vendredi 29 janvier 2010

Zone Franche



Le festival Zone Franche de Bagneux a lieu cette année les 13 et 14 février. Oui, c'est dans quinze jours, mais au moins, comme ça, je n'aurai pas oublié d'en parler.
Comme j'ai des chances d'être à Paris le 13, à jouer les fangirls hystériques pour me faire dédicacer une BD, je ne peux promettre d'aller à Bagneux que le dimanche 14. Et c'est la Saint Valentin, donc je ferai peut-être l'effort de ne pas rester trop longtemps, histoire d'éviter que Nours soit tout malheureux dans son coin.

J'irai en visiteuse, pour acheter plein de bouquins, mais j'aurai mon sac de fanzines, et si un fou me demande une petite dédicace, je suis trop narcissique pour la lui refuser.

Toutes informations utiles

jeudi 28 janvier 2010

Blast from the past : mon premier roman

Puisqu'on en parlait avec PITRe dans les commentaires, et bien qu'une version sans doute légèrement différente de ce texte traîne aussi sur le forum POC, voici un extrait de mon premier roman. C'était un projet de fantasy qui avait un certain nombre de points communs avec l'Assassin Royal de Robin Hobb : personnage de sang royal qui raconte ses voyages à la première personne, notamment. Vous imaginez sans peine à quel point j'ai été marrie quand j'ai vu que quelqu'un d'autre avait fait un truc similaire avant moi.
Pour les aficionados de chez POC : j'ai fait une découpe dans ma masse de texte "prince Coriolan", les parties 1 à 3 + le début de la 4 + une introduction et une conclusion ajoutées en quelques pages, le tout formant mon "premier roman" officiel. J'ai également changé quelques noms, mais pas dans cet extrait-ci.
Date approximative d'écriture de ce passage : fin 2002/début 2003.

Didjou, qu'est-ce que je trouve ça lourd à la relecture !
Est-ce que ça veut dire que j'ai progressé depuis ?


Ce soir-là, après avoir pris soin des chevaux, nous consultâmes nos documents autour d’un tout petit feu qui éclairait à peine plus qu’il ne réchauffait. Nous étions proches des limites du Royaume Landrite. Au-delà, c’était l’inconnu pour la plupart d’entre nous.
« À cette époque de l’année, il doit y avoir quelques bergers nomades de ce côté-ci du Mont Guerrero, expliqua Béryl en tapotant la carte. Ce sont des gens pas commodes, mais j’ai déjà traité avec eux. Avec un peu de chance, ils pourront nous aider.
— À supposer qu’ils aient quelque chose à nous dire, soupira Liandar. Tu sais aussi bien que moi qu’il est peu probable qu’ils aient eu le moindre contact avec le prince Trybnar.
— Peut-être, répondit Isard, mais si faible que soit la chance, il faut la tenter. C’est sur notre route de toute façon.
— Je n’ai jamais dit le contraire, » opina l’officier avec un léger sourire.

À mesure que l’obscurité avançait, je sentais de plus en plus distinctement la présence des créatures dont m’avait parlé Liandar. Impossible de voir leur tête en pleine nuit, mais des cris lointains et des murmures beaucoup trop proches ne laissaient rien présager de bon quant à leur apparence. Je tentai à plusieurs reprises de distinguer quelque chose dans les ténèbres, sans résultat.
« Inutile de chercher à monter la garde, dit soudain Liandar à voix haute. Aucun animal sauvage ne s’approchera du feu. Quant aux bandits, s’ils survivent aux choses qui se promènent dehors, nous ne pourrons pas leur résister de toute façon.
— C’est rassurant, ce que vous nous dites là, fit remarquer Myndra.
— Nous sommes là pour vous aider à mener à bien votre mission, pas pour vous raconter des salades sous prétexte que ça vous aidera à mieux dormir.
— Certes, certes. Rassurez-vous, il en faut plus pour me faire passer une nuit blanche. »
En effet, la jeune femme s’endormit très vite, enroulée dans une épaisse couverture, alors que nous n’étions même pas couchés. Je mis bien plus de temps à trouver le sommeil. La nuit était claire, mais le vent sifflait dans mes oreilles comme pour m’empêcher de dormir. Dans un dernier regard, je me rendis compte que le corbeau sommeillait près du groupe, la tête rabattue sur le côté. Lui aussi s’était réfugié à l’intérieur du cercle.
Troublé par cette pensée, je décidai de ne plus regarder autour de moi et de vraiment chercher à dormir.

mercredi 27 janvier 2010

Gueule cassée


Ou comment avoir des pensées pour un arrière-grand-père que je n'ai pas connu, alors que je devrais avoir la tête aux détails techniques d'avant-projet de la migration à venir.

