jeudi 31 mars 2011

WIP, suite

Non, ça n'avance pas super vite. J'en suis encore à poser les aplats.


Le problème, c'est qu'il est plus de 23h et que j'ai encore quelques contingences bassement matérielles à régler. Ça n'aide pas à être efficace, ni créatif, d'ailleurs.

mercredi 30 mars 2011

WIP, bobo les yeux

J'ai les yeux super secs en ce moment, et souvent du mal à faire le point.
Autant dire que m'esquinter les mirettes sur une colo n'était pas forcément l'activité la mieux adaptée à mon état.
Tant pis.
Détail ne donnant accès à rien de plus explicite.

À ce stade, j'en ai encore pour au moins deux soirées avant d'obtenir un rendu potable.

lundi 28 mars 2011

Loupiote

Après trois jours de congés posés un peu hâtivement et toujours pas régularisés par l'administration (merci mesdames, je savais que je pouvais compter sur vous), le retour au bureau s'est fait en douceur puisqu'aujourd'hui, j'étais en formation.
Or, qui dit formation dit...


Crobard.
S'il y en a un ou deux qui suivent, c'est bien, ils gagnent un point Oph.
Bref, voici un personnage minuscule (sept centimètres environ) fait très vite à la pointe du Bic. Ça explose moins les rétines que mon TP de Javascript, croyez-moi.


dimanche 27 mars 2011

Playlist

Ça a été une drôle de semaine.
Hommages, attentions, courses, coups de fil au curé, condoléances en pagaille, et bien sûr la cérémonie, pour laquelle chacun a donné son maximum. J'espère que le résultat était celui que méritait Belle-Maman, dont chacun a salué le courage et la générosité.

Et moi, pendant tous ces jours, j'ai eu trois chansons qui m'ont tourné dans la tête. Psys, amusez-vous avec ça :
Adele – Rolling in the deep
Dragonland – Too late for sorrow
Starmania – Les uns contre les autres

lundi 21 mars 2011

Un crabe en son sein

Les mots sont mes amis, les mots sont mon refuge. Pourtant, il est des circonstances où ils s'avèrent insuffisants.
Laissez-moi toutefois essayer, vous qui aimez tant lire.
Si nous en sommes là, c'est à cause de ce beau jour d'octobre où, cédant à mes hormones autant qu'à la fatigue, je m'effondrai dans les bras d'un charmant garçon qui se trouvait être votre fils. Pour lui comme pour moi, il s'agissait d'une aventure d'un soir. Au mieux d'une amourette étudiante. Je n'ai donc fait votre connaissance que plus tard, lorsqu'il est devenu clair qu'il y avait entre lui et moi autre chose qu'une envie passagère de faire couette commune et des choses dessous.
D'aucuns en témoigneront : en règle générale, je n'aime pas vouvoyer les gens. Cela induit une distance qui ne me plaît guère. Et pourtant, en treize ans, jamais je n'ai pu vous dire "tu".

Si nous en sommes là... Mais où en sommes-nous exactement ?
Je pourrais parler pendant des heures de votre fils que j'aime éperdument, du reste de votre famille qui est un peu la mienne, sans compter les deux oursons qui constituent désormais la meilleure synthèse au monde entre ma famille et la vôtre. Je pourrais rappeler que vous avez su m'accepter, malgré mes défauts qui vous gênaient parfois. Ainsi, vous n'avez jamais caché que vous me trouviez paresseuse. Qui vous en voudrait ? Je reconnais bien volontiers qu'au nombre de mes péchés capitaux, la paresse n'est pas le moindre. De même, vous n'appréciez que modérément mes bizarreries, mes goûts vestimentaires et musicaux notamment, dans lesquels j'ai partiellement entraîné votre fils chéri. Mais votre porte me reste ouverte, et votre sourire tout autant.
Oui, je pourrais en noircir encore de nombreux paragraphes, mais à quoi bon ? Vous savez déjà tout cela. Quant au reste du monde, cela ne l'intéresse pas.

Je n'ai jamais été capable d'écrire une nouvelle à chute. La suite ne surprendra donc personne.
Sur ces treize années, en cumulé, vous aurez passé quatre ans à lutter contre la maladie. Plus fort et avec plus de moral que n'importe qui d'autre. Au nom de cette envie de vivre, vous avez supporté des souffrances inimaginables, qui vous laissaient vidée de votre énergie mais alimentaient cet espoir de voir au-delà, les enfants qui grandissent, la saison prochaine, ou juste d'entendre un chant d'oiseau. Jusqu'au bout, vous aurez refusé d'abandonner les thérapies épuisantes au profit d'un traitement palliatif. Hospitalisée en urgence, vous parliez encore de reprendre une chimiothérapie dès que vous iriez mieux...
Où s'arrête le courage, où commence le déni ? Peu importe. Sachez que je vous admire.
Que je tremble d'avance, aussi, devant le sourire de ma petite fille blonde dont le visage ressemble tant au vôtre, à l'idée qu'elle a peut-être hérité d'un "mauvais" gène et qu'un jour elle pourrait, à son tour, héberger un crabe en son sein.

