jeudi 29 décembre 2011

La Marque du Fléau (Roland Vartogue)

Dernière chronique littéraire de l'année avec le volume final d'une trilogie bien sympathique : la Fortune de l'Orbiviate.


Roland Vartogue, alias Romain et Nicolas, est l'inventeur du monde de l'Orbiviate : une terre maudite suite à un affront fait aux dieux par les hommes (oui, les dieux ont un caractère de chiottes, ça va se confirmer dans ce troisième tome), livrée à l'entropie et qui se remodèle en permanence. Impossible d'y vivre, sauf à stabiliser par la prière des zones réduites autour des villes et des routes. Certaines personnes, dites "cartographes", sentent les changements et peuvent donc s'aventurer sur les Terres Éphémères. D'autres, en s'engageant à servir un dieu, se voient accorder une part de son pouvoir. Et puis il y a Joris Méria, capable d'invoquer n'importe lequel des pouvoirs divins.
Après deux expéditions mouvementées narrées dans L'Offrande Secrète et La Tribu Bannie, Joris a enfin retrouvé une vie plus ou moins calme, auprès de ses amis Perval, Darien et Magla.
C'est donc reparti pour l'aventure, une dernière fois. Non pas une quête organisée par le clergé, mais un défi bien plus personnel, au terme duquel la jeune femme apprendra enfin à quoi on la destine (réponse variant selon la nature du "on").

mardi 27 décembre 2011

2011, un bilan littéraire

L'année s'achève sur la parution de mon premier roman.
Forcément, c'est encourageant. Suivant l'accueil de l'ouvrage, ça peut lancer l'envol de ma bibliographie ou bien en signer l'arrêt de mort (quoique dans la micro-édition, on ne soit pas trop dans un univers impitoyable où une mévente grille définitivement un auteur).

Cette année, donc, j'ai vu se publier un roman et une nouvelle. En nombre de textes, ça fait peu. En masse de texte, c'est plus que les années précédentes (sur une base de "un Gigahertz = une dizaine de nouvelles"). Et puis en fait, on s'en fiche un peu. Qui ira tirer des statistiques sur un nombre de signes et en déduire quoi que ce soit ?
D'autant qu'en parallèle de ce qui sort, il y a le travail invisible, tout ce qui n'est pas (encore) édité.

En 2011, pour la première fois depuis 2006, je n'ai terminé aucun premier jet de roman. En revanche, j'ai deux fois 324000 signes de posés, deux textes bien avancés, donc, à finir prochainement.
Dans le même laps de temps, j'ai écrit trois nouvelles et quelques poèmes, et travaillé sur de nombreux textes, aussi bien des nouvelles que des romans, dont les premiers jets étaient déjà sur mon disque dur. Tout le temps que j'ai consacré à des corrections, extensions, retours de bêta et directions littéraires n'a pas pu aller dans l'écriture de nouveaux textes. C'est normal.

samedi 24 décembre 2011

L'heure des marrons

Dinde ou pas, huîtres ou escargots, ici c'est chapon-foie gras.
Profitez bien, où que vous soyez.


vendredi 23 décembre 2011

Flash-fic du jour : le Musée

Les défis de flash-fiction (et non pas de slash-fiction, bande de petits pervers) de l'ami Éric sont toujours un plaisir pour s'aérer les neurones.
Voici donc l'image qu'il nous proposait cette fois-ci pour écrire n'importe quoi en cinq minutes :


Chez moi, ça a donné ceci :

lundi 19 décembre 2011

La fille qui rétrécit

Et blouf, Mali fut victime d'un sort de rétrécissement.
Heureusement, même en version de poche, un barde fonctionne toujours à plein régime.


samedi 17 décembre 2011

Aguas Calientes (Piments & Muscade n°14)

Cette fois encore, ma contribution à ce nouvel opus du fanzine aura été minime. J'en suis fière quand même, parce qu'il est beau et bon !
Livré la semaine prochaine avec son petit ruban décoratif noué à la main, Aguas Calientes réchauffera joliment les alentours du sapin.


Couverture de XxxSo

Bienvenue dans le centre de bien-être l'Armoire aux Épices. Niché au cœur d'un cadre naturel, vous y découvrirez un véritable havre de paix. Laissez-vous bercer par nos masseurs professionnels pour une harmonie parfaite entre le corps et l'esprit. Sublimez votre corps par les soins troglodytes : nos prêtresses des baumes vous ouvrent leurs sources souterraines pour des bains de plaisir.
À votre écoute et votre entière disposition, notre équipe vous propose des prestations haut de gamme afin de vous accompagner sur le chemin de la plénitude.