(au fait, c'est un détail sur lequel il faut cliquer, hein)

mardi 26 janvier 2010

Et cette porte, là-bas, qui se fermait...

Titre alternatif : Et ce livre, là-bas, qui était tombé derrière le lit.
Parfois mes bouquins ont des vies trépidantes.



Orphée et Eurydice habitent un tout petit appartement depuis des années. Lui est chroniqueur dans un quotidien et picole à longueur de journée. Elle est professeur de français dans un lycée et n'arrive pas à se passer de ses cigarettes.
S'ils sont ensemble, c'est, semble-t-il, avant tout parce qu'ils s'appellent Orphée et Eurydice. S'il n'y avait ce lien prédestiné entre eux, sans doute leur couple n'aurait-il jamais existé.
Aujourd'hui, il pleut. Eurydice s'est levée la première, comme d'habitude, et Orphée fait une crise de jalousie de bon matin.
Attention, descente aux enfers. Orphée et Eurydice vont nous rejouer le mythe.

En entrée de chaque chapitre, en italiques, Pierre Gévart décortique l'histoire telle que nous la connaissons, essaie de comprendre pourquoi la quête d'Orphée était vouée à l'échec, et rappelle même aux naïfs que nous sommes que celle-ci était un brin inutile, puisque les amoureux étaient appelés à se retrouver aux Enfers un jour. Ces paragraphes, d'une grande justesse associée à un humour décapant, sont clairement mes préférés. On y voit quelques trouvailles extraordinaires, une Eurydice devenue copine avec Marcel Proust, un avis "Au-delà de cette limite, votre décès n'est plus valable"...
J'ai trouvé le reste du texte un ton en-dessous.
On sait vers quelle fin on se dirige et on voit dès le départ ce couple qui va droit dans le mur, bref, le lecteur assiste impuissant au naufrage, comme dans une tragédie grecque où rien ne peut contrarier le destin. Sauf que dans une tragédie grecque, les héros sont en général des demi-dieux aux personnalités nobles, aux grands idéaux, dont les fulgurances permettent parfois d'imaginer qu'ils sauront inverser la vapeur. Ici, entre Orphée qui est un bon gros loser des familles, et Eurydice qui se laisse porter par les événements en remarquant compulsivement le moindre détail de son environnement(*), la grandeur du mythe est bien écornée.

À la fin, Hadès et Perséphone sont des voisins de palier sympas, Dionysos s'appelle Roger et tient un bar-tabac... mais est-on bien sûr que ce soit Eurydice qui reste prisonnière des Enfers ?

L'épilogue sauve le livre : je peux dire qu'il est bien.
J'ai été sur la corde raide tout du long, avec la même envie de baffer les protagonistes que devant Tigre et Dragon ou la plus grande partie de l'Assassin Royal.
Mais Hadès qui sert le café à Marcel Proust, ça n'a pas de prix.

Et cette porte, là-bas, qui se fermait...
Une novella de Pierre Gévart
Éditions Argemmios


(*) Quand Eurydice s'allume une cigarette, elle recompose mentalement la mécanique de son briquet. Quand elle mange un croissant, elle repère la disposition des miettes et compare sa façon de les ramasser à celle de son voisin de table. Je suis sûre que c'est une pathologie qui a un nom.
Indépendamment de ça, c'est un procédé littéraire volontaire. Mais ça m'a déplu.

vendredi 22 janvier 2010

Ce qui bouge et ce qui reste

J'ai les mains pleines de code, ce cambouis des informaticiens qui colle au cerveau encore plus sûrement qu'à la peau. Une opération qui semblait simple, de celles qui tiennent en trois lignes, m'a finalement pris une semaine de travail, au cours de laquelle j'ai repris un certain nombre de trucs du fournisseur du progiciel.
Comme quoi, les éditeurs, zut, quoi.
(Nours, je t'aime)

Et donc, histoire de penser à autre chose, je fais le point sur ce que j'ai changé dans ce blog dernièrement.

