samedi 31 juillet 2010

Mât de choca et feu de savane

(titre suggéré par ma môman)

Hier soir, un peu après le coucher du soleil, la hampe florale d'un choca se découpait en ombre chinoise sur le ciel... Seule ombre au tableau, le bleu au-dessus du dégradé d'oranges était sali par la fumée d'un incendie de savane.
J'en ai bavé pour avoir une ligne d'horizon droite en tenant à bout de bras mon mini-appareil photo.


Une fois la nuit tombée, l'ampleur du désastre se révélait plus clairement le long de la ligne de crête. Fichue saison sèche.


Le feu a finalement été éteint dans la nuit, après s'être dangereusement approché de la nationale et des premières maisons.

vendredi 30 juillet 2010

Le retour des pirates

Aujourd'hui, nous avons emmené les enfants dans un parc aquatique, mais pour des raisons indépendantes de notre volonté, Poussinette s'est vite retrouvée hors d'état de rester dans l'eau. Je l'ai donc emmenée au "coin moussaillons" pour qu'elle fasse des dessins. En pratique, elle a surtout mangé des craies grasses, mais passons.
Pour m'occuper, j'ai moi aussi chopé une paire de feutres et réactivé la guerre sans merci commencée à Japan Expo.

lundi 26 juillet 2010

Ces petites choses qui comptent

Sans doute est-ce la rencontre, hier, d'une cousine plus jeune qu'elle et qui s'exprimait déjà plutôt bien qui l'a motivée. En tout cas, il se passe des trucs dans la tête de Poussinette et surtout dans sa bouche.
C'est ainsi que ce matin, elle a énoncé pour la première fois un semblant de phrase clairement volontaire, et non pas "les adultes cherchent absolument des mots au milieu du yaourt".

C'eût pu être "bébé chocolat" ou encore "maman bisou", mais c'eût sans doute été trop classique pour notre petit cyclone.
La première extension de son vocabulaire au-delà de "Papa", "Maman", du prénom de son frère et de quelques raccourcis en bébé dans le texte, aura donc été...

"Un, deux, trois, quatre !"

Poussinette Nours, tu n'as pas fini de nous surprendre.

samedi 24 juillet 2010

La savane saint-pauloise

Vues de la savane, juste derrière chez mes parents (modulo un petit détour pour contourner la bretelle d'accès à la nationale).


Pour la petite histoire, nous avons tous trouvé le moyen d'avoir un pépin de santé mineur ces derniers jours :  suivant les personnes, dentaire, cutané, digestif... et une entaille au couteau à pain pour moi.
Vive les vacances.

mercredi 21 juillet 2010

Coucher de soleil à l'Hermitage

Ces nouveaux appareils photo numériques sont décidément impressionnants.
Mise au point auto "intelligente", cadrage, clic.
Et voilà.


Le cadrage est très légèrement penché. Si ça vous gêne, je vous zute.

dimanche 18 juillet 2010

Off we go

Bienvenue dans une autre dimension : celle des vacances.
Je m'apprête à entamer trois semaines chez Maman. Une pour me reposer, une pour profiter, et une dernière pour me prendre le bec avec ma sympathique génitrice (parce qu'on est à la fois trop semblables et trop différentes pour ne pas se disputer tout le temps) et ne pas regretter de rentrer en Parisie.

J'aurai accès au Net, mais pas à un scanner. À voir comment je gère la chose.

Et au retour, j'espère avoir des nouvelles intéressantes du front littéraire.

Bye !

jeudi 15 juillet 2010

Flamendo

Après s'être confondu en excuses pour sa dédicace faite trop vite cet hiver, Florent Maudoux a profité de son passage à Japan Expo pour mettre quelques coups de feutre sur un autre de mes albums de Freaks' Squeele.
C'est toujours Xiong Mao, mais cette fois, en pleine démonstration de flamendo, cet art martial basé sur le flamenco (l'historique du truc, présent dans les bonus Tranches de Squeele à la fin du premier volume, est littéralement à mourir de rire, en plus de présenter une intéressante cohérence avec ce que l'on apprend par la suite, puisque Mercedes Saotome est probablement la mère ou la grand-mère d'Ainoa).

mardi 13 juillet 2010

ANT

Voilà ce qui arrive quand je me retrouve éjectée de mon ordinateur, mon cher et unique outil de travail, pour une sombre histoire de script ANT qui ne fait pas ce qu'il devrait. J'ai passé au moins la moitié de la matinée à faire n'importe quoi en attendant, et mon cahier en a pâti.


La demoiselle à la coupe de cheveux bizarre a le mot ANT écrit quelque part dans la tête.

