mercredi 31 mars 2010

Mission chanson

Qui dit RTT ne dit pas forcément repos.
En pratique, j'ai bossé plusieurs heures avec John "POC" Lang pour obtenir quelques malheureuses minutes de rushes, précieuses néanmoins car destinées à s'insérer dans les projets en cours du Naheulband. Bref, surveillez Penofchaos.com, il se pourrait qu'il y ait un peu de ma voix dans la prochaine chanson qui sortira (en version gratuite ou payante, je n'en sais rien).

Bref, on n'aura peut-être pas de pichets, mais on fera avancer la cause.

Et je suis crevée. Peut-être parce que j'ai conduit les 2h30 aller-retour et que je n'ai pas l'habitude.

lundi 29 mars 2010

Et je bosse

Si si si.
Mais c'est loin d'être fini, et je manque un peu de courage en ce moment. Alors on se contentera de ça pour ce soir.



La bonne nouvelle, c'est que les deux qui avaient failli s'étriper à la dernière réunion technique se sont revus dans l'intervalle pour mettre les choses au clair. Maintenant, ils se tutoient et sont copains comme cochons.
Je n'aurai plus à compter les points dans des bagarres dignes d'une cour de récré. Cool.

dimanche 28 mars 2010

La tribu bannie (Roland Vartogue)



Attention, ceci est un tome 2.

Inutile de tourner autour du pot : la Fortune de l'Orbiviate est bien partie pour compter comme une de mes séries de fantasy préférées. Dans un monde dont l'originalité est d'être en mutation constante, aux mains d'une douzaine de dieux capricieux répartis en deux factions ennemies (telle est du moins la croyance des habitants), quelques jeunes gens sont peu à peu happés par un destin à la fois grandiose et finalement peu enviable.

Dans le tome précédent, on avait fait la connaissance d'un certain nombre de personnages dont certains reviennent ici : Joris Méria, dotée d'étonnants pouvoirs et couvée depuis toujours par de nombreux prêtres ; Magla Gélanne, sa cousine, courageuse et volontaire, mais souvent écartée de l'action car ne disposant pas de compétences essentielles ; Perval Taros, prodigieusement crétin quoique capable de tout faire avec ses mains, et impliqué dans l'action bien que ne disposant pas (en apparence) de compétences essentielles ; Darien Saphrone, combattant de génie qui déteste tuer ; et le père Héral Calad, Formateur de Qaôzer, qui commande à tous les métaux mais surtout aux alliages ferreux.
Après avoir exploré les Terres Éphémères aux paysages sans cesse changeants et avoir fait une découverte capitale en manquant plusieurs fois d'y laisser leur peau, ces braves héros repartent donc, parce que sinon, il n'y aurait pas de livre. Mais cette fois, ils sont à la recherche d'une autre équipe d'explorateurs capturée par un mystérieux peuple qui, horreur ! semble ne pas avoir la même religion qu'eux.
Évidemment, la pauvre Magla est larguée à mi-chemin, histoire de laisser sa cousine au cœur d'un triangle amoureux à haut risque.
Et la grande nouveauté, c'est qu'autour de cette nouvelle mission dans les Terres Éphémères, ça complote dans tous les sens.

Comme le précédent, ce nouvel opus est dense (500 pages écrites en tout petit) mais pas bourratif pour autant.

J'ai beaucoup aimé...
L'ambiance, la folie des Terres Éphémères, Perval (je veux faire partie de son fan-club), l'écriture efficace qui embarque le lecteur, les interrogations soulevées par l'interaction entre le roman et les nouvelles disponibles sur Orbiviate.com, le fait que certains concluent enfin, les retournements même si j'en ai vu venir beaucoup, bref, j'ai aimé le bouquin, que ça se sache.

J'ai moins aimé...
Magla encore mise de côté, Joris beaucoup trop à l'aise dans ses baskets d'Émissaire (voyez le mal qu'a un type comme Ben Sisko pour accepter son rôle dans Deep Space 9), la rencontre avec les Kinjalis seulement aux deux tiers du bouquin, la vision sans nuance de la culture kinjalie, certaines scènes qui ont l'air d'être là seulement parce que les Rolands se sont dit "bon, là, il faut qu'on mette une scène d'action".