  • On aura remarqué l'ajout d'un récapitulatif des derniers commentaires, qui a un peu de soucis avec les apostrophes françaises, mais qui m'est quand même bien utile pour suivre les gens à la trace.
  • J'ai sorti un ou deux liens de ma blogroll, et j'y ai fait entrer les photos de PITRe ainsi que le tout nouveau blog de Cœur et Cœur, alias Shani et Jarjar, qui disent du bien de moi et donc qui méritaient qu'on leur envoie du monde.
  • Troisième point qui n'a pas vraiment grand-chose à voir : j'ai réussi à rassembler trois bêta-lecteurs pour chacun des deux romans que j'avais mis en lecture. À présent, pour ceux qui voudraient lire du Oph mais ont moins de temps, je cherche des bêtas-lecteurs pour une nouvelle qui avait été rejetée à un AT l'an dernier, que j'ai retouchée en tenant pas mal compte des remarques reçues à cette occasion, et que j'aimerais présenter à un autre AT dans un mois.
Et puis nous avons appris tout à l'heure que nous avons un cousin de plus depuis la fin de l'après-midi. Féloches aux parents et à bientôt au milieu de tous ces bébés !
Sur ce, je vous laisse, je file picoler.

mardi 19 janvier 2010

Énormité en taille XS

Authentique. Pas retouché.
Enfin si, j'ai simplifié le décor du magasin parce que je suis une grosse feignasse.

lundi 18 janvier 2010

Nou sa va chemin volcan

Ce message est une réponse aux superbes photos de PITRe, dans le billet consacré au Formica Leo sur son blog. Il était question de temps magnifique, de veine de cocu, de vilaines bestioles, de Star Wars et de tout un tas d'autre choses.

J'ai donc écumé mes vieilles photos, retrouvé des trucs douloureux et d'autres moins (y compris des photos de Daniel), et finalement, exhumé quelques clichés du Piton de la Fournaise.

À la question, "à quoi est-ce que ça ressemble par temps de brouillard ?", je répondrai par cette image de la Plaine des Sables prise en janvier 1997. Non, je n'ai pas collé un fondu au blanc avec mon logiciel de retouche d'images. Ça explique au passage pourquoi nous n'avons pas randonné ce jour-là.


Pour ceux qui ont apprécié les clichés du Formica Leo vu du Pas de Bellecombe, voici un côté de not' fourmilion vu depuis l'autre côté dudit cône, en octobre 2001.


Le même jour, vue sur le Dolomieu. Ça, c'est un temps "dégagé" classique, à savoir, avec quelques nuages qui s'accrochent au relief. Le ciel bleu intégral auquel a eu droit PITRe, je ne l'ai jamais eu, bien que je sois montée au volcan une bonne demi-douzaine de fois.
Notez au passage le balisage blanc dont il ne faut jamais s'éloigner, car il devient votre ligne de vie en cas d'arrivée subite du brouillard (cf. première photo).


Et en bonus, pas du tout au même endroit, une ch'tite photo de l'éruption d'août 1998. Il y avait quelques semelles de chaussures fondues dans la roche.

dimanche 17 janvier 2010

Work no more in progress

Ou presque. Je crois qu'il y a quelques retouches à faire.