D'autre part, j'ai une vraie remarque de fille qui m'a démangée toute la journée et que je n'ai pas dite, parce que ça concernait le chef de l'équipe de développeurs de notre éditeur, qui était chez nous, qui m'a piqué mon ordinateur et qui a assuré tant bien que mal une formation sur le nouvel outil. Bref, on était stressés, on est censés avoir une relation client-fournisseur et c'eût été fort mal à propos. Cela dit, ça m'a travaillée trop longtemps, alors il faut que ça sorte :
Fabrice, ta chemise beige-marron jure carrément avec tes yeux bleus !

Aaaah, ça fait du bien.

lundi 12 juillet 2010

Djeeb le Chanceur (Laurent Gidon)

En retard, je suis en retard...
Le dernier roman de Laurent Gidon chez Mnémos, c'est Djeeb l'Encourseur, la suite. Le premier tome, Djeeb le Chanceur, est teeeellement 2009 !
Ben oui, mais moi, j'aime bien lire les romans dans l'ordre. Tant pis pour la tendance.


Quoiqu'il ait percé sur le tard dans le milieu de l'édition, Laurent Gidon, c'est un vrai chouette auteur : une superbe plume, et des textes dans lesquels il y a toujours des petites trouvailles qui font penser que s'il n'existait pas, il faudrait l'inventer. Il sévit, sous son vrai nom ou sous le pseudonyme à la fois génial et transparent de Don Lorenjy (Don Lo pour abréger), essentiellement chez Mnémos et Griffe d'Encre.
Humainement, pour ce que je sais de lui, c'est aussi un mec bien, ce qui n'était pas gagné d'avance : on peut tout à fait être un excellent écrivain doublé d'un triste sire. Don Lo, lui, est ouvert, amical, humain dans le meilleur sens du terme, et, euh... agréable à regarder, ce qui ne gâche rien.

Voilà pour l'auteur, passons au roman.

On admire déjà la superbe couverture, dont le sens s'éclaire dès les premières pages puisqu'elle illustre le tout début du roman. Cette passe entre deux falaises, avec ce brouillard qui se lève, colle au bouquin bien mieux que si on lui avait appliqué la nouvelle charte "fantasy" qui consiste à imposer un gros plan sur un personnage.
Le livre est beau, un peu grand, le papier superbement texturé. Quand on l'ouvre, on a la surprise de voir que c'est écrit gros : le texte est relativement court, il ne s'agira pas d'une loooongue lecture.
Et quand on attaque le premier chapitre, avant même d'entrer à Ambeliane, la ville où aura lieu l'action, on fait la connaissance du fameux Djeeb.

DJEEB SCORIOLIS

Race : humain
Classe : Barde niveau 12 / Roublard niveau 8
Alignement : Chaotique Neutre
Cheveux : noirs
Yeux : noirs

Force : 15
Constitution : 12
Dextérité : 18
Intelligence : 16
Sagesse : 8
Charisme : 20

Pouvoir spécial : très forte empathie, qu'une absence quasi-totale de scrupules permet d'utiliser à son avantage autant de fois que souhaité par le personnage (sur un test de Représentation si usage d'un objet de son sac à malices, sinon appliquer le bonus de Charisme).

Avec une fiche de personnage comme celle-ci, un héros pourrait facilement n'être qu'un grosbill insupportable de surpuissance. Djeeb, pourtant, réussit à se faire aimer du lecteur. Son amour du "beau geste", sa façon de placer l'esthétisme au sommet de son système de valeurs personnel, le relatif mépris de la vie humaine qui en découle, tout cela lui donne une fraîcheur appréciable. Ce type est capable de se mettre dans la mouise la plus noire, simplement parce que sur le moment, le geste a du panache. On comprend d'ailleurs pourquoi l'auteur a cru bon de le doter de tels dons artistiques, acrobatiques et même un peu martiaux : s'il n'était pas aussi fort, avec sa manie de chercher les ennuis, Djeeb n'aurait jamais survécu jusqu'aux portes d'Ambeliane et encore moins au-delà.

Or donc, dans ce roman pas très long ni très complexe, Djeeb Scoriolis relève un défi personnel : entrer à Ambeliane sans y être autorisé. La cité-état, sise au flanc d'un volcan qui semble être de type "hawaïen multichambres" (d'après ma compétence Vulcanologie niveau 1), profite en effet de son isolement géographique pour pratiquer une politique d'immigration très choisie, et l'arrivée de l'artiste rebelle met un bon coup de pied dans la fourmilière. En quelques jours, Djeeb s'offre le luxe d'ébranler les institutions, les rapports entre grandes familles, le coeur de ces dames et jusqu'à la ville elle-même. Fallait pas lui interdire d'entrer.

Du point de vue de l'écriture, la langue très fleurie s'accorde à la personnalité du héros. Les descriptions sont dosées juste comme il faut, le rythme soutenu mais pas effréné, l'unique scène de fesses éhontément mangée par une ellipse entre deux chapitres (bouuuuh !) et la fin agréablement épique (et colégram... pardon, c'était plus fort que moi). Ça reste un petit roman, peut-être un peu trop linéaire, mais pour une fois qu'on a un héros de fantasy qui ne sauverait pas le monde si on le lui demandait, et qui d'ailleurs, ce coup-ci, fait plus de mal que de bien sans qu'on ait envie de le haïr, on ne boudera pas notre plaisir.

