jeudi 29 avril 2010

Le monde selon Ève (anthologie)



Pour être tout à fait honnête, face à ce premier livre des éditions Voy'[el] dont j'avais fait l'acquisition, je pensais "bof". La faute sans doute à l'illustration de couverture, très belle en soi mais qui laissait imaginer un contenu superficiel. Je sais, je suis une vilaine lectrice pleine de préjugés. Et pour le coup, j'en ai pris pour mon grade.

En effet, je n'ai que deux reproches à faire sur l'ensemble des huit textes composant cette anthologie réalisée au profit de la scolarisation des filles en Inde :
1- Un nombre de coquilles assez important, pas himalayen (pour rappel, le record à battre reste celui de Fils de la Haine de Patrick Eris chez Rivière Blanche) mais très perfectible.
2- Le style d'écriture de Bernard Weiss, adepte du "petit pont" (enchaînement de phrases très sec, sans rien qui indique les liens entre elles) et dont la nouvelle clôt l'ouvrage, ce qui fait qu'on s'en souvient mieux.

Les histoires elles-mêmes sont variées, inventives et souvent riches en métatexte, ce que j'appelle volontiers la "profondeur d'écriture" et qui, je m'en rends compte de mieux en mieux, est ce qui sépare une chouette histoire d'une vraie nouvelle de qualité. Bref, ce Monde selon Ève est un bon bouquin.
Nicky, je te déteste, ta nouvelle est super, avec ou sans Chuck Norris.

Pendant ce temps, le même Nicky m'a refusé une nouvelle dont j'ai retouché deux phrases avant de la renvoyer ailleurs. Et si j'y arrive, j'en envoie une autre ce soir.
Optimisme, toujours !


Le Monde selon Ève
Anthologie dirigée par Corinne Guitteaud
Éditions Voy'[el]
11 euros

lundi 26 avril 2010

De l'art de baver sur le bout du rouleau (dans un Tupperware)

La semaine dernière, j'étais en congés.
Du monde à la maison, soit trois enfants dans un appartement de 73 m² déjà blindé à mort parce que, l'air de rien, une maison de geeks, c'est vachement plus encombré que chez des gens normaux : chacun a son ordinateur et le bureau qui va avec, sans compter les bibliothèques que l'on case dans tous les recoins disponibles.
Devant l'impossibilité de respirer dans ce vase clos par trop exigu, fatalement, on sort.
On bouge, on va partout, on prend la voiture, les transports, on dépense des sous. On court après les enfants sur des distances variables.
Pendant qu'on y est, on amène la plus jeune chez le médecin, qui confirme que les yeux rouges et les paupières gonflées, c'est bien une conjonctivite. C'est parti pour une semaine de contorsions pour mettre du collyre à la demoiselle.

Aujourd'hui, de retour au bureau, la seule chose que je peux confirmer, c'est que j'ai besoin de vacances.
Chuck Norris, si je te confie mes enfants une journée, est-ce qu'ils seront sages ensuite ?

vendredi 23 avril 2010

Trucs en chantier

De jolies choses se profilent pour les Fééries de la Loire. On verra ce que donne le rendu final, mais en tout cas, moi, je suis contente de mon travail tel que je le vois sur ordinateur.



*mode "can't wait" enclenché*

Pendant ce temps, je fais du catch quatre fois par jour pour soigner la conjonctivite de Poussinette à grands coups de collyre.

mardi 20 avril 2010

Observons deux papillons (pour de vrai)

Les hasards d'une balade dans le bois de Vincennes étant ce qu'ils sont, j'ai été le témoin privilégié d'une scène fort sympathique.


Papillon A commence à butiner une fleur.


Arrive Papillon B...


Papillon B emmerde Papillon A parce qu'il veut la même fleur, alors qu'il y en a plein d'autres autour.

Ah, on me fait signe dans l'oreillette qu'en fait, B veut [censuré] A. C'est vrai que c'est le printemps.

C'est quand même con, un papillon.

dimanche 18 avril 2010

Les Fééries de la Loire, festival geek



C'est dans un mois !
La première édition des Fééries se tient les 22 et 23 mai prochains à côté d'Orléans, mais ça, c'est lisible sur l'affiche.

