mercredi 8 novembre 2017

Et l'écrirêveuse écrirêvait

Enfin, rêvait, surtout.

En octobre, j'ai mis un point final au premier jet d'Au-delà des lumières, quatrième et dernier tome de la série Ana l'Étoilée. C'était curieux d'en terminer avec une héroïne à laquelle, pendant des années, je suis revenue entre deux projets qui n'avaient rien à voir. Mon petit détour chez Ana, c'était ma respiration, mon bol de fun. J'ai adoré me mettre dans la peau de cette jeune femme qui vit bien sa nature de sorcière, un peu moins bien les ennuis qui lui tombent sur le coin du nez, et qui a toujours des pensées incongrues au mauvais moment.


Allez, ce n'est pas encore tout à fait fini. J'ai deux phases de correction/réécriture devant moi : avant l'envoi à l'éditeur, et après, avec Mathieu Guibé à la direction littéraire.
Mais avant de penser au tome 4, n'oublions pas que le tome 3 est sorti depuis deux mois et que j'ai deux salons d'automne pour le dédicacer !


La première de ces dates a eu lieu le week-end dernier : c'était le Salon Fantastique. Égal à lui-même en termes de lieu et d'organisation (on est quand même mieux à Champerret qu'à la Porte de la Villette), ce week-end m'a permis de retrouver des camarades que je n'avais pas vus depuis trop longtemps. Voilà ce qui arrive quand on décide de lever le pied sur les événements auxquels on n'est pas invitée : on n'est pas invitée davantage et donc on ne va plus nulle part.
En tout cas, c'était très chouette. J'étais malade, mais c'était très chouette.


La seconde occasion de me rencontrer est prevue dans deux semaines, au Salon du Livre de Colmar. Il s'agira de ma toute première dédicace en Alsace. Outre les trois premiers tomes d'Ana l'Étoilée, je pourrai y signer L'Ouroboros d'argent... mais probablement pas La dernière fée de Bourbon.

En effet, au Salon Fantastique, nous avons une nouvelle fois écoulé tous les exemplaires du roman disponibles sur place ; la différence avec les salons précédents, c'est que sauf découverte miraculeuse de dernière minute, il n'en reste plus en stock aux éditions du Chat Noir.
Je répète : il n'y a plus d'exemplaires de La dernière fée de Bourbon aux éditions du Chat Noir. Il en reste un certain nombre en librairie, mais c'est tout.
Qu'est-ce qu'on fait, alors ? Le roman sera-t-il épuisé ?
Non.
Son exploitation aux éditions du Chat Noir continuera sous forme d'impression à la demande.

Mais pour mon uchronie fantastique réunionnaise, ce succès est surtout l'occasion de passer à la vitesse supérieure puisqu'une réédition en semi-poche est prévue au printemps 2018 !
Pour ma fée, c'est la promesse d'une meilleure diffusion, d'une présence mieux assurée en librairie, et aussi peut-être de dédicaces en plus ; je commence à me pencher sur le sujet. J'ai des plans assez sérieux pour deux librairies en région parisienne.

Et ensuite ?
Ensuite, pas grand-chose de visible. Une fois passées les échéances d'Ana et de la Fée, je suis actuellement sans autre contrat d'édition.
Il y a la suite de L'Ouroboros d'argent, mais c'est compliqué de publier une suite si longtemps après le premier tome.
Il y a la suite d'Et pour quelques gigahertz de plus, mais le rythme de parution d'Ad Astra met ce roman-là quelque part entre l'Arlésienne et le serpent de mer.
Il y a Fille des deux rives et son pendant inédit Fils du miroir, à ressortir peut-être un jour, pourquoi pas en auto-édition ?
Il y a 180 qui ne trouve pas preneur, mais je n'ai pas beaucoup d'énergie à consacrer à la recherche de ce côté.
Il y a Freaks' Squeele qui doit rentrer dans le giron d'Ankama, mais pas avant que Florent et moi n'ayons récupéré les droits sur le tome 1, courant 2018.

Et puis, là, tout de suite, maintenant, il y a Ysa Zéro.
J'ai entamé le travail de correction-réécriture sur mon roman de SF YA pseudo-dystopique (souvenez-vous de mon incapacité chronique à rester dans les codes d'un sous-genre, quel qu'il soit) par une bonne relecture, et le verdict s'est avéré implacable : tout le début était à refaire. Par là, j'entends au moins les quatre ou cinq premiers chapitres. Je m'acquitte de cette tâche à la vitesse d'un escargot, en partie parce que ma motivation est limitée en ce moment, et en partie parce que c'est compliqué d'écrire quand, à force de rhume, on a le cerveau qui coule par le nez.
J'ai deux ou trois éditeurs en ligne de mire pour ce roman. J'aime toujours d'amour ma jeune héroïne. Conclusion : il me faut quelques coups de pied au derrière.

1 commentaire:

  1. attention prévoir une bonne doudoune pour Colmar! ;)
    il ne fait déjà pas très chaud en ce moment, alors fin novembre...
    sinon, y'a l'option vin chaud :)

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