Ce soir, je retiens mes larmes à m'en faire mal, parce qu'il y a dans mes bras un homme au cœur déchiré qui a besoin que je sois forte pour lui. Les mots, certes, sont insuffisants pour dire à quel point plus rien ne sera pareil. Mais ces mots, pardonnez-moi, sont tout ce que j'ai.

Adieu, belle-maman.

dimanche 20 mars 2011

To beard or not to beard


Qu'on ne se méprenne pas : j'aime mon Nours barbu. Mais c'est agréable de changer un peu de texture à l'occasion (de mec aussi ? euh... joker). Et pour le coup, Valérian avait vraiment la peau douce. Rrrr...
En revanche, mauvaise nouvelle pour les capillophiles : son camarade Legolas ne travaille plus chez nous. Finies les séances de matage en douce à la cantine.

vendredi 18 mars 2011

Truc à la con du vendredi : Marie-Suzette est dans la place

J'aime bien ce nom, Marie-Suzette. C'est une scribouillarde américaine inconnue au bataillon qui a décidé de traduire "Mary Sue" en français. J'ignore encore pourquoi, mais c'était bien trouvé.
Bref.
Marie-Suzette, c'est le personnage dans lequel on a trop mis. Trop de pouvoirs, trop de clichés, trop de sens cachés, trop de soi-même. Dans les cas extrêmes, c'est ni plus ni moins qu'un avatar fortement idéalisé de l'auteur qui défouraille balrogs et dragons d'une seule main, emballe tout le monde, mais n'oublie pas d'avoir de stupides angoisses d'adolescente comme si elle n'était qu'une lycéenne ordinaire. Car dans la plupart des cas, ne nous leurrons pas, Marie-Suzette, c'est une fille. Et son auteur aussi, du coup.

Le problème du test de Mary Sue le plus connu est qu'il dérive d'un questionnaire à l'usage des fanfiqueurs de la série Gargoyles. Bref, il se focalise beaucoup sur les pouvoirs surnaturels des personnages et contient par ailleurs quelques points discutables. Je ne vous fais pas la critique détaillée, d'autres s'y sont attaqués avant moi, avec un talent et des arguments que je ne prétends pas égaler.

Voici donc, moins connu mais plus polyvalent, un autre questionnaire : The Writer's Mary Sue Test.
Les habitués de l'autre test ne seront pas dépaysés puisqu'il y a beaucoup de critères en commun. Néanmoins, je le trouve mieux organisé avec ses sections par thème, et parfois mieux tourné dans la formulation des questions.

Le résultat ? C'est là que ça devient intéressant.
Le score est récapitulé section par section, avec un libellé amusant pour évaluer le niveau. Et le tout s'accompagne d'un paragraphe résumant la note globale.

mardi 15 mars 2011

Le fanart du jour : (not) killing Kilari

Entre autres monstruosités, Poussin regarde à l'occasion un dessin animé intitulé Kilari, d'après le prénom de son héroïne, Kilari Tsukishima.

L'histoire se veut un conte de fées racontant comment une adolescente ordinaire (elle a perdu sa mère, son père a l'air d'avoir 25 ans à tout casser, et elle reste d'une minceur impeccable tout en se goinfrant de viande de boeuf et de sucreries, mais modulo tout ça, elle est normale) devient une grande star à force de culot et de travail. Success story, vous aussi, les filles, vous pouvez y arriver, tout ça.
En pratique, la série pose un regard enthousiaste et pas critique pour deux sous sur le monde de l'usine à célébrités telle qu'elle fonctionne au Japon. À croire que c'est giga-top-cool d'être une vedette jetable, corvéable à merci et susceptible de retomber dans l'anonymat du jour au lendemain. Sans compter que, bien entendu, l'héroïne est une cruche maladroite qui ne fait tout ça que pour une seule motivation : l'amûûûr.
Ajoutez-y un style graphique absolument gerbatoire : sans exagérer, les yeux de Kilari bouffent à eux seuls les deux tiers de son visage (en hauteur). Quant à sa bestiole, j'ai longtemps cru que c'était une chaussette savante avant d'apprendre au détour d'un dialogue qu'il s'agissait d'un chat.

