vendredi 29 juillet 2011

Truc à la con du vendredi : Étienne Lantier et les verbes faibles

Quand on travaille ses textes avec des bêta-lecteurs, on apprend vite à identifier des bêtes noires stylistiques.
Par exemple :
  • Les formes en -ment, des adverbes, en général. Il y a ceux qui en tolèrent un toutes les trois-quatre phrases, ceux qui les tiennent pour des abominations, et un large spectre entre les deux.
  • Les verbes dits "faibles", qui souffrent d'un sens trop général et sans doute aussi d'un usage oral trop courant. Outre les auxiliaires être et avoir, on compte dans cette catégorie des classiques comme mettre, aller... et surtout faire. Tant pis pour toutes les expressions efficaces basées sur ces verbes.
  • Les phrases longues. Il paraît que ça nuit au rythme et à la compréhension. Moi qui ai tendance à considérer qu'en-dessous des deux subordonnées, une phrase n'en est pas une, on me tronçonne beaucoup et j'avoue que ça me gonfle.
  • La conjonction "mais". Trop facile, trop oral, enfin je crois.
  • Les répétitions. Sans commentaire, ça se comprend tout seul.
La liste ci-dessus ne prétend pas à l'exhaustivité, mais elle fait plus ou moins l'unanimité parmi les habitués de la bêta-lecture et/ou de la direction littéraire.
S'il est vrai que l'abus ou le cumul de ces points dénote à coup sûr un style faible, en revanche, je ne pense pas qu'il faille ériger leur traque en règle absolue. En partie pour sauver mes phrases longues, mais pas que. J'estime surtout qu'il vaut mieux lever le nez un cran au-dessus du mot que l'on renifle, et s'intéresser avant tout à la fluidité et à la musique des phrases. Si une proposition coule toute seule avec un "mais" et un "faire", peut-être deviendra-t-elle plus laborieuse quand on l'aura remaniée en "toutefois" et "accomplir", par exemple.

mercredi 27 juillet 2011

Le formateur aimait les cravates Snoopy

C'est en tout cas la conclusion à laquelle je suis parvenue en retrouvant ce dessin dans mes vieux documents de formation. J'ai juste flouté le nom de l'entreprise.


lundi 25 juillet 2011

Epsilon, la réponse

Je suis déçue, presque personne n'a voulu jouer (ou alors, la ressemblance vous est passée au-dessus de la tête, c'est possible aussi).
Deux options s'offraient alors :
  1. Assumer les conséquences de cet échec et me retirer de la vie bloguesque.
  2. Mettre la réponse en évidence.
Dans la mesure où mon égo a besoin de l'espace d'expression que constitue le présent blog, j'avoue que je n'ai pas hésité longtemps. J'ai donc concocté une petite analyse du crobard.

vendredi 22 juillet 2011

Exclamation !

Le principe de la dénonce kunu est désormais connu : en cliquant sur l'aperçu ci-dessous, vous admettez que vous avez l'âge de voir de la nudité en dessin (dont les points les plus stratégiques sont cachés par des éléments judicieusement disposés).
Aujourd'hui, c'est un magazine qui en fait un peu trop.

mercredi 20 juillet 2011

Blast from the past : Epsilon (et question)

En rangeant des documents en vue du déménagement à venir, opération qui a d'ailleurs mené nombre d'entre eux à la benne à papiers, j'ai trouvé de nombreuses esquisses. La plupart me font sourire avec le recul. En effet, si mes progrès dans le dessin des visages ne sont pas spectaculaires, en revanche, mes corps ont gagné en naturel ces dernières années, à défaut de réalisme.

Ce croquis rapide, daté d'octobre-novembre 2000, n'est vraiment pas terrible d'un point de vue technique. Même le fait que je l'aie torché en deux temps trois mouvements au cours d'une formation n'excuse rien.
Plus précisément, il s'agit d'une étude pour un personnage nommé Epsilon, que je n'ai jamais finalisé et encore moins utilisé. Mais j'ai scanné le dessin quand même.


La raison, c'est qu'elle me fait beaucoup penser à un autre personnage de fiction, qui n'est pas du tout de moi et dont la première apparition remonte à 2008.
C'est moi qui ai trop fumé la moquette, ou bien... ?

On va déjà voir si quelqu'un devine à qui je pense.

mardi 19 juillet 2011

Mruf ?

