mercredi 14 octobre 2015

Quand la mémoire frappe

J'aurais dû le savoir depuis longtemps. Tous les éléments étaient réunis devant moi, ou dans ma tête, et pourtant, j'ai mis des années à comprendre qu'ils s'emboîtaient.
Curieux animal que la mémoire. Curieux labyrinthe que le cerveau.
Je sais désormais que, même chez quelqu'un comme moi qui se targue de faire les connexions vite et bien (ça aide, quand on a la prétention d'écrire de la fiction), certains liens peuvent refuser de s'établir. Ça ouvre tout plein de possibilités de développement psychologique pour de futurs romans.
 
Mais de quoi est-ce que je parle ?
De mon passé, et du présent de la France. D'un truc anecdotique, qui ne m'impressionne que par la force avec laquelle je l'ai occulté (et l'intensité du coup de boomerang consécutif).

Année scolaire 1987-1988 : je suis dans une classe de double niveau CM1-CM2. Jusqu'ici, tout va bien (à part mon don de l'époque pour choisir des lunettes ignob'). Patelin que l'on qualifiera sobrement de "bon niveau socio-culturel", bambins proprets et bien élevés. Nickel.
 
 
Au passage, merci à ma maman qui a retrouvé la photo de classe.
 
La charmante dame a été une super enseignante, surtout dans une période où je n'étais pas facile à gérer. Ma mémoire étant ce qu'elle est, je garde peu de souvenirs de mon passage dans sa classe, mais ils sont tous très bons.
Son fils cadet était au CP à l'époque. Encore petit, très mignon, il aimait venir lui faire un bisou à la récréation.
 
Dernièrement, puisqu'avec les éditions du Chat Noir, nous causions dédicaces, j'ai mentionné le fait qu'il y avait désormais un important Salon du Livre dans cette jolie petite ville. Que ça vaudrait peut-être le coup d'y participer, un jour, en tant qu'ancienne enfant du coin. Ça m'a fait remonter quelques souvenirs, dont les noms de mes maîtresses.
Sans comprendre pourquoi, j'avais un black-out sur celle-ci. Alors j'ai forcé. Je n'aime pas quand ma mémoire me refuse certaines données que je sais avoir quelque part dans le disque dur.
Et vlan.
Ma maîtresse de CM1, cette très gentille dame souriante, s'appelait Madame Philippot. Et son fils cadet, le mignonnet... Florian.
 
Mince alors, voilà pourquoi le nom de Florian Philippot m'avait toujours paru familier sans que je sache pourquoi ! Parce qu'en fait, j'étais allée à l'école avec lui !
J'ai vérifié, c'est bien le même. Tout concorde : dates, lieux, profession des parents. Le petit bonhomme adorable de mes souvenirs est bel et bien devenu le numéro 2 du Front National.
 
Circonvolutions de la mémoire, que me cachez-vous encore ?

2 commentaires:

  1. Attends là Oph , tu nous dis que tu es du Nord???? C'est ça le scoop!!!!! Et puis pour Phillipot tu sais c'est pas si grave , moi j''ai une amie qui avait Kev adams dans sa classe au collège , donc c'était terrible pour elle ^^.
    Non plus sérieusement là plupart des gens ne sont plus ce qu'ils étaient à 6 ans , et puis il était surement gentil à l'époque ?

    Enfin pour moi la vraie info c'est que tu du Nord ^^ , alors peut être l'as tu déjà dit mais moi c'est comme ça que je le découvre !

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    1. Je ne le cache pas, pourtant. C'est même mentionné sur ma page Wikipédia. :)

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