lundi 2 mai 2016

Un petit Camp et puis s'en va

En avril, comme chaque mois d'avril depuis... pas si longtemps, en fait, c'était le Camp NaNoWriMo de printemps. J'y ai participé pour la première fois après avoir fait deux Camps d'été (et bien entendu, dix NaNoWriMos grand format de novembre). Une petite promenade sympa, pensais-je : 15000 mots seulement, à la saison jolie où le beau temps revient, les jours s'allongent, les oiseaux chantent...
Mouais.
En fin de compte, j'ai rarement autant craint de ne pas relever le défi.
Pourquoi ? Parce que j'avais la tête extrêmement prise par mon boulot-qui-paie-les-factures, avec une grosse échéance qui arrive bientôt ; parce que le roman concerné, Ysa Zéro, était en plein pot-au-noir des deux tiers et pas évident à reprendre à ce stade ; parce qu'on a eu des potes à la maison pendant une semaine et qu'il est malvenu, dans ces conditions, de faire l'asociale en allant passer la soirée à écrire ; parce que j'étais fatiguée ; parce que j'ai eu la "bonne" idée d'ouvrir mon propre chalet (chat privé réunissant jusqu'à 12 écrivains) dont les membres ont été très discrets, donc pour l'émulation, c'était moyen.
Au final, j'ai quand même écrit mes 15000 mots. 15060 exactement, d'après le compteur officiel.


Le troisième acte est ainsi bien entamé, mais plus j'avance, plus je me rends compte des modifications nécessaires pour rendre l'intrigue cohérente et le monde solide. Même ce matin, une info apparaissant au hasard de Google Actualités a remis en cause un élément important.
Néanmoins, ce qui compte, c'est que j'ai avancé sur le roman, comme je l'avais souhaité.

Un extrait pour fêter ça :

Une lampe solitaire, posée entre deux caisses à patates du côté le moins visible de la maison, dessinait dans la nuit un halo de clarté au milieu duquel se tenait Artemios, à quatre pattes sur le sol, griffonnant des schémas au dos de vieux papiers. Quand il leva la tête pour voir qui arrivait, Floyd aperçut les cernes qui lui mangeaient le visage.
— Tu n’as pas dormi ?
— Pas possible. J’ai trop de choses à l’esprit, ça tourne dans tous les sens dès que j’essaie de me coucher, il faut que ça sorte.

À présent que mai est arrivé, je laisse reposer le texte quelque temps, en résistant à la tentation de finir le chapitre en cours : il vaut mieux reprendre l'écriture avec un semblant d'élan. Il reste à vue de nez encore 15000 ou 20000 mots à écrire sur ce roman, pour un texte qui avoisinera les 500 000 à 600 000 caractères dans sa version finale (un peu plus gros que Fille des deux rives et un peu plus petit que La dernière fée de Bourbon).

En mai, je ne fais pas spécialement ce qui me plaît : j'ai des chantiers à avancer. En l'occurrence, deux romans à relire et modifier, en commençant par Mort sur la baie, le tome 3 de la série Ana l'Étoilée.

Je reviendrai au Camp NaNoWriMo en juillet, soit avec le tome 4, soit avec un deuxième roman Freaks' Squeele.

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