lundi 28 juin 2010

Des nouvelles du Tibbar (Timothée Rey)


Le soleil couchant aperçu à travers des troncs d'arbres, probablement en hiver. Ça, c'est de la couverture. Sobre, intrigante, assez colorée malgré tout pour attirer l'oeil.
Le contraste avec les illustrations intérieures est d'autant plus saisissant.

Car Timothée Rey, not' Timo qu'il faudrait inventer s'il n'existait pas, a un sacré coup de crayon, et a assorti chacune de ses nouvelles d'une illustration aux petits oignons, dans un style de gravure ancienne que ne renierait pas Gustave Doré.

Le Tibbar, donc, kézako ?
C'est en fait le Tibbar occidental (et si le nom fait Rabbit à l'envers, il y a une raison).
Bref, une région d'un monde de fantasy, divisée en riantes contrées aux noms fleuris comme le pays d'Ongle ou la Foiride, et dont la caractéristique principale est d'avoir été visitée par un peuple mystérieux, les Éveilleurs, qui ont laissé dans leur sillage quelques curiosités géologiques ainsi que deux formes de magie : la haute et la basse. N'espérez pas apprendre en quoi hautemagie et bassemagie diffèrent, ce ne sera pas expliqué.
Si on y ajoute des tensions géopolitiques, des utopies plus ou moins efficaces, des créatures fantastiques à foison, des situations cocasses et des complots bien troussés, le Tibbar, ben...

... c'est un peu Andersen au Groland.

Exemple tout à fait fictif, qui n'a rien à voir avec le bouquin :
Imaginez un instant que la Reine des Neiges soit la patronne d'une société de surgelés de Mufflins, et qu'en fait de palais, elle enferme le petit Kay dans la chambre froide où elle stocke ses palettes de pizzas. Celui-ci est presque mourant d'hypothermie lorsque sa camarade Gerda, qui a convaincu la fille des brigands de lui vendre à prix d'ami un vieux stock de C4, fait sauter la moitié de l'entrepôt et le sauve.

C'est dans cet esprit de satire sociale, de clins d'oeil et d'humour omniprésent mais parfois très noir, que Timo fait vivre des personnages savoureux dans un univers profondément magique. C'est ainsi qu'une gorgone se protège les yeux pour prendre le bus sans pétrifier tout le monde (et se fait donc guider) ; que des experts en hautemagie mettent au point des contresorts musicaux ; qu'un ninja radin collectionne les nains de jardin.

Au début, la lecture est déroutante, car il ne se trouve pas un paragraphe sans qu'on tombe sur un mot inconnu. En effet, le Tibbar a son propre calendrier, ses unités de temps et de longueur, sa faune, sa flore, et pas moins d'une demi-douzaine d'espèces humanoïdes. Ainsi, un Tnufle à dos d'ônuflon peut traverser en moins d'une veille une forêt de pipompins, sans que l'ombre d'une note de bas de page nous explique de quoi il retourne. Toutefois, arrivé au bout du recueil, on a accumulé une somme de connaissances suffisante pour comprendre l'essentiel.
Et ensuite, comme un bleu, on se rend compte qu'à la fin, faute de lexique complet, il y avait au moins un guide de conversion pour les unités.
Le fait est que dans l'intervalle, on s'habitue à la bizarrerie permanente, et on se laisse porter par une écriture très fluide, maîtrisée, que l'usage quasi systématique du présent rend encore plus dynamique. On sourit, on se marre franchement, on angoisse, on s'attriste, on prend pitié.

En un mot comme en cent, j'ai pris une grande claque.
Timo a de l'humour, de bonnes idées à la pelle, un sens de la langue française qui déchire sa race en short (y compris dans les jeux de mots, voir "Le Tronc, la Grume et le Fluent"), le tout m'ayant donné, outre un grand bonheur de lecture, cette espèce d'impression que je ferais mieux de ranger mes manuscrits dans un coin de disque dur et de retourner faire des pâtés, parce que ça, c'est de la littérature. Ce que je fais, probablement moins.
Que les inconscients qui me soutiennent se rassurent, je n'ai rien arrêté.

Merci, Timo.