Vacances, j'oublie tout...
Enfin, moi, je travaille encore pendant quelques semaines, et je déménage, donc les congés serviront à aménager la maison et le jardin, pas à partir tout oublier au bord d'une piscine. Bref, les ouacances, autant dire que c'est un concept qui me passe pas mal au-dessus de la tête pour l'instant.
Ce n'en est pas moins l'occasion de tirer quelques bilans sur l'année littéraire écoulée.

Voici donc que le très estimé site ActuSF publie une liste intitulée "Des livres qui nous ont tapé dans l'œil en 2010/2011".

J'assume mon inculture crasse et mon rythme de lecture digne d'un escargot sous Valium : je n'ai lu que deux de ces ouvrages. Un troisième, Rêves de Gloire de Roland C. Wagner, est toujours dans ma pile à lire. Et puis c'est tout.
Enfin, presque.
Le truc, voyez-vous, c'est que les deux livres que j'ai lus dans la liste ne m'ont pas spécialement tapé dans l'œil, à moi.

Loup, y es-tu ?, je ne l'ai même pas fini, ce qui est rarissime de ma part. Quand j'ouvre un livre, c'est pour le lire jusqu'au bout. Sauf que là, j'ai lâché vers le premier tiers, je crois, écœurée par la perfection physique des protagonistes autant que par leur absence de personnalité.

Llorona on the rocks, en revanche, je l'ai terminé sans souffrir en route. Je lui ai juste trouvé de faux airs d'un téléfilm polar/action de deuxième partie de soirée, période "Hollywood Nights". Ça bouge, pas le temps de s'ennuyer, mais malgré un fond très documenté, l'histoire elle-même ne cassait pas la baraque. Linéaire, prévisible... et là encore, des héros au physique trop parfait pour être honnête.

Hé, amis auteurs !
Moi aussi, j'aime bien que mes personnages soient beaux et charismatiques. Seulement, faudrait voir à ne pas produire des clones, hein. J'en ai un peu ras la casquette des héroïnes toutes sorties d'un moule "1m75, mince, athlétique, longues jambes, longs doigts, visage d'ange et poitrine à damner un saint".

Bon, bref.
Ne pas avoir le même avis que tel ou tel site de chroniques, j'ai l'habitude. Le fait est que je m'attendrais à être plutôt meilleur public qu'eux...
Vous croyez que je deviens blasée ?
Snob ?
Chiante ?
Alors qu'au fond, mes bafouilles à moi ne valent pas mieux ?

dimanche 17 juillet 2011

Blast from the past / Fanart du jour

Du haut de ce petit dessin au Bic (le papier ligné donne l'échelle), dix ans nous contemplent. Pas un de moins.
Ça fiche un coup de vieux, quelque part.


Cette jeune fille à la chevelure tout en dégradé est Régeane, à la fois cousine de Charlemagne et louve-garou, héroïne des romans d'Alice Borchardt (la grande sœur d'Anne Rice).
Les bouquins en question gagneraient à ressortir de nos jours, parce que c'est de la bit-lit historique qui tomberait parfaitement dans l'air du temps, je crois. En ce qui me concerne, après avoir lu les deux premiers tomes de la trilogie, j'ai omis de me procurer le troisième, parce que c'était vraiment too much.

vendredi 15 juillet 2011

Le Trash Pack (Guillaume Suzanne et Zariel)

Oui, je sais que le Trash Pack est épuisé depuis peu et qu'il faut désormais se procurer à l'unité les livres qui le composent. Mais non, j'vous jure, ce n'est pas pour faire bisquer le monde que je le chronique ici.
Il n'empêche que, moi, je l'ai.
Nananère.


Dans le Trash Pack, on retrouve trois livres : deux novellas de Guillaume Suzanne, Les poubelles pleurent aussi et Les poubelles pleurent toujours, ainsi qu'un ouvrage réalisé en collaboration avec l'illustrateur Zariel, Le Guide de la Poubelle galactique.

mercredi 13 juillet 2011

Poussinette et les vérités (1)

Il y a des choses dont l'évidence ne nous frappe même pas, tant elle fait partie de notre notion du réel. Des choses qu'un jour, pourtant, un enfant nous oblige à formuler, moins par son innocence que par son entêtement à enchaîner les bêtises.
Par exemple...


mardi 12 juillet 2011

Et la GARH pompait, pompait...