Et puis de toute façon, pour moi, c'est clair (au vu des références historiques mentionnées par Rosh) : le Vétorbe, en fait, c'est une pierre incandescente.

Allez, bonne lecture !


La tribu bannie (la Fortune de l'Orbiviate, tome 2)
Roland Vartogue
Éditions des Mille Saisons
23 euros

jeudi 25 mars 2010

Petit dessin comme ça en passant

N'a pas été nécessaire pour meubler le dernier Piments & Muscade.
Reste du coup montrable sans délai.
Youpi.
Hips.



Ce soir, chez Oph, c'est... soirée Bourgogne.

mardi 23 mars 2010

Les fanzines fleurissent au printemps

Ça y est, le temps est au beau, les oiseaux gazouillent, et voilà que nos associations nous sortent de beaux fanzines littéraires tout chauds.

Du côté de l'Armoire aux Épices, les mythes égyptiens sont à l'honneur.


Couverture Stéphane Sabourin

L'Égypte antique, avec ses mythes incroyablement riches et sa vie rythmée par la religion, alimente les fantasmes du monde moderne. N'écoutant que leurs désirs, nos auteurs ont ramené de Thèbes, de Tanis ou d'Alexandrie des récits brûlants comme le désert et troubles comme le Nil.
Piments & Muscade vous invite à défier le destin et à contempler le visage caché des dieux.

Sommaire

Les amants de Tanis, d’Ophélie Bruneau
Pour l’amour d’Hathor, de Jennifer Flajolet-Toubas
Souvenirs d’Egypte, de Laëtitia Genetay
Osiris, mon amour, de Frédéric Nérinckx
Quitte ou double, de Hans Delrue

Avec des illustrations de Cécile Guillot, Erwin Pale, Stéphane Sabourin et Tony Patrick Szabo.


Quant à Sandrine, elle nous sort un Éclats de Rêves athématique au sommaire alléchant (bien qu'il n'y ait pas de bouts d'Oph dedans).


Au sommaire du numéro 18 d'Éclats de Rêves, vous trouverez des revenants, des monstres dans les ombres, mais aussi des extra-terrestres amateurs de biniou, un créateur de génie et des enfants perdus :

• Carrefour de la Dame blanche, de Florent Liau
• Le "la" naturel, d'Oliver Gechter
• Les saules, de Frédéric Durand
• Vertige, de Livia Galeazzi
• Le monde au bord du rêve, de Nicholas Eustache
• Corps et biens, de Nicolas Liau

Illustration de couverture signée Stéphanie Peltier, illustrations intérieures par Anilori, LNA, Stéphanie Peltier et Timothée Rey.


Un seul mot d'ordre : lisez !

lundi 22 mars 2010

Instantanés du bureau de vote

Rappel du contexte : en Île-de-France, lors du vote d'hier, les deux listes en présence étaient une liste de gauche (bulletins rouges) et une liste de droite (bulletins bleus).
C'est dans des scrutins comme ça qu'on voit qu'Ivry la Rouge n'a pas usurpé son surnom.

jeudi 18 mars 2010

Hé, manus !



Sous vos yeux ébahis, mesdames et messieurs, six exemplaires d'un manuscrit de roman de 150 pages se préparent à partir chez des éditeurs à travers toute la France.
Dans la foulée, des exemplaires électroniques, donc moins coûteux, prendront bientôt le chemin des boîtes à mails d'autres éditeurs, un peu plus "à la page", si j'ose dire.

Hier soir, j'ai fait de la reliure intensive tout en regardant deux épisodes de Torchwood, ce qui a donné des scènes assez curieuses puisque j'ai l'habitude, lorsque je suis seule, de causer aux personnages en anglais.

When the hell will you... -SHCLAC- ... kiss the damn guy! -SHCLAC-

Des fois, je me dis que c'est moi qu'il faudrait filmer.

mercredi 17 mars 2010

La vie d'aventurier

Attention, les choses sérieuses commencent : la promo officielle du tome 3 des Arcanes de Naheulbeuk, aux éditions Clair de Lune, est lancée.
L'album s'intitule donc La vie d'aventurier. Il est signé Lang, Audrand, Oph, Jahan, Zaz au scénario, Poinsot au dessin et Sabater à la couleur, il sort demain (18 mars 2010) et nous avons reçu le visuel de couverture définitif aujourd'hui.