Au sommaire :

Pile ou face, de Laëtitia Genetay
Perles d’écume, de Cléo Muceignet
À fleur de peau, d’Agnès Marot
Au bonheur des Dames, de Marie-Anne Cleden et Cindy Van Wilder
L’élégante et le Pilote, de Cécile Delacour

Avec des illustrations d'Erwin Pale et XxxSo

jeudi 15 décembre 2011

Crobard'time : Irini

Irini Bortéol, alias "le personnage secondaire du roman en cours qui est devenu un personnage principal et qui va me coller au train jusqu'à la fin de l'intrigue, mais ce n'est pas grave parce que je l'aime beaucoup".
Donc voilà, le crobard ne rend absolument pas justice à Irini telle que je la vois, mais c'est souvent le cas. J'ai du mal à saisir mes personnages du premier coup.


dimanche 11 décembre 2011

Collector

Voilà une dédicace qui va faire des envieux : un combat d'escargots entre Timothée Rey et Jeam Tag, le tout sur un exemplaire fraîchement acheté du dernier recueil de Timo, Dans la forêt des astres.


Ça compenserait presque l'état grippal que je me traîne depuis des jours, tiens.

vendredi 9 décembre 2011

Truc à la con du vendredi : Bad Translator

Moi qui aime le polonium, me voilà servie...
Bad Translator traduit de l'anglais vers l'anglais, en effectuant des passes vers des langues aussi diverses que l'arabe, le bulgare ou le chinois. Résultat, on se perd de façon encore plus inexorable dans les traductions obtenues que dans la lecture d'un numéro d'Eros Negro.
En plus, on voit en direct le parcours du texte qui se déroule, avec l'effet "téléphone arabe" progressif... Rien que du bonheur.

Autant vous dire que Bad Translator, c'est mon copain, maintenant.

Comme je n'écris pas des masses de trucs en anglais, je l'ai nourri avec trois phrases issues d'un début de fanfic, qui mettent en scène le "perso original" à sa sortie du boulot.
Admirez l'artiste, ça vaut le détour.

"She left the kitchen where her colleagues would be working the evening shift, and changed out of her brightly coloured uniform and into her own clothes: an off-white blouse with flared sleeves and a dark green velvet vest."
devient :
"Colleagues, night service and changes and their vivid colours in the kitchen, dark green Silk shirt jackets, burning."

"She pulled her dark brown ponytail over her shoulder and brought its tip to her nose: yes, her hair reeked of overheated oil."
devient :
"Squid bonitil site hands and he grew up in Cape Town: hot oil rikid him."

"When you had to choose between starving to death and serving at a counter in a ridiculous outfit, you tended to swallow your pride, or at least some of it, in a matter of days."
devient :
"If you choose to starve, ridiculous and tend to swallow a human pride, or at least part of their time."

C'est plein d'une poésie inattendue, en fait ! Surtout quand le personnage, qui n'est même pas d'origine terrienne, se voit attribuer une enfance en Afrique du Sud.
Bref, je kiffe.

mercredi 7 décembre 2011

Vous reprendrez bien un peu de Squeele ?

Le label 619 d'Ankama vient de dévoiler la couverture du cinquième tome de Freaks' Squeele, intitulé Nanorigines.
Une fois de plus, du grand art de la part de l'ami Florent Maudoux (je veux avoir la classe comme Xiong Mao !).


Un bonheur en entraînant un autre, la date prévisionnelle de sortie coïncide pile-poil avec mon anniversaire, à croire que c'est fait exprès !
Pour les réfractaires au noir et blanc, le tome 1 ressort à la même date, tout en couleurs cette fois. Je ne sais pas encore si mon fangirlisme suffira à me le faire racheter.

lundi 5 décembre 2011

Pénombres n°5

Et voilà, la présentation du numéro 5 de Chanel du fanzine Pénombres est fin prête, en vue de sa sortie officielle ce samedi à Sèvres. Ça tombe bien, Sèvres, j'y serai moi aussi !
Viendez nombreux, les gens !

Pour rappel, la parution du fanzine est gelée jusqu'à nouvel ordre pour des raisons de trésorerie. C'est donc le dernier opus avant longtemps.

Avis aux explorateurs des cités de minuit, de l'occulte contemporain et des féeries urbaines, le Pénombres n°5 va très bientôt paraître!
Le lancement est prévu à l'occasion des huitièmes Rencontres de l'Imaginaire de Sèvres, ce samedi 10 décembre. Qui nous aime pourra nous y retrouver! Autrement, il reste la commande par correspondance…
Et pour vous faire déjà une idée de ce nouveau, voici une chronique en avant-première! Merci à Yozone et à l'aimable et rapide François Schnebelen!

Image

Pénombres est un fanzine à parution semestrielle, édité par l'association Transition. Vous y trouverez des nouvelles, des poèmes, des articles, des BD et des illustrations, libres pour certains, à thématique pour d'autres.

