C'est ma faute : en parlant d'étendre l'acronyme à l'acrostiche dans les commentaires de ma précédente note, je me suis auto-lancé un défi sans le faire exprès.
L'élément déclencheur a été une prise de conscience subite : avec mon prénom et mon nom, il y a pile-poil de quoi monter un sonnet. C'est d'ailleurs aussi le cas de Poussinette, qui cumule cette amusante particularité avec le signe du 666 (ses trois prénoms comptent six lettres chacun).
Bref, je me suis acrostichée en alexandrins. Faut être maso, quand même.
On me voit au matin, des cernes sous les yeux,
Ployant sous le fardeau de tâches quotidiennes
Hélas incompressibles, qui toujours reviennent
Écorner un peu plus un temps rare et précieux.
Les heures de bureau, les enfants, la maison,
Immuables jalons d'une vie ordinaire,
Engendrent néanmoins mon monde imaginaire :
Blog, nouvelles, romans, fanzines de saison.
Réalité banale et fictions exotiques :
Une dichotomie somme toute classique,
N'en déplaise aux tenants de l'artiste absolu.
Entre ma cellulite et toutes mes gueulantes,
Allons bon, je n'ai rien d'une nymphe envoûtante :
Une femme, peut-être jolie, rien de plus.














