voyant l'annonce d'Argemmios hier... :(
    C'est toujours triste de voir le rêve de quelqu'un prendre fin. J'espère au moins que Nathalie Dau finira par retrouver la santé.

    Pour le reste, je te fais de gros poutoux. Je me sens impuissante de là où je suis, mais je ne peux pas non plus passer par dessus tes posts et statuts où on te sent dans une baisse de régime, comme si de rien était. Surtout que tu as souvent eu des paroles réconfortantes pour moi dans le même genre de situation.

    Je te fais un 'rô câlin tout serré et espère que la pêche va vite te revenir. Une caresse aux psychotrucs au passage, et à Glam le terrible ♥

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