Des nouvelles du Tibbar
Un recueil de nouvelles de Timothée Rey
Éditions Les Moutons Électriques
26 euros (et ça les vaut)

vendredi 25 juin 2010

Fanart du jour : le choc des immortels

L'autre jour, nous parlions de la Flander's Company, série où figure un grotesque et savoureux personnage prénommé Kevin. Les pouvoirs de Kevin semblent ridicules mais s'avèrent redoutables à l'usage. Et surtout, ce jeune homme que l'on adore détester semble capable de ressusciter même après avoir été tué des façons les plus sanglantes imaginables.
C'est là que Poussin a eu le malheur de faire le parallèle avec un autre personnage de fiction doté de la même faculté.
Ce fut alors le drame.
Vision mentale.

mercredi 23 juin 2010

Pas à pas, les cerises

Ou "comment je fais, d'ailleurs je fais les choses mal, donc ne faites pas comme moi".
Tout commence un jour d'avril, avec un crayon, de grands gestes moches, aboutissant à une idée générale du dessin.


Partant de là, j'attrape un stylo à bille noir et je procède selon une très mauvaise méthode. Amis dessinateurs, ça va vous faire hurler. Les autres, ne m'imitez pas.
Je fais donc le dessin par-dessus l'esquisse, sur la même feuille, avant de gommer les traits de crayon.


Ensuite, passage du lineart définitif au scanner, et mise en couleurs suivant l'humeur du moment. Là, j'ai commencé par poser des aplats de toutes mes teintes, et ensuite seulement j'ai nuancé. Le plus souvent, je nuance immédiatement, couleur par couleur.


Arrivée à ce stade, je pleure parce que c'est bourré de défauts.
Ainsi va la vie.

lundi 21 juin 2010

Japan Expo 2010


Attention, gros événement !
J'ai posé deux jours de RTT et je sèche deux réunions d'architecture technique pour aller à Villepinte. Du 1er au 4 juillet, je contribuerai à tenir le stand de l'Armoire aux Épices, dans la zone "amateurs et fanzines" située vers la gauche du hall principal. Notre numéro de stand est le Z214.

Pas la peine de vous dire de venir nombreux : on attend plus de 100 000 visiteurs, dont la majorité passera au moins une fois devant le stand.
Mais si vous vous arrêtez nombreux, là, ce sera le bonheur !

dimanche 20 juin 2010

Texte inachevé (pour de bonnes raisons)

Étrennons la fonction "maintenant je peux mettre des tartines de texte" du nouveau look du blog.
Soit dit en passant, j'ai perdu 36 heures de visites parce que j'avais oublié de reporter le code du compteur lors du changement, mais ça, c'est tout moi.

Or donc, voili voilou, j'ai tenté en début d'année de rédiger une nouvelle pour le fanzine Piments & Muscade : Dessous de table (celui qui sort dans les jours à venir avec, finalement, un poème de moi dedans), avant de me retrouver sur une voie de garage parce que la suite, telle que je l'avais prévue, n'arrivait pas de façon élégante. J'ai donc tout lâché en cours de route, et je laisse tomber le texte jusqu'à nouvel ordre.
De toute façon, il s'agissait juste, ligne éditoriale épicée oblige, de faire faire des trucs cochons aux deux protagonistes. Le monde de la littérature n'y perdra donc rien, ou presque.

Et le monde tout court aura gagné cette introduction sans doute à jamais sans suite, à peine relue et pas du tout corrigée.
Enjoy (ou pas).

« Ça vous fera huit euros, » annonce le vendeur.
Les pièces passent de main en main.
« Merci mademoiselle, au revoir ! »
Laurine range son flacon au milieu de ses courses, puis elle ramasse son panier et se fraie un chemin à travers la foule en direction de la mer. C’est un beau vendredi de février, l’été austral dans toute son étouffante splendeur, trente-cinq degrés à l’ombre et pas un souffle d’air. Le soleil déjà haut écraserait n’importe quel autre paysage, mais pas le marché forain de Saint-Paul. Il en faudrait plus pour domestiquer un tel tourbillon d’odeurs, de bruits et de couleurs, des primeurs aux poissonniers en passant par les marchands d’artisanat malgache, tous abrités sous de grands parasols aux teintes vives.
Arrivée au muret qui sépare la ville de la plage, Laurine dévisse le petit bouchon noir et hume un instant le parfum ainsi libéré. Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse, dit-on. Forme anonyme, étiquette jaune, celui-ci ne paie pas de mine, mais la poudre brune qu’il contient vaut pour elle bien des trésors.