Je participe les deux jours, en tant qu'exposant sur le stand de l'Armoire aux Épices et de MJ pour le jeu de rôle Naheulbeuk. Des dédicaces sont éventuellement envisageables sur les fanzines auxquels j'ai participé, ainsi que sur le tome 3 des Arcanes de Naheulbeuk. Si les conditions sont favorables, je tenterai peut-être aussi une lecture publique de texte(s). Néanmoins, comme je suis une vieille chose qui a besoin de dormir, je ne resterai pas debout toute la nuit.

À part moi, il y a plein de gens bien qui participent à ce festival : outre John qui a son nom en gros sur l'affiche, on peut citer Zaz, le Fab, Guillaume "Runegui" Albin, les éditions Argemmios, Parchemins & Traverses, Éclats de Rêves... j'en passe, sinon je vais citer tout le monde.

Pour plus d'informations, n'hésitez pas à vous référer au site de l'événement : http://lesfeeries.over-blog.fr/.

jeudi 15 avril 2010

Gzor reviendra !

C'est aujourd'hui, en fin de matinée, que le cantique infernal a été mis en ligne.
Gzor, l'affreux seigneur du mal qui failit autrefois régner sur la Terre de Fangh, rêve d'un retour, comme tout bon méchant qui se respecte. Une chorale virtuelle a donc été montée pour chanter en son honneur. Le Naheulband aura sans doute du mal à jouer le morceau en live, mais qu'est-ce face à l'ampleur de l'aventure ?
Chacun a enregistré ses voix séparément, ce qui n'a pas été facile, mais le résultat a comme qui dirait des points de charisme.
Paumée trop près de la voix chaude et puissante de LadyFae dans la spatialisation de la chorale, je ne suis guère audible, sauf quand je suis seule sur ma note. Mais je suis bien dans la chanson.
Et ça se télécharge ici :

mercredi 14 avril 2010

Super-Héros ! (anthologie)

"Chez Parchemins & Traverses, le retard se construit jour après jour."

On ne relèvera jamais assez la justesse de cette maxime gracieusement offerte par l'ami Nicky. C'est ainsi que l'anthologie Super-Héros !, tant de fois annoncée, n'est finalement sortie qu'en février 2010.
Au point où on en était, on ne saurait donc m'en vouloir si je ne l'ai lue que quelques semaines plus tard.



Petit rappel du mode de fonctionnement de Parchemins & Traverses : c'est une structure de passionnés, qui prennent de leur temps pour éditer de façon totalement bénévole des anthologies thématiques de littérature de l'imaginaire. On a donc du mal à leur râler dessus à cause de leurs retards.
Mais ça veut dire aussi que les auteurs publiés ne sont pas rémunérés.
Nonobstant, il y a du beau monde au sommaire : Don Lorenjy (Laurent Gidon, l'auteur des Djeeb chez Mnémos), Jeanne-A Debats (multirécompensée pour sa novella La vieille Anglaise et le continent chez Griffe d'Encre)... et aussi, moins connus du public mais keupains quand même, de vrais morceaux de Nico Bally, Jacques Fuentealba, Olivier Boile...
La plupart des noms me sont au moins vaguement familiers, en fait.

Bon, bref.

La première impression, quand on a le livre en main, est très bonne. La maquette porte haut les couleurs de son thème, entre la cape fièrement arborée par le titre et les biographies des auteurs sur fond personnalisé selon qu'il s'agit d'un super-écrivain ou d'une super-écrivaine.
Belle couverture, chouette maquette. Certaines illustrations sont un peu limites techniquement, mais je n'aurais pas fait mieux, alors je referme mon camembert.

J'ai marché à fond dans certaines nouvelles, un peu moins dans d'autres, mais j'ai été conquise par la qualité d'écriture globale, et sur le fond, à aucun moment je ne me suis ennuyée (comme ça a pu m'arriver au cours d'autres lectures dernièrement). Je me suis juste parfois sentie paumée, dans un empire byzantin décadent envahi de mots savants, ou dans un monde abstrait où les "zéros" passent d'un royaume à l'autre en fonction des idées des scénaristes.
À côté de ça, quand Karim Berrouka nous pond un monde parallèle vaguement steampunk avec une planète éclatée en deux faces séparées par une zone de vide, ça passe tout seul. Question de talent ?