Je ne partirais peut-être pas en vacances avec Djeeb Scoriolis (que voulez-vous, je tiens à la vie), mais Djeeb l'Encourseur partira en vacances avec moi.


Djeeb le Chanceur
Un roman de Laurent Gidon
Éditions Mnémos
19,50 euros

vendredi 9 juillet 2010

Les cadeaux

J'ai dû me séparer de ces dessins puisqu'ils ont été faits pour d'autres personnes, mais je les ai photographiés avant de les offrir, pour qu'il en reste quelque chose près de moi.
Je suis une grande sentimentale.

Esteban Viracocha et Circé Gandhor, futurs personnages de fond de case de Freaks' Squeele, pour Calliopé qui est la créatrice de Circé (moi-même étant la maman d'Esteban).

Beaucoup plus bêtes et déviants, les défis Yaoi !

À noter : mon tour à Japan Expo m'a un peu décomplexée par rapport à mes compétences en dessin. En effet, bien que clairement dans la fourchette basse des talents (ce qui est logique, je suis une écrivaillonneuse qui dessine, pas une vraie dessineuse pure encre), je n'étais pas la pire illustratrice du festival.

jeudi 8 juillet 2010

Groaa !

Petites dédicaces sur la BD auto-éditée "Duel", par Ukyo et Noë (deux garçons talentueux qui se sont fait plaisir avec ce simple affrontement largement improvisé et totalement foutraque).

Noë : "Bakoo m'a crié GROAA dans les oreilles toute la journée, alors puisque tu connais Bakoo, tu as droit à la dédicace qui va avec."

Ukyo : "J'ai pas d'idée..."
Moi : "Un zombie ninja ? Un pirate vampire !"
Ukyo : "Bof."
Moi : "Sinon, il y a toujours la bonne vieille poêle à frire..."

mardi 6 juillet 2010

Le choc des extrêmes

Quand on a un peu de temps à tuer et envie d'une grosse bêtise, parfois, on pousse un peu plus loin le concept de "ninja contre pirate".
C'est juste n'importe quoi, en fait.


À part ça, je ne serais pas contre des volontaires pour relire rapidement une nouvelle plus ou moins fantastique que je souhaite finaliser d'ici dix jours maximum.
De préférence des gens dont j'ai déjà le mail, ce sera plus facile.

lundi 5 juillet 2010

Japan Expo : ils ont "free"...

Cette année, la nuée de Free Hugs a drainé dans son sillage des Free Kiss, Free Sex, Free Death...
Un jeune vampire proposait même des Free Bites un rien tendancieuses quand on est francophone, fatigué, et donc susceptible de lire de travers.

Quand l'épuisement s'en mêle, ça finit toujours par partir en vrille.
Stéphane a ses "free machins", dont il fera ce qu'il voudra. Voici les miens :

samedi 3 juillet 2010

Dans la série "même pas honte"...

... enfin si, un peu.
Tout à l'heure, quelqu'un a eu le malheur de nous demander s'il était possible de faire des fanarts de One Piece.
Malaise.
Non seulement nous ne sommes pas hyper calés en chara-design Odaïen (et Sammael encore moins que moi, d'ailleurs), mais en plus, l'idée nous plaisait moyennement. Dans l'hypothèse où la personne reviendrait, nous nous sommes donc appliqués à dévoyer le pauvre Luffy.

Ça donne des trucs pas franchement catholiques, au final.

À part ça, apparemment, la tendance à Japan Expo, c'est de faire deux fois plus de ventes le samedi que les jours qui précèdent. Nous sommes sans doute les seuls glandus à avoir vendu deux fois moins.

vendredi 2 juillet 2010

Ambiance gothic lolita

Inspiré par les demoiselles qui arpentent à longueur de journée les allées de la Japan Expo (et fait sur place, bien entendu).

jeudi 1 juillet 2010

En direct (ou presque) de Japan Expo

C'est une tradition, une vieille charte ou quelque chose comme ça : quand commence Japan Expo, il faut que l'événement s'assortisse d'une canicule qui rend l'expérience pénible à tout le monde. Je connaissais le principe en tant que visiteur. Maintenant, je peux dire qu'en tant qu'exposant, la seule chose qui est vraiment plus confortable, c'est qu'on ne fait presque pas la queue à l'entrée.
Pour le reste, il fait aussi chaud, il y a autant de monde, et on passe son temps à espérer que des gens vont s'arrêter.

Heureusement, entre gens qui se connaissent un peu, on discute, on plaisante. Et l'un dans l'autre, on passe plutôt une bonne journée.

Didjou, encore trois comme ça !
Pire, trois jours avec encore plus de monde qu'aujourd'hui !
Bon, ben... dodo.