Hier, alors qu’elle cherchait une recette sur internet, la jeune femme s’est énervée devant un site de cuisine qui évoquait le « parfum délicat de la vanille ». Encore un qui ne connaissait pas son sujet.
Le parfum de la vanille n’a rien de délicat. Si son odeur, à sec, peut sembler douce, son arôme est en fait puissant, épicé, sauvage, sensuel. On ne saurait le comparer à la fragrance de la fleur de frangipanier à laquelle, allez savoir pourquoi, on l’associe souvent – sans parler de la fade vanilline qui ne lui ressemble que de très loin et avec le nez bouché !
La vanille, la vraie, n’est pas le nectar d’une fleur. D’ailleurs, elle n’est pas sucrée. C’est un fruit cueilli avant sa pleine maturité, qui a concentré sa force en séchant longuement. Son plus proche parent dans les cuisines serait plutôt le café : tous deux ont en commun leur robe sombre, ce brun presque noir qui est aussi la couleur des cheveux de Laurine, mais aussi la puissance de leur arôme, capable de parfumer n’importe quelle préparation. Ils se marient d’ailleurs à merveille : le café vanille est un remontant aussi savoureux que redoutable.
Et comme pour le café, puisque Laurine est un peu paresseuse, elle préfère aux gousses la poudre plus facile d’emploi, dont elle consomme deux flacons par an.

La jeune femme descend sur la plage pour avoir un moment de tranquillité, sans enlever ses chaussures car le sable noir est déjà brûlant. Elle a beau avoir fini ses achats, elle n’est pas pressée de rentrer. Elle a envie de flâner un peu. Elle cale donc sur son épaule les anses de son grand panier tressé débordant de fruits, et avance doucement le long de la baie en direction du Cap de la Marianne. Elle n’ira pas aussi loin, bien entendu : deux ou trois cents mètres suffiront, et puis elle remontera prendre sa voiture.
Que fera-t-elle de son après-midi ? Elle hésite encore. Filer déguster une glace sur le port de Saint-Gilles, ou bien aller au cinéma, moins pour voir le film que pour apprécier la fraîcheur de la salle climatisée ? Son cœur balance.

« Oté Laurine ! Koça ou fé terre-là ? »
Cette voix qui vient de la héler, elle la connaît bien : c’est Rico, un camarade saint-paulois, qui s’étonne dans son plus beau créole de la voir en ces lieux. Elle repère rapidement la silhouette de son ami, aux épaules carrées et à la tête couronnée de courtes tresses, debout sur le trottoir, les mains dans les poches de son bermuda de surfeur.
« À ton avis ? » répond-elle en montrant son panier.
Rico éclate de rire et descend à sa rencontre par l’escalier le plus proche.
« Comment vas-tu ? lui demande-t-elle.
— Ça va… Tu ne travailles pas aujourd’hui ?
— J’ai pris un jour de congé. »
Tous deux échangent une bise, puis le jeune homme tend la main :
« Donne à moin out’ tente, donc. »
Laurine lui laisse son panier tressé qu’il soulève tranquillement à bout de bras, comme s’il n’y avait pas une dizaine de kilos de fruits et légumes dedans.
En cuisine, Rico serait sans doute un combava : plus fort qu’il n’en a l’air, rafraîchissant et piquant à la fois, un zeste de ce garçon n’a pas son pareil pour relever des journées qui sans lui seraient fades. Laurine se glisse parfois dans ses bras, lorsqu’ils sont tous les deux célibataires. D’ailleurs, aux dernières nouvelles, il l’était. Perspective alléchante.

« Et toi, reprend-elle, qu’est-ce que tu fais sur le front de mer un vendredi matin ?
— Chômage.
— Ça n’a pas l’air de te traumatiser !
— Qu’est-ce que je devrais faire ? Prendre mon kayamb et chanter « Nou lé misèr » ? J’ai rendez-vous à l’ANPE lundi. En attendant, je profite. »
Il jette un coup d’œil au contenu du panier avant d’ajouter :
« Sinon ça, à part le marché, tu fais quoi de ta journée ?
— Je ne sais pas encore. Tu as quelque chose à me proposer ?
— Tu te souviens de notre rhum arrangé ? Ça fait plusieurs mois, il doit être bon maintenant. Tu montes le goûter à la case ?
— Bonne idée. »
Laurine et Rico remontent donc de la plage, quittent le front de mer et se faufilent entre les passants à travers les rues de Saint-Paul. La plupart des façades sont d’un blanc éclatant, la meilleure couleur pour garder un peu de fraîcheur dans les maisons.