Ce cinquième opus est rythmé par les tic-tac angoissants du temps qui passe. Les ombres de la vieillesse, les terreurs de la mortalité – ce qui sépare les femmes et les hommes de leurs divinités, ce qui fonde leur humanité – dansent sur une musique monocorde. Mettez un doigt dans ces Horloges et Engrenages, et vous serez tout entier entraîné dans la mécanique de ces récits!
  • Le doute est partie prenante et tension prégnante de ce récit dans lequel Ophélie Bruneau sème des vis et autres rouages à travers une maison tranquille. Rodolphe s'interroge: pourquoi sa femme se montre-t-elle si perdue, si changée ces derniers temps? La réponse se trouvera, entre autres, grâce à Une roue dentée sur l'oreiller
  • Alexandre s'ennuie ferme: ses parents l'ont envoyé chez sa grand-tante pour les vacances. Là-bas, ni jeux vidéo, ni Internet, le désert numérique complet. Alors Alexandre s'amuse comme il le peut, dans les rues de la bonne ville de Périgueux, et ses pérégrinations deviennent vite beaucoup plus intéressantes lorsqu'il dégote une montre étrange qui commande au temps. Pour nous, Sylvain Lasjuilliarias crée Une explosion de soleil bleu!
  • Intermède poétique sur le temps qui file et que certains êtres peuvent arrêter pour eux-mêmes, mais aussi pour autrui. Le héros de Thomas Spok, quant à lui, s'interroge sur le prix à payer dans ce mystérieux Pacte.
  • La vieille horloge, majestueuse Comtoise, est au centre de l'attention de la famille que nous peint Magali Couzigou. Ses aiguilles ne sont pas en cause: il faut chercher l'explication de cet intense intérêt dans les cylindres de cuivre qui tournent dessous le cadran, dans un bien triste Compte à rebours
  • Walter est horloger, le meilleur du pays. Hélas, il se distingue du commun des mortels par une seconde exception: une maladie étrange nommée "prosopagnosie". Philippe Deniel, à la poursuite de ce mystérieux Successeur, nous fait courir de révélation en révélation au côté d'un personnage curieux, mais moins cependant que ceux qui le poursuivent!
  • Dans un hangar désaffecté, un étudiant en cinéma et sa sœur tentent tant bien que mal de tourner un remake de Frankenstein façon Le Réveil du cyborg. Néanmoins, alors que les prises s'enchaînent, les écrous et roues dentées se placent un peu trop bien dans cette fausse mécanique. "Fausse", vraiment? Blanche Saint-Roch nous présente une nouvelle aventure de sa célèbre Isadora aux multiples identités.
Et en prose libre:
  • Nous retrouvons avec plaisir Marthe Machorowski qui change radicalement de décor pour ce Comme un boomerang. Rues sans charme d'un quartier parisien et dimension de poche sont le lot de ses deux héroïnes, en prise avec une vitrine de petites fées pour le moins… explosive!
Découvrez les illustrations d'Anne-So Deligny, Didizuka, Delphine Gueniffey, Cécile Guillot, Kaléa, Miss Gizmo, Terryjil et Yohan Vasse!

Et, de nouveau, la mythippologue Tsaag Valren vous présentera l'une de ses créatures de légende : le Tangie, d'île et d'écume.

Pénombres 5 – Format A5 – 68 pages, dont 3 couleurs, couverture couleur, dos carré – 4,90 €
Pour toute commande: projet.transition "le rond base" free.fr ou suivre les indications du forum.
(Frais de port: 1,80 €; possibilité de recevoir le fanzine en mains propres lors des salons et des RdV Transitionnels)

vendredi 2 décembre 2011

Cinq questions à... ma pomme

Mon charmant éditeur m'a posé des questions indiscrètes et a mis le tout en ligne.
Si des curieux veulent savoir quel dessin animé m'inspire, si j'ai prévu de donner une suite à mon premier roman ou pourquoi je ne me suis pas lancée dans la lecture de l'intégrale d'Asimov, voilà des éléments de réponse.


Allez, la prochaine fois, l'interview viendra peut-être d'une personne n'ayant aucune communauté d'intérêts avec bibi... On croise les doigts.

jeudi 1 décembre 2011

Le chant des Psychomorphes (Laurent Whale)

Laurent Whale, c'est un chapeau, un sourire, et souvent un t-shirt aux couleurs des pirates écossais d'Alestorm. Quand on convoque son image sous forme de vision mentale, il apparaît généralement un bon mot à la bouche et une bière à la main. Il a remporté le prix Rosny Aîné 2011 et il le valait bien.
Alors quand son premier roman sort en poche, il me le faut, forcément.


Eul' résumé :
Zéar ne réside pas souvent dans son appartement de Novo-Pétersbourg, puisque son métier l'amène à effectuer ses tâches administratives z'et fiscales un peu partout dans la galaxie. Pourtant, c'est lors d'un de ses retours à la maison qu'une rencontre imprévue, un accident de la route et une patrouille malintentionnée lui tombent dessus. Heureusement, Zéar est sportif et débrouillard. Le coup monté qui aurait dû l'envoyer en prison fait de lui un fugitif.
Entraîné dans ses rêves de lendemains qui chantent par le jeune et charismatique Tingal, Zéar n'a pas fini de courir. Il ne manquerait plus qu'il tombe amoureux !