Foin de cachotteries, il faudra aborder ce sujet un jour ou l'autre : la Nours family déménage dans deux semaines. Appartement en terres écarlates vendu au profit d'une maison en bout d'impasse calme, en terre à peine moins rouge.
Bref.
À cette occasion, il faut bien déclarer le changement d'adresse à une foultitude d'institutions plus ou moins nobles.

J'ai donc rempli deux formulaires (papier) à l'attention de mon cher service de Gestion Administrative des Ressources Humaines : un pour signaler mon changement d'adresse, un autre pour poser deux jours de congé déménagement.
Aujourd'hui, l'on me demande gentiment d'y adjoindre un troisième, pour la mise à jour des frais de transport.

Dans un premier temps, je tente de noyer le poisson en indiquant que j'ai répondu à l'enquête annuelle par formulaire intranet. La gestionnaire me répond qu'il y a quand même un formulaire individuel à remplir.
J'entends bien : l'enquête générale est close au 31 juillet. Le résultat sera donc chargé dans le système sous forme de fichier global, courant août, sans doute en vue d'une mise à jour sur la paie de septembre. Or, dans mon cas, c'est dès le mois de juillet que la GARH souhaite appliquer la modification.
Je remplis donc le fichier sur mon ordinateur, y inclus ma signature dûment scannée au préalable, exporte le tout en PDF et renvoie le résultat par mail.
La réponse :
"Merci, mais il faudra quand même nous envoyer l'original par courrier interne."

Euh ?
Elle tient donc à ce point à faire bosser le service courrier, la madame ?
Parce que bon, à part ralentir et alourdir la procédure (et me forcer à imprimer un papier qui était pourtant très beau sous sa forme numérique), je ne vois pas à quoi ça sert, là.

Le professeur Shadoko a encore de beaux jours devant lui.

vendredi 8 juillet 2011

Truc à la con du vendredi : le plan en sept parties

En matière d'écriture comme de pas mal de choses, je suis capable d'adopter deux attitudes face aux recettes toutes faites :
  1. Les rejeter en bloc, parce que je n'aime pas qu'on m'impose une structure.
  2. Les suivre, mais en les adaptant à ma sauce.
Bref, les méthodes d'écriture, j'ai du mal.
J'ai essayé la méthode du flocon, censément constituée de dix étapes dont la dernière est facultative. J'ai lâché à six et demi parce que je n'en pouvais plus.
Autant dire que me conformer aux règles des trois actes, des quatre boîtes, de la dramaturgie, même pas en rêve. Chez moi, un document de préparation, c'est un fichier texte pour une nouvelle (quand il existe), un fichier Word pour un roman (parce que les sauts de page et le gras, c'est pratique au-delà d'un certain volume), dans lequel je jette mes idées sans ordre précis, et qui peut se contredire lui-même parce que je n'efface pas les anciennes hypothèses au fur et à mesure que je les remplace.
Le résultat empile joyeusement les profils de personnages, les événements, des extraits de recherches (pouvant concerner des sujets aussi divers que les loups, le kung-fu Shaolin du nord ou la campagne de Norvège de la Seconde Guerre Mondiale), des blagues ou des dialogues que je tiens à caser... Bref, c'est un foutoir complet, mais c'est mon foutoir, et moi, je m'y retrouve.

Au final, le seul semblant de structure dans lequel j'aime ranger tous ces éléments juste avant de lancer la rédaction, c'est le plan en sept parties.

jeudi 7 juillet 2011

Join the union side (we have cookies)

J'aime bien Monsieur Cégété, mais il faut avouer qu'après la distribution de tracts vécue tout à l'heure dans le couloir, il ne peut pas s'aligner.


mardi 5 juillet 2011

Le fanart du jour : Camille

Une vision personnelle de la charmante (ou pas) pochetronne du club Diogène.


lundi 4 juillet 2011

La Mort et quelques amis s'invitent chez le club Diogène (Jérôme Sorre et Stéphane Mouret)

Mes sept décadents préférés sont de retour, et ô joie, ils n'ont ni perdu en insolence, ni gagné en altruisme.


Le Maréchal, Fédor, Lison, D'Orville, Vayec, Franklin, Camille. Sept individus qui n'auraient jamais dû se connaître.
Le mystérieux Monsieur, riche, influent et pas tout à fait humain, met à leur disposition la suite 52 d'un hôtel miteux où ils sont libres d'aller tromper leur ennui comme bon leur semble, à deux conditions essentielles : ne rien chercher à savoir de la "vraie vie" des autres, et répondre à ses convocations lorsqu'il leur en envoie.