Hop, ça s'arrête là. Tant pis pour les canaillous.

jeudi 17 juin 2010

L'indispensable lifting

Certains s'en sont rendu compte avant moi, Blogger a refait son interface de personnalisation de blogs.
J'en ai donc profité pour revoir le look général et la mise en page d'Histoires d'Oph, en tentant par la même occasion de lui donner ma couleur fétiche, le violet améthyste. J'ai un peu peur que ça ne se révèle douloureux pour les yeux, mais au besoin, je reviendrai là-dessus. Ça se paramètre beaucoup plus facilement qu'avant.
La bonne nouvelle, c'est qu'avec une colonne principale plus large et une taille de police légèrement diminuée, je vais pouvoir sans vergogne poser ici de courts textes de fiction, sans craindre de les voir devenir kilométriques !

Youpi.

mardi 15 juin 2010

Avis de fanzine

Piments & Muscade 8, Dessous de Table, sortira à temps pour la Japan Expo !


Couverture Ophélie Bruneau

Des récits mythologiques aux rencontres sur internet, des festins délicats au plus médiocre bouiboui, goûtez avec nous aux saveurs épicées d'un Piments & Muscade de qualité.
Petite anthologie à déguster, amuse-bouches délicats et entremets parfumés, ce numéro ravira vos sens. Cédez à la tentation et laissez-vous conter des histoires aux arômes envoûtants, posez vos yeux sur des illustrations croustillantes à souhait. Croyez-en les cordons bleus, vous n'aurez pas à le regretter.

Sommaire :

Filet de Lou, d’Ophélie Bruneau
Réveillon, de Guillaume Bussy
Le festin de Tantale, de Kira N'Agio
La miche et la baguette, de Cassiopée
Service compris, de Hans Delrue
Un restaurant équivoque, de Laëtitia Genetay

Avec des illustrations de Eric Faure-Brac et Stéphane Sabourin.

dimanche 13 juin 2010

Céleste glace

Nom : Camthalion, ou Cam pour faire plus court.
Race : elfe.
Magicienne du groupe, spécialiste de l'orbe d'acide, du coup au but sur sacoche immobilisante, mais surtout du cône de glace.
Surnom consécutif : Häagen-Dazs.

Puisqu'on est passé à deux doigts de perdre notre magicienne lors de la dernière session, celle-ci s'est retrouvée affublée d'une auréole sur ce croquis de partie fait au crayon d'une main (tout en lançant les dés de l'autre).


À part ça, si vous vouliez voir Sire Cédric accessible, abordable et sans nuée de gothopouffes autour, il fallait être à Aulnay ce samedi. Il a été fort tranquille une bonne partie du temps.
En plus, vous auriez rencontré Laurent Gidon et découvert, ce faisant, un homme aussi simple et amical que beau.

vendredi 11 juin 2010

Le fanart du jour : crobard'Igorina

Pendant que la réunion de ce matin prenait un tour qui l'éloignait définitivement des rivages de ma santé mentale, j'ai laissé courir le stylo. Le sujet était tout trouvé : les scénaristes de la Flander's Company semblent apprécier Terry Pratchett à peu près autant que moi, si bien qu'il y a un Igor dans la série.
Cette fois, ça a donc été une Igorina.


Si ça intéresse quelqu'un, demain, je vais à Aulnay-sous-Bois, pour acheter des livres et rencontrer des auteurs à l'occasion des Futuriales. Il y aura plein de gens très bien, alors si vous avez du temps devant vous, n'hésitez pas.

jeudi 10 juin 2010

Entrechats (Cécile Duquenne)


Cécile Duquenne, je la fréquente un peu sur une paire de forums, et je connaissais de nom son roman Entrechats parce qu'elle en avait pas mal parlé à une époque. Emporté dans la mort des éditions de l'Olibrius Céleste, le projet a été repris par Voy'[el] (bon sang, le nom de cet éditeur est un cauchemar à taper au clavier), et donc, le bouquin est finalement sorti en 2010.
Surprise, j'ai appris seulement en fin de lecture qu'il s'agissait à l'origine du NaNoWriMo 2005 de son auteur. Cela en fait probablement un des tout premiers, voire le tout premier NaNoWriMo français publié.

