jeudi 13 octobre 2016

Brumes d'octobre

Cette année, pour la première fois depuis dix ans, je ne passe pas mon mois d'octobre à préparer le NaNoWriMo. Ça fait bizarre. Ça engendrerait presque une sensation de désœuvrement si je n'avais la tête particulièrement bien occupée par ailleurs.
Je pense, donc je doute. Les aléas du cogito.

Dans le doute, rachetez une paire de chaussures. Ça n'arrangera pas forcément vos soucis, mais vous aurez de super godasses.
 
Entre deux relectures d'une nouvelle très limite par rapport au thème de l'appel à textes auquel elle est censée répondre, et décidément pas assez géniale pour transcender ce handicap, je poursuis, cahin-caha, l'écriture d'Ysa Zéro quand le reste de ma vie m'en laisse le loisir.
Je veux finir ce roman. Je sais quel éditeur, dans mes rêves les plus fous, pourrait le publier. Mais voilà, avec l'automne et son cortège de petites déstabilisations psychologiques, j'y crois de moins en moins, à mes rêves. Tous ces efforts me paraissent donc parfois vains, ce qui n'aide pas à finir ce sacré fichu premier jet. Ni à envisager sereinement l'écriture des deux romans actuellement en gestation au fond de ma tête. Et pour couronner le tout, je culpabilise copieusement d'entretenir de tels états d'âme alors qu'il s'agit de First World Problems de compétition. Youhou !

Un peu de baume au cœur : ma mutation se passe bien. Je reste en transition, encore un peu sur l'ancienne affectation et pas tout à fait installée sur la nouvelle, mais j'ai un bon feeling avec l'équipe, la mission, les interlocuteurs. Le temps de régler mon emploi du temps, de configurer mon poste de travail, et tout devrait rouler.
En plus, il y a souvent des Pokémons intéressants à la sortie du métro.

Par ailleurs, si j'ai souvent la tête ailleurs qu'à l'écriture, c'est aussi lié à la reprise de mon activité de famille d'accueil pour chats. Jivana ayant peur de ses congénères, j'ai décidé de me limiter à des chatons, afin de lui laisser l'avantage physique pour défendre son territoire.
Le pensionnaire du moment s'appelle Merveille ; c'est un bout de chou noir smoke à poils longs, très beau et surtout très pot de colle. Dans la vie, il aime les câlins et pas grand-chose d'autre.


Avec une bouille pareille, je ne doute pas de sa capacité à trouver très vite une famille d'adoption...
Mais pendant sa quarantaine, il a eu un pic de fièvre suivi d'une période d'hypothermie, le tout avec anorexie et abattement général. J'ai dû le gaver pour limiter la déshydratation, le booster à coups de corticoïdes et de vitamines, et il est toujours sous antibiotiques à l'heure qu'il est. Autant dire que quand on s'occupe d'un chaton aux portes de la mort, on n'a pas trop le loisir de penser à autre chose.

Haut les cœurs ! Merveille va mieux. Je vais bien. J'ai une super idée de costume d'Halloween. Et aussi, loin de mes univers précédents, un projet steampunk (sans magie) en cours d'élaboration – je rêve déjà de vous faire découvrir Clara, Jacques, Tom et Roisin.
Tant pis si Ana l'Étoilée est un échec : ventes décevantes pour le tome 1, manque d'intérêt manifeste pour le tome 2 (une seule chronique pour un roman aussi court, plus d'un mois après sa sortie, c'est une grosse baffe dans la tronche, ni plus ni moins). Le tome 4 ne paraîtra vraisemblablement pas aux éditions du Chat Noir, mais je l'écrirai quand même, pour terminer l'arc proprement. Un peu d'autopublication n'a jamais fait de mal à personne.
Finir Ysa, faire mes adieux à Ana, découvrir Clara. J'ai de quoi m'occuper pour l'année à venir, même sans NaNoWriMo.

Mes rêves brûlent en vol, c'est cuisant, mais tant que j'aimerai ce que je fais, j'avancerai au cœur des brumes d'octobre qui pendent aux branches de la forêt toute proche. La famille, le bureau, les animaux, l'écriture, la musique, la couture et tout le reste. Tous ces soucis ne sont que des First World Problems.

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