En gros, il y a deux choses que je ne trouve pas moisies dans la série : l'adaptation française est soignée, avec des chansons très correctement traduites et interprétées. De plus, la troisième saison abandonne l'animation traditionnelle, mais bien qu'on soit passé à la 3D, le rendu est identique à celui des saisons précédentes. On ne comprend le truc que lors des scènes de chorégraphies, montées avec plus d'effets tape-à-l'œil pour profiter du procédé.
Et c'est tout.

Alors, pourquoi un fanart ?


Parce que j'avais envie de tenter le coup, justement. De reprendre à mon compte un chara-design en le passant à la moulinette de mon propre style de dessin, histoire de voir ce que ça donnait.
Résultat : la frange croisée et les couleurs ont beau y être, ça m'étonnerait qu'un fan de Kilari reconnaisse le personnage.

M'en fiche, je me suis bien amusée.

lundi 14 mars 2011

Les dossiers secrets de Harry Dickson, tome 2 (Brice Tarvel)

Brice Tarvel persiste et signe !
Ses aventures inédites du "Sherlock Holmes américain" ont ainsi connu un deuxième tome chez Malpertuis. La recette est simple : on prend les mêmes et on recommence.


Pour rappel, Harry Dickson est à l'origine une décalque de Sherlock Holmes, qui ne diffère de l'original que par quelques menus détails (sa nationalité américaine, notamment). À part ça, il habite tout pareil le 221b Baker Street, une Mrs Crown remplit à la casserole près le rôle de Mrs Hudson, et Lestrade s'appelle Goodfield sans autre changement notable. Le seul qui ne relève pas du copier-coller, c'est Tom Wills, la vingtaine, apprenti détective au cœur d'artichaut, sans cesse débordant d'admiration béate envers celui qu'il appelle "Maître" avec des petites fleurs dans la voix. Si vous trouvez que le duo Holmes/Watson est une mine de Ho Yay, c'est que vous n'avez pas vu Dickson/Wills en action.
Le personnage de Harry Dickson et son petit monde étant tombés dans le domaine public, n'importe qui peut écrire de nouvelles aventures du grand détective, dont Brice Tarvel qui ne s'en est pas privé.

vendredi 11 mars 2011

Truc à la con du vendredi : oh les filles !

Il paraît que les personnages féminins sont rarement aussi étoffés que les personnages masculins. C'est ce qu'on dit, hein, je me contente de le répéter. En pratique, si je le constate facilement dans certains pastiches de type Harry Dickson où la personnalité de la femme la mieux développée tient sur un emballage de Carambar, ça me saute beaucoup moins aux yeux dans mes autres lectures.

Le site Overthinking it a diffusé en 2010 un graphique comparatif des archétypes de personnages féminins.
On commence en haut avec cinq questions, le but étant de déterminer si le personnage est bien construit et détaillé. Si ce n'est pas le cas, on attaque les quatre nuages : "méchante", "romantique", "en équipe" ou "autre", suivant les options.
Évidemment, ça ne devient drôle que si on décide qu'on a foiré son personnage. Dans ce cas, on oublie la rangée du haut et on saute direct à la question "gentille ou méchante".

J'ai obtenu les archétypes suivants pour mes héroïnes :
  • Shania Artemisia (Gigahertz) : Sweet nerd
  • Lya Carlottini (Gigahertz) : Tomboy
  • Diane Adam (Diane) : "Strong" female character
  • Geneviève Jeanne (Les Deux Reines) : Mary Sue (alors qu'elle n'émarge qu'à 11 au test de Mary Sue)
  • Rima Joubel (Dans l'ombre des Droits) : Mama Bear
  • Bodmaëlle Galliep (FD2R) : Damsel in Distress
  • Célia de Rannetaud (Ouroboros) : Girl Hitler
  • Nolwenn Vautier (180) : Sassmouth

jeudi 10 mars 2011

La Nuit Excentrique 7 (19-20 mars)

Si vous faites partie des chanceux ou des acharnés qui ont réussi à obtenir leur sésame pour la septième Nuit Excentrique, alors nous aurons la joie de rire aux mêmes blagues graveleuses et de roupiller à quelques fauteuils de distance.
La Nuit Excentrique, c'est tous les ans à la Cinémathèque Française, salle Henri Langlois. L'événement est organisé en partenariat avec Nanarland, et cette année encore, les places sont parties hier en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire. J'en profite, c'est la dernière fois que j'habite aussi près de Paris.


Quatre films au programme :

Suède, enfer et paradis
(Svezia, inferno e paradiso) de Luigi Scattini Italie/1968/90’/VF/35mm Avec la voix de Jean Topart.
Un mondo qui décrit avec force plans nichons les moeurs libérées des Suédois.

Le Lac des morts-vivants
de J.A. Lazer (Jean Rollin) France-Espagne/1981/90’/35mm Avec Howard Vernon, Pierre-Marie Escourrou, Anouchka.
Que dire de plus, sinon "Promizoulin !!!"