En résumé : dans un monde alternatif de type science-fantasy, la rencontre entre les nations des Plaines Désertiques (adeptes de la magie et très fortement inspirées de l'Égypte) et des Terres Croisées (d'inspiration européenne et adeptes de la technologie) a engendré un certain nombre de conflits plus ou moins larvés entre Traditionnalistes et Techs. Dans ce contexte, on trouve le cadavre d'un sphinx non loin de la capitale des Plaines Désertiques. C'est le début d'un affrontement entre les forces de l'ordre, une mafia Tech et un groupe Traditionnaliste, qui touche malgré lui le jeune homme qui s'est occupé de l'autopsie. Entrent également dans l'équation les sphinx, soucieux de protéger leurs secrets, et quelques anciens dieux qui ont à peu près le même but. Bref, une intrigue dense avec beaucoup d'action et de la magie à tous les étages.

Le choix des deux personnages qui figurent sur la couverture n'est pas forcément très pertinent : le roman compte une bonne demi-douzaine de personnages principaux.

C'est bien écrit, rythmé, intéressant. Franchement, un bon roman bien construit. Sachant qu'il s'agit de l'œuvre d'une jeune fille qui avait dix-sept ans à l'époque du premier jet, c'en est presque rageant. Néanmoins, la jeunesse transparaît parfois : un éminent biologiste âgé de vingt-sept ans, c'est un peu limite en termes de crédibilité.
Du point de vue de l'écriture, je ne compte que deux déceptions :
- La fin. Les deux "désignés pour mourir" passent l'arme à gauche en une poignée de paragraphes et les choix de vie finaux de certains "gentils" sont absurdes, ou alors mal expliqués.
- Le titre. Je sais bien qu'il est issu de longues heures de brainstorming, mais "Entrechats", ça ne correspond pas du tout au contenu du livre. Ça suggère une légèreté qui n'y est pas, en plus, personne ne danse... bon, il y a des chats. Mais c'est un lien très ténu.

Ce que j'ai beaucoup moins apprécié, c'est lié à l'éditeur et/ou à l'imprimeur, pas à la pauvre Cécile Duquenne qui n'y est sans doute pour rien : il y a beaucoup d'erreurs de mise en page.
La plus grosse, celle dont je me souviens, est qu'il manque souvent des tirets cadratins dans des dialogues, qu'on met du coup quelques secondes à interpréter comme tels. Ça n'a l'air de rien, mais quand ça se reproduit trop souvent, c'est super chiant. À ce compte-là, le fait que derrière les cadratins, certains espaces ne soient pas insécables, ça devient secondaire.

Cela dit, si vous êtes amateur de science-fantasy, ce serait dommage que ce point vous retienne.

Entrechats
Un roman de Cécile Duquenne
Éditions Voy'[el]
23 euros

mardi 8 juin 2010

Il en faut peu pour être heureux, talilam...

Après, quand on est banquier, ça se relativise, bien entendu.


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vendredi 4 juin 2010

Déformation formatrice

Il paraît que je percute vite. En tout cas, aujourd'hui, j'étais en formation, et j'ai passé une bonne partie de mon temps à attendre les autres. Du coup, j'ai fini par craquer : j'ai crobardé au Bic.


Petit, rapide, pas cher, inspiré par un texte sur lequel je bosse en ce moment (comme quoi je n'écris pas que de la fantasy, des fois que des mauvaises langues cherchent à le prétendre).

mercredi 2 juin 2010

Fallait pas me parler de religion

Attention, le moment est historique.
Sans plaisanter, ce n'est pas si souvent que sur ce blog, on a l'occasion de parler de la Bible. Googlerie de compétition, dont on ne peut qu'espérer qu'elle en amènera d'autres tant le jeu du commentaire m'a plu.


Allez, Monseigneur, c'est une blagounette d'un ami à vous, n'est-ce pas ?