(détail, rien de plus à voir si vous cliquez dessus, mais si vous êtes curieux, allez-y, cliquez quand même)

Et puis sinon, hier soir, on s'est refait un Brood War. À trois (et demi, on était quatre avec Poussin, qui du haut de ses même pas sept ans, ne comprend pas les principes du jeu mais insiste pour participer quand même) contre trois IA, et on a fini par les avoir.

jeudi 14 janvier 2010

Avaqueutar

Le titre n'est pas d'une grande finesse, mais c'est tout ce qui m'est venu face à l'étonnante googlerie que j'ai trouvée dernièrement :



Soit dit entre nous :
  • J'ai un peu de mal à être dans l'ambiance pour poster en ce moment. La faute à plein de trucs dont je n'ai pas envie de parler, ce lieu étant dédié à la légèreté, à la bonne humeur, ou à la rigueur à la dénonce kunu.
  • Je tâche de relire la version actuelle de Diane demain et de l'envoyer faire un nouveau tour de bêta dès la semaine prochaine. Qui était volontaire et n'a pas encore lu le texte ?
  • Par la même occasion et dans les mêmes délais, je souhaite affronter des bêta-lecteurs pour mon NaNoWriMo (thriller parodique, pour mémoire). Idem, manifestez-vous si vous voulez participer.

lundi 11 janvier 2010

Disney on ice

Disneyland Paris comme on ne le voit pas souvent...
En effet, suite à la vague de froid qui sévit en Parisie depuis plusieurs semaines, samedi soir, la plupart des plans d'eau du parc étaient gelés, y compris le lac de Frontierland couvert d'une couche de neige bien blanche. Ce dernier, je n'ai malheureusement pas réussi à le photographier dans des conditions correctes, faute de lumière.

Nous voilà donc avec, pour seul souvenir de cette drôle de soirée, une image du plan d'eau de Discoveryland, qui lui, n'était que partiellement gelé.

vendredi 8 janvier 2010

Shabadons en choeur



Oui, ça ne s'arrange pas, du côté de chez moi. En plus, la semaine a été particulièrement stressante au bureau et je crois que j'y ai laissé des neurones.
Heureusement, c'est le week-end. Sauf qu'il fait un temps à congeler les orteils les plus endurcis, et qu'on a un truc de prévu demain.
En plein air.

Il y a quatre ans, chez Boulet...

mercredi 6 janvier 2010

Le WIP du jour

En ce moment, au bureau, c'est une première semaine de janvier comme toutes les premières semaines de janvier : plein de trucs à faire, et des urgences susceptibles de tomber de partout, à n'importe quel moment., Bref, rien que de la joie.
Ce qui fait que j'avance très lentement dans ce dessin pourtant pas si grand...



Ceci étant, avec quelques jours de retard, je me suis trouvé une résolution pour 2010 : caser un roman.
Ce qui ne signifie pas "publier", bien entendu. Cette étape serait au mieux pour 2011, voire plus tard.

On se revoit dans un an pour voir si j'ai tenu cette résolution.

lundi 4 janvier 2010

Jésus s'appelle Ursule

Ça faisait quelque temps que le frère de Nours attendait un bébé, ce qui nous a d'ailleurs suspendus au téléphone pendant la période des fêtes, puisque nous passions Noël chez lui et que donc, le réveillon pouvait se retrouver déplacé d'un instant à l'autre par l'arrivée impromptue du divin enfant.
Finalement, Jésus a eu du retard. Ou plutôt, Jésus n'a pas eu d'avance.
En plus, c'est une fille.
C'est parfait, notez, tout le monde est hyper content et je vais pouvoir la noyer sous les cartons de fringues de Poussinette, mais le surnom que je lui avais prévu tombe à l'eau, parce que s'il y a un prénom qui ne se féminise pas, c'est bien Jésus.

Alors, comme c'est la nièce de Nours, c'est une oursinette, et donc on l'appellera Ursule.
Bienvenue à Ursule, qui est née ce matin !

samedi 2 janvier 2010

Vieux dessin et fanart du jour

Comme on changeait dernièrement deux-trois trucs dans le mobilier, j'ai été obligée de ranger un peu, et du coup, j'ai retrouvé ce petit fanart. Heureusement qu'il y avait la légende pour identifier le personnage.


Il s'agit donc, au moins théoriquement, de Violet Parr, la fille aînée des Indestructibles.

vendredi 1 janvier 2010

Bienvenue dans la nouvelle décennie



Après cette authentique prédiction à deux balles, place aux vœux :
Santé, bonheur et prospérité pour cette année 2010 ainsi que pour la décennie qu'elle étrenne.
Et aussi beaucoup de chocolat.