Les Barbarians
(The Barbarians & Co) de Ruggero Deodato Etats-Unis-Italie/1987/87’/VF/35mm Avec George Eastman, Michael Berryman, Peter & David Paul.
À l'heure où les têtes commencent à dodeliner, de l'action chevelue avec ce film de fantasy joyeusement déjanté.

Clash of the Ninjas
de Godfrey Ho Hong Kong/1986/90’/VF/35mm Avec Eddie Chan, Bernie Junker, Joe Redner.
Un petit 2-en-1 de Tonton Godfrey pour finir la nuit en beauté.

... et bien sûr, des extraits, des bandes-annonces, des jeux et des croissants.

Pour ceux qui n'auraient pas de ticket mais qui voudraient profiter de l'ambiance survoltée de la Nuit Excentrique, il y aura un pique-nique des terroirs tout l'après-midi du 19 mars au parc de Bercy, à proximité de la Cinémathèque. J'y avais participé l'an dernier, et ma Poussinette de quinze mois s'était goinfrée de Saint-Nectaire en guise de goûter.

lundi 7 mars 2011

Présumé coupable (Isabelle Guso)

En tant que bavarde invétérée du Môland, je ne pouvais décemment pas passer à côté de la novella d'Isa, sortie en 2010 et qui a fait pas mal de bruit dans le petit milieu qu'on appelle habituellement "fandom SFFF".
Dont acte.


Cardiologue français en instance de divorce, il a tout plaqué pour chercher au Japon le remède à ses souffrances. Car cet homme apparemment bien sous tous rapports doit cacher ce qu'il est, ce qu'il aime, sous peine de perdre l'estime d'autrui. Aux yeux de ceux qui savent, en effet, quels que soient ses efforts pour rester du bon côté de la ligne, il sera toujours présumé coupable.

dimanche 6 mars 2011

Ze bilan, encore

J'ai bien failli ne jamais aller au festival Zone Franche, mais finalement, ça s'est à peu près bien goupillé. J'ai dit "à peu près", ne serait-ce qu'en référence au gros lourdingue qui m'a draguée avec la finesse d'un char Leclerc sur tout le trajet entre la gare RER et la salle Léo Ferré, alors que j'avais Poussin avec moi. J'ai bien cru que jamais je ne me débarrasserais de sa (pourtant pas si sale) trombine.
Bref.
Du monde, il y en avait, et du beau ! Du coup, je n'ai pas pu consacrer à chacun le temps qu'il méritait. Plus ça change et plus c'est pareil.

Faute d'avoir de superbes anecdotes à raconter, je passe donc par la case "écriture".
  • Contrairement à ce que je pensais, il y aura probablement une troisième bêta pour FD2R. J'aimerais entre autres l'avis de quelqu'un qui a déjà lu une version antérieure pour un retour rapide, y a-t-il un volontaire ?
  • En parallèle à mes révisions, j'ai commencé l'écriture du prochain roman, avec des personnages déjà vus dans deux nouvelles. Au programme, un mystérieux vaisseau spatial et une ligne temporelle un peu perturbée, pour une relecture toute personnelle d'une chanson "pas traditionnelle mais presque".
  • Avec tout ça, honte, honte, je ne suis pas encore revenue sur les deux nouvelles parties (et revenues) de bêta-lecture dernièrement. Je m'y remettrai quand j'aurai des ressources cérébrales disponibles : j'ai du mal à gérer plus d'une écriture et une correction dans la même journée.

Côté édition, l'association des Chantiers Imaginaires a annoncé dans le sujet qui va bien la liste des nouvelles retenues pour leur anthologie de fantasy consacrée aux licornes. Mon choix d'approche, consistant à raconter l'histoire du point de vue d'un personnage qui ne sait pas ce qu'est une licorne (et donc à ne pas écrire une seule fois le mot de toute la nouvelle), s'est avéré payant puisque mon texte fait partie du lot.
Néanmoins, les nombreux soucis que l'association a eus dans la vraie vie comme sur le Web (le dernier en date étant une attaque virale dans leurs données) rendent ce projet fragile. Pour l'instant, nul ne peut donc promettre de date de sortie.
Stay tuned.

jeudi 3 mars 2011

La baguette de chez nous

Je me demande encore comment on fait des baguettes de filles.


Une autre interprétation possible, c'est que "Larry ne pensait qu'à sa Oph de fille". Personne n'y avait pensé, à celle-là, sur Nanarland.

mardi 1 mars 2011

Exploit sportif

Ça se passe de commentaires...

Ou pas.
Pour ceux qui se poseraient la question : oui, ça va mieux. J'espère ne pas enchaîner sur encore autre chose, parce que là, les maladies, y'en a marre.