Le voici donc. Vous pouvez cliquer pour voir l'image en plus grand.



It's promo time, baby.

lundi 15 mars 2010

Hors cible (2)

Quand je disais que je me sens souvent "hors cible" ces temps-ci...
Et encore, j'ai un troisième moment du genre sous le coude, à dessiner quand j'en aurai le temps.


vendredi 12 mars 2010

Crobard time : Nolwenn

Je n'ai jamais autant bossé que depuis que je suis à temps partiel. Aujourd'hui, par exemple, réunions à rallonge toute la journée.
Quand j'ai commencé à avoir des visions d'Horatio Caine lors de la démo de l'onglet "espace expert", j'ai lâché l'affaire et crobardé rapidement au Bic le portrait d'un personnage de la nouvelle dont j'essaie en ce moment de définir l'intrigue.

Pour faire court, son prénom est Nolwenn mais son nom n'est pas Leroy, elle est responsable d'une unité d'enquêteurs de choc, passionnée par les exoplanètes, et je me suis un peu trop lâchée sur les cheveux : elle en a une épaisseur plus raisonnable, normalement.


Taille réelle, pas besoin de cliquer.

Pourquoi c'est-y donc qu'elle pense en anglais ?
Avant tout parce que la phrase m'est venue dans cette langue. Mais j'ai moyen de me raccrocher aux branches et de le justifier par rapport à sa fiche de personnage, donc je n'ai pas cherché à traduire en français : dans ma tête, tout est cohérent.

Enfin, comme dit Pierpoljak, "j'me comprends moi-même". C'est déjà ça.

jeudi 11 mars 2010

Hors cible (1)

Il m'arrive assez souvent, et peut-être même un peu plus ces derniers temps, de me rendre compte que certains messages ou procédés n'ont pas sur moi les effets escomptés. Comme si j'avais un temps de décalage avec le public "normal".
Je crois que je ne suis tout simplement pas le cœur de cible, à ces instants-là.

Voici donc un premier moment "hors cible". Je pense qu'il y en aura d'autres.


(cliquez sur le détail pour avoir le fin mot de l'histoire)

J'en profite pour vous recommander 69, l'anthologie SFQ parue chez ActuSF - les 3 Souhaits, et dont est tiré le texte.
Et aussi pour vous donner ce petit lien vidéo (à ne surtout pas utiliser si vous êtes mineur ou impressionnable).

mardi 9 mars 2010

Le chérisseur de têtes et autres pacotilles



Paris, 1871.
Le dénommé "Monsieur", comme beaucoup de monde, a ses lubies, en plus mystérieux parce que Monsieur n'est pas n'importe qui. Et sa grande lubie à lui, c'est de réunir régulièrement dans un hôtel à moitié en ruine un groupe de sept personnes, recrutées par ses soins et qu'il remplace dès qu'il y en a une qui déserte ou, le plus souvent, décède. Ce microcosme a pour nom Club Diogène, pour but la chasse à l'ennui par tous les moyens, politiquement incorrects si possibles, et pour règle principale l'interdiction de parler de sa "vraie" vie. Chacun se voit attribuer un surnom à son arrivée. C'est le seul nom sous lequel les autres le connaîtront.

Ce premier tome des aventures du Club Diogène regroupe onze nouvelles, qui ont pour héros, si l'on peut dire, les sept membres en activité dans la période 1871-1877.
En trois adjectifs et autant d'adverbes : carrément dégueulasses, positivement décadents, délicieusement méprisables.
Le Maréchal est un vieux cochon, D'Orville est vulgaire, Fédor aime la tripaille, Lison ne dit jamais non, Camille taquine la fée verte, Vayec noie sa dépression dans le stupre et Franklin est un geek avant l'heure. Bref, il n'y en a pas un pour rattraper l'autre. Égoïstes, méchants, fourbes, prêts à toutes les vilénies pour se distraire.
Et au final, on les aime bien quand même.

Face à eux, des tueurs en série qu'ils poursuivent non par souci de sauver des gens, mais pour le plaisir de la chasse. Des créatures d'outre-tombe aux desseins encore moins clairs que les leurs. Des aliénés dont les excès les rassurent quant à leur propre santé mentale. Parfois même, des adversaires plus forts qu'eux.