Donric, si tu lis ceci, sache qu'il y a de vrais morceaux de Rogue dans une des nouvelles. Sans dire son nom, fatalement, propriété intellectuelle oblige.

Au rayon des temporalités défavorables, entre l'écriture et la publication de la nouvelle d'Oliv sur les Thermopyles, 300 est passé par là, ce qui fait qu'on n'arrive plus à lire le texte autrement qu'en sépia avec des mecs en slip qui beuglent "Ahou !"

Et pour clore proprement le petit clash que j'ai eu avec Timothée Rey, oui, j'ai eu la méchanceté de relever une maladresse stylistique, mais non, je n'ai pas trouvé sa nouvelle mal écrite. Au contraire, elle est excellente. Et pour écrire l'histoire d'un super-héros marmotte sans tomber dans le ridicule ni plier du papier alu, à mon avis, il faut une belle dose de talent. Chapeau bas, grand chef.

Si vous êtes l'auteur d'une des nouvelles dont je n'ai pas parlé et que vous vous demandez si je l'ai passée sous silence par pudeur, pour ne pas vous froisser, dites-vous que non. Si j'avais eu du mal à dire de votre texte, je ne me serais pas gênée. Je suis chez moi, après tout.


Super-Héros !
Anthologie dirigée par Mickaël Fontayne et Timothée Rey
Éditions Parchemins & Traverses
20 euros

lundi 12 avril 2010

Here come the pages!

Je suis un boulet.
Je n'avais jamais fait attention à l'existence de "pages autonomes" sur les comptes de blogs tels que le mien, jusqu'à hier soir. Je me sentais donc fort dépourvue quand venait l'envie de mettre en ligne un truc plus ou moins permanent, à commencer par un résumé de ma bibliographie, par exemple.

Voilà, l'oubli est réparé.

Je pense que je n'ai pas fini de créer des pages, ne serait-ce que parce que ce blog mériterait que j'y adjoigne des mentions légales. J'essaie de ne pas m'attirer les foudres des gens, mais on ne sait jamais.

mercredi 7 avril 2010

The Abbott code

La nouvelle est tombée sur Nanarland : Mike Abbott, très sympathique acteur britannique bien aimé de la communauté nanardeuse, déprime un peu en ce moment, pour diverses raisons.
Afin de me joindre aux messages d'amitié envoyés par mes camarades, j'ai fait ce petit diagramme plein de références obscures, dont l'intéressé lui-même ne comprendra probablement pas la moitié, mais ça m'a bien amusée, alors voilà. Et puis je pense qu'il verra ma sympathie au milieu de toutes ces flèches, même si les private jokes lui échappent.

mardi 6 avril 2010

Observons deux papillons...

(titre de note aimablement prêté par Thomas, à son insu, bien entendu)

Bon sang, je n'ai plus le temps de rien.
Des soucis à n'en plus finir avec la mise en production des nouveaux serveurs, tellement de fenêtres sur deux niveaux de barre de tâches que j'avais l'impression d'être, non pas sous Windows, mais dans la salle des archives de chez Dupuis période Gaston Lagaffe, à peine un peu de temps pour avancer de quelques paragraphes sur la nouvelle en cours... alors dessiner, ce n'était même pas la peine d'y penser.

Je ressors donc, le plus innocemment du monde, un dessin d'archives (automne 2009) pour meubler.
Hop. Vous n'avez rien vu. Ce ne sont pas les droïdes que vous cherchez.



Sérieusement, ça pose problème si je fais un peu moins de dessins et un peu plus de notes écrites dans les semaines à venir ?

samedi 3 avril 2010

Plus ça change et plus c'est pareil

Cette année, je n'ai pas profité de l'anniversaire du blog pour lui refaire son look. Pas le temps, ou plutôt si, j'aurais peut-être eu le temps, mais ça aurait été au détriment d'autre chose.

Bref, passons sur ces trois ans de vie bloguesque et enchaînons avec du vite fait mal fait : la vraie vie du bureau vrai.