J'ai passé un excellent moment avec ce premier tome d'une série que ses auteurs, Stéphane Mouret et Jérôme Sorre, souhaitent mener au bout des sept tomes qu'ils ont planifiés. Leur but est d'amener leurs héros, ou au moins une partie d'entre eux, car il est clair que tous ne survivront pas si longtemps, aux portes de la Grande Guerre. Autant dire clairement que s'ils y vont, je les suivrai.
L'écriture pastiche avec une belle réussite les vrais classiques de la fin du dix-neuvième siècle, ce qui explique la présence du livre dans la collection Absinthes, Éthers, Opiums dédiée à cette période. Après avoir lu du Paul Féval il n'y a pas si longtemps, je n'étais pas dépaysée.

Bref, y'a bon !


Le chérisseur de têtes et autres pacotilles
(Le Club Diogène, 1871-1877)
par Jérôme Sorre et Stéphane Mouret
Éditions Malpertuis
18 euros

lundi 8 mars 2010

Le fanart du jour : Bloom pète un câble

Entre autres habitudes inexplicables, Poussin aime regarder les Winx.
Ce qui me gêne n'est pas qu'un garçon aime un truc pour les filles. Je ne suis pas rétrograde à ce point. Je serais même plutôt fière de mon fils, capable de dépasser le conditionnement de brutos que lui impose la société, tout ça, s'il n'avait pas précisément choisi là un candidat sérieux au titre de "dessin animé le plus laid du monde", fait avec les pieds par des stagiaires sous-payés, et champion du monde des images 3D mal intégrées.
Sans compter qu'il s'agit des aventures d'une bande de cruches superficielles entichées de bellâtres fadasses, où c'est la fin du monde si une horrible malédiction vient à vous affliger d'un tour de taille supérieur à votre tour de tête (au lieu de vous dire que ce n'est pas l'apparence qui compte, les copines affronteront mille morts pour vous rendre votre taille de guêpe), et où les seuls personnages vaguement stylés sont immanquablement des méchants.

Ça valait bien le coup de relooker Bloom en punkette soft. Et encore, elle mérite pire.



Un jour peut-être, je vous ferai Stella la blondasse en version gothique.

vendredi 5 mars 2010

Que la Farce soit avec toi !

J'aime quand on me prouve que je ne suis pas la seule à avoir un humour complètement pourri.

mercredi 3 mars 2010

Cascade, crayon et apparitions semi-spectrales

Non, ce n'est pas tout nouveau. Mais ce n'est pas super ancien non plus.
Et ça meublera parfaitement en attendant que j'aie des notes plus palpitantes à écrire ou à dessiner.

lundi 1 mars 2010

Les trois nombres du jour

5
J'ai imprimé cinq exemplaires du manuscrit que je m'apprête à lancer dans le grand bain de la tentative d'édition. Il m'en manque encore un, puisque six des éditeurs que je vise demandent un manuscrit papier.

90%
C'est mon taux d'activité à compter d'aujourd'hui. Un temps partiel très relatif, obtenu rapidement grâce à l'invocation spéciale "mana-mana-mana congé parental", et qui sert simplement à officialiser le fait que depuis que mon bureau a déménagé en plein centre de Paris, je n'arrive plus à faire les horaires normaux d'un temps plein. Mon planning n'a pas vraiment changé.
La rémunération passe à 90% aussi, il n'y a pas de miracle. Je vais pleurer à la prochaine paie.

18/03
Le doute reste permis tant qu'aucune confirmation officielle ne m'est parvenue, mais le tome 3 des Arcanes de Naheulbeuk, aux éditions Clair de Lune, est annoncé à peu près partout pour le 18 mars prochain.
Comme j'en ai marre de garder ça pour moi, je l'annonce : je suis coscénariste sur cet album.

Ça ne suffira pas à compenser financièrement mon passage à 90%, mais ce n'est pas l'argent qui m'intéresse. Je vois surtout que cette publication, dûment mentionnée dans les lettres d'accompagnement, donnera peut-être une chance supplémentaire au manuscrit mentionné ci-dessus. "Tout est dans tout et réciproquement", dixit Thomas.

Sneak preview, toute petite parce que "si mon éditeur voit ça", lalala :



Tous droits réservés Clair de Lune/Lang/Poinsot/Audrand/Jahan/